Résumé : Au XXIVème siècle, l’humanité colonise la Galaxie, lentement mais sûrement. Dotée d’une biotechnologie performante (les nantis peuvent ressusciter en transférant leurs données mémorielles dans des clones), elle ne maîtrise pourtant pas le voyage interstellaire, progressant plutôt par le biais de « trous de vers » : les colons s’installent ainsi sur d’autres planètes sans avoir à voyager pendant des décennies.
Cependant, l’occultation totale et brutale d’une étoile lointaine, qui ne peut qu’être le fait d’une technologie étrangère encore plus avancée, engendre de nombreuses inquiétudes : on décide donc d’y dépêcher un vaisseau, même si cette opération extrêmement coûteuse fait grincer les dents de certains extrémistes, qui y voient une manipulation occulte.
Entre actes de sabotage terroristes et enquête policière sur un meurtre étrange, la construction du vaisseau se poursuit néanmoins. Mais que vont-ils trouver là-bas ?
Avec l’Étoile de Pandore, Peter F. Hamilton nous refait le coup de l’Aube de la Nuit, sa précédente saga : on aura droit à plusieurs tomes conséquents dans lesquels on suivra en parallèle les aventures d’Ozzie, le multimilliardaire co-inventeur des trous de vers, en train de chercher un moyen de communiquer avec une étrange race d’extraterrestres elfiques ; l’exploration spatiale de l’étoile qu’une force terrifiante a enfermée dans un cocon d'énergie incommensurable ; et l’enquête de la sublime Paula Myo cherchant à mettre la main sur l’insaisissable chef des « Gardiens de l’Individualité ».

Dans la plus pure tradition du space-opera mais sans la grâce et l’élégance de Dan Simmons dans Hypérion, Hamilton installe son sujet colossal avec savoir-faire et un style très accessible malgré les néologismes inévitables et les références scientifiques. C’est souvent captivant, surtout quand on est amateur de sagas cosmiques très denses.
Le tome 1 pose les bases de l’univers ultra-référencé et de nombreuses questions seront posées, notamment au sujet de l’interaction entre les intrigues parallèles (l’enquête policière semble n’avoir aucune incidence sur le récit).
Très dense, comme c'est généralement le cas avec l'auteur, il s'achève sur un happening rien moins qu'accrocheur.
pour ceux qui n'auraient pas encore fini le tome 1
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L'expédition a donc trouvé une race d'extraterrestres, mais a dû abandonner précipitamment deux de ses membres.
Gros problème : il est fort possible que les ravisseurs puissent, par le biais des captifs, développer eux aussi cette technologie permettant d’effectuer des voyages interstellaires instantanés. Le bel empire humain est donc menacé, son économie se voit contrainte de renforcer ses défenses et de bâtir une flotte dans les délais les plus brefs.
Mais sera-ce suffisant ? D’autant que des terroristes visent à déstabiliser le pouvoir en place (qu’ils accusent d’être corrompu par l’Arpenteur des étoiles) tandis que l’enquêtrice Paula Myo devient persuadée qu’un traître haut-placé réduit tous leurs efforts à néant. En viendrait-elle elle aussi à croire en l’existence de l’Arpenteur, cette taupe chimérique accusée de tous les maux ?
Ce tome 2 en devient plus palpitant, sans doute en raison de la tension résultant de la menace extraterrestre et aussi de la progression de l’enquête policière. Bien entendu, la multiplicité des protagonistes (qui nécessitent deux pages d’index) et des lieux ne facilite pas la lecture, d’autant que la troisième intrigue parallèle, celle où le milliardaire excentrique Ozzie arpente les « Chemins Silfens » qui le conduisent de monde en monde à la recherche d’une solution au problème humain, ne semble guère avancer. Une structure narrative rappelant forcément le Seigneur des Anneaux ou plus près de nous la Roue du Temps.
Mais alors que la saga de l’Aube de la Nuit s’essoufflait assez vite après un début tonitruant, on a droit ici à des révélations distribuées parcimonieusement et qui renforcent l’intérêt, d’autant que les premiers véritables combats spatiaux apportent un spectacle bienvenu. Les lecteurs de Dan Simmons auront reconnu des similitudes avec
Ça reste du space-opera de bonne facture.
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Titre original |
Pandora’s Star, volumes 1 & 2 |
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Auteur |
Peter F. Hamilton |
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Dessins |
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Couverture |
Stephan Martinière |
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Format |
15x23,5 cm |
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Édition |
Bragelonne 2005 |
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Série |
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Collection |
Bragelonne SF |
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Édition originale |
McMillan 2004 |
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Traduction |
Nenad Savic |
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Nombre de pages |
469 et 451 |