Résumé : L'histoire d'un garçon qui souffre de voir sa mère malade, mais également de la récurrence d'un cauchemar qui l'empêche de dormir.
Cette nuit-là, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît, un être aussi vieux que la Terre, réclamant au jeune Conor une chose qu'il se refuse à donner : la vérité. Alors, avant de le laisser affronter son destin, le Monstre décide de revenir régulièrement et de lui raconter trois histoires, à la suite de quoi Conor devra dire la sienne.
Ce livre m'a profondément touché, comme rarement.
Le style particulier, un peu haché, fait de redondances courtes traduisant à merveille les hésitations de la pensée, les doutes et sentiments du narrateur, loin de rebuter, donne de l'intensité, de l'authenticité à ce conte poignant et très fort. Il confère une puissance incroyable aux émotions de l'enfant au cœur de l'ouvrage, oscillant entre deux mondes, cherchant à se raccrocher à ses souvenirs tout en osant (mais à peine) se projeter sur un avenir rien moins qu'incertain.
Les humains sont des animaux compliqués.
Les maladresses apparentes étayent l’émoi de Connor, qui transpire à chaque page, tout comme la peur, l'angoisse, les joies, les frustrations et les peines et surtout cet incroyable amour filial, si extraordinaire et pourtant si commun à tous les enfants du monde. Inspiré ouvertement d’un synopsis de Siobhan Dowd, auteure prometteuse trop tôt disparue, le livre met en lumière le talent incontestable de Patrick Ness pour retranscrire ce qui est à la lisière entre les réalités, pour donner corps aux cauchemars lorsqu’ils s’immiscent dans notre quotidien.
Tu voulais juste la fin de la souffrance. De ta propre souffrance. De ton isolement. C'est le plus humain de tous les souhaits.
Les amateurs de fantastique se régaleront devant les exceptionnelles illustrations de Jim Kay, qui transcendent le récit et l’emportent sur une autre dimension où les spectres d’antan dansent sur le mont Chauve, en une ère où les dieux et les hommes se côtoyaient.
Les royaumes ont les princes qu'ils méritent.
Brillant, émouvant et paradoxalement lumineux.
Le film qui en est tiré parvient par moments à s'approcher de cette grâce éthérée que propage le roman, et mérite d'être vu.
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Titre original |
A monster calls |
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Auteur |
Patrick Ness |
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Dessins |
Jim Kay |
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Couverture |
Jim Kay |
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Format |
16 x 21 cm |
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Édition |
Gallimard Jeunesse 2012 |
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Série |
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Collection |
Le Livre de Poche SF |
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Édition originale |
Walter Books 2011 |
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Traduction |
Bruno Krebs |
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Nombre de pages |
215 |