Résumé : Steve Rogers est lancé dans une course contre la montre. Il doit déjouer un complot international qui a plongé son ancien partenaire Bucky Barnes, l’actuel Captain America, dans un imbroglio machiavélique. De son côté, Bucky se bat pour survivre dans un goulag russe.
En 2011, alors que se profile l’event massif Fear itself, Brubaker roulait déjà pas mal sa bosse sur la série Captain America. Cela se sent dans la fluidité avec laquelle chacun des événements qui ponctuent les aventures du héros au bouclier semblent couler de source. C’est que notre scénariste attitré s’est longtemps penché sur la psychologie des deux personnages centraux au point que nous, lecteurs, et malgré les inévitables zones d’ombre, sommes certains de les connaître aussi bien que lui.
À l’époque cependant, et pour les lecteurs hexagonaux, ce numéro était sorti alors que Fear itself avait déjà commencé à paraître – créant quelques incohérences narratives liées à un événement majeur du crossover. Nous n'en dirons pas davantage pour ne pas spoiler ceux qui seraient dans la lecture de ces épisodes.
Voilà donc que Bucky, l’ex-partenaire de Cap pendant la Seconde Guerre Mondiale, et actuel porteur du costume du super-soldat américain (ainsi que du bouclier qui complète la panoplie étoilée), se retrouve emprisonné en Russie, le temps d’être jugé pour des crimes qu’il aurait commis alors qu’il travaillait pour les services secrets soviétiques en tant que Soldat de l’Hiver. La défense arguant d’un lavage de cerveau ad hoc, il faudra débattre de la responsabilité de Barnes pendant ces exactions qu’on lui impute.
En attendant, Steve Rogers, reniflant quelque entourloupe, s’épuise dans les bureaux à trouver une parade, et s’agace de ne pouvoir être sur le terrain : homme d’action avant tout, il se sent aussi impuissant qu’inutile à diriger plutôt qu’à combattre ou enquêter. Ce sont donc Natasha Romanova (la Veuve noire) et Sharon Carter qui officieront secrètement pour tenter d’y voir plus clair dans l’imbroglio politique dont Bucky ne semble être qu’une victime – à moins qu’il s’agisse d’un pion dans une entreprise occulte visant à déstabiliser les rapports entre l’Est et l’Ouest…
Je vais m'acheter une île, et écouter le ressac des vagues pendant la fin du monde.
Deux épisodes viennent compléter cet arc très intense, des épisodes qui veulent questionner sur l’opportunité de maintenir un Captain America en poste. L’ensemble est bien écrit, parfois confus, mais la valse des artistes ne permet pas vraiment de s’y passionner (on passe de l’élégance formelle de Deodato – qui débutait sur la série - à des esquisses grossières déformant les visages, puis au style très old school de Guice).
C’est dommage parce que l’intrigue, divisée en trois secteurs (le Goulag proprement dit, où Bucky est forcé de répondre aux exigences iniques de ses gardiens – il a solennellement promis de ne rien tenter avant d’être libéré ; les bureaux où officie Steve Rogers ; l’enquête sournoise menée par les deux femmes citées plus haut), est fort bien menée, ménageant habilement le suspense dans un montage parallèle parfaitement maîtrisé.
Un arc d’importance avant de se plonger dans Fear itself. Une des grandes réussites de l’époque chez Marvel.
|
Titre original |
Captain America : Gulag |
|
Auteur |
Ed Brubaker |
|
Dessins |
Mike Deodato Jr, Butch Guice, Stefano Gaudiano & Chris Samnee |
|
Couverture |
Steve Epting |
|
Format |
comic |
|
Édition |
Panini France 2012 |
|
Série |
Captain America, épisodes 615 à 619 |
|
Collection |
Marvel Stars Hors-série n°2 |
|
Édition originale |
Marvel 2011 |
|
Traduction |
Jérôme Wicky |
|
Nombre de pages |
144 |
/image%2F0926365%2F20261008%2Fob_ef3829_29529ddc7fb57c6c2a0a70fc2c09672ea890e6.png)
Mutations et super-pouvoirs - l'Écho des Mondes lointains
En s'inspirant des récits mythologiques, certains auteurs de SF ont engendré des héros (ou leurs antagonistes) dotés de capacités surhumaines. Si celles-ci s'extrayaient au départ du domaine ...
https://www.ecran-miroir.fr/2026/10/mutations-et-super-pouvoirs.html