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l'Ecran Miroir

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Pour ou contre : Mark Millar

Pour ou contre : Mark Millar

Nouveau débat qui a été lancé suite à cette phrase (apparemment) anodine : 

 

Biaze : Millar est très surestimé à mon goût.

 

Mark Millar est un auteur de comics très connu aujourd’hui, qui a participé notamment au succès des séries Marvel Ultimate X-Men et Ultimates et est l’auteur de la mini-série Wanted dont vous avez pu voir l’adaptation au cinéma récemment (voir la chronique du film sur mon blog).

 

NB. Les noms de certains des interlocuteurs vous renverront aux blogs ou sites tenus par ces marvelophiles bienveillants : il suffit de cliquer dessus, vous découvrirez leurs univers respectifs, leur rendrez justice et cela leur fera plaisir.

Retrouvez le précédent débat sur les Illuminati sur ce blog : 1e partie2e partie

Cette seconde partie avait déjà mentionné l’auteur écossais, mais suivons les débats pour en savoir davantage.

 

 

Neault : Millar mériterait à lui seul un débat plus approfondi. Je le déteste pour certains de ses côtés autant que je peux l'aimer parfois.

 

Biaze : Millar, je n'ai pas aimé ses Authority, il a simplement fait de la surenchère derrière Ellis ; Chosen, c'est BEURK avec une fin tirée par les cheveux – il y en a qui n'étaient pas d'accord avec moi mais je reste sur mon point de vue.

Marvel Knights Spider-Man, même pas la peine d'en parler.

Je n'ai pas lu Trouble mais vu le mal que j'en ai entendu, il y a peu de chance que je l'achète.

Ses Ultimates X-Men ne valent pas 5% du travail des premières années Claremont sur Uncanny.

Ses Wolverine sont à la base une idée de Claremont qu'il a recyclée.

Ses Ultimates sont géniaux mais il joue avec des personnages déjà existants, bref il n'est pas à mon sens un créateur comme peut l'être Claremont (moins aujourd'hui), Rucka, Moore, Gaiman, DeMatteis... Plein d'auteurs le valent largement.

 

Matt Murdock : Je n'ai lu que 3 trucs de Millar :


Kick Ass : Excellent !!

Civil War : Bien.

Ultimate X-Men : Bof… (Pas très argumenté, je sais...)


J'ai donc un peu de mal à me faire un avis cet auteur.







 

Vance : Moi j'aime bien Millar, mais davantage sur la forme que sur le fond : il a tendance à surfer sur des vagues porteuses, mais son écriture est plutôt dynamique et il sait manifestement bien se servir des happenings. Cela dit, après un début tonitruant sur Ultimate X-Men, la sauce est bien retombée avec des passages assez fadasses. J'en conclus (peut-être un peu hâtivement) qu'il ne tient pas la longueur. Mais peut-être a-t-il voulu trop en faire. Comparer ce qu'il a fait avec l'œuvre de Claremont n'est pas en sa faveur, c'est sûr, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a su bien lancer la série. Sur Civil War, je l'ai trouvé plus recentré, moins fanfaron et la série est très bonne.

 







Neault
 
: J'ai du mal avec cet auteur. Je vais commencer par ce qui m'agace chez lui : son côté "Alan Moore du pauvre".

Déjà que Moore m'irrite souvent...

Je déteste les scénaristes qui se croient obligés de nous infliger leurs idées (ou parfois, plus souvent, leur absence d'idées) politiques. Surtout lorsqu'elles sont aussi simplistes et caricaturales.

Ce que je reproche à Millar sur Civil War, c'est le manque d'objectivité envers le camp des pro-recensement (ce qui va à l'encontre du but original de la série qui devait faire s'opposer deux camps identiquement "valables").

 

En gros, il nous dit "attention, l'ordre peut virer au fascisme".

 

Outre le fait que cette réflexion ait 60 ans de retard, je la trouve prétentieuse au possible.

Et quand bien même un message plus subtil serait caché là-dedans qu'il n'en resterait pas moins le seul avis de ce pauvre Millar. Je me demande bien d'où vient cette mode qui consiste à penser que pour être un auteur respectable (et respecté), il faille obligatoirement délivrer un message.

[…]

 

Maintenant, le cas Millar n'est pas si simple que ça car, passé ses tics nerveux, il est parfois franchement doué.

Tu as évoqué Trouble, Biaze, est c'est, à mon avis, une lecture très intelligente de la relation Peter Parker/tante May. Le récit était d'ailleurs prévu pour être intégré à la continuité à la base, car s'il est paru en MAX en France, un label existant aussi aux US et étant hors continuité, il a été publié à l'origine en VO sous le label Epic.

Autre exemple, la première saison des Ultimates était franchement réussie, et lui reprocher de jouer avec des persos existants n'a pas grand sens tant d'autres s'y sont déjà collés en se plantant pourtant magistralement (y'a qu'à voir la collection Transatlantique par exemple).

 

Enfin, son Kick-Ass est, pour l'instant, une série prenante et très bien foutue (et c'est une création originale là pour le coup).

Je ne peux pas dire que je sois un fan ou un détracteur absolu du gars. Il est doué mais manque sans doute un peu de bouteille. La comparaison avec Claremont, du coup, est un peu vacharde. Ils ne sont pas partis en même temps dans cette drôle de course. ;o)


Biaze : Ca me fait penser que j'avais oublier son Red Son à Millar où il dénonce le communisme (Camus l'avais déjà fait il y a au moins 60 ans mais les gens préfèrent Sartre - remarquez j'aime les deux mais Camus reste mon auteur préféré).

Millar est un provocateur à 10 balles, il a provoqué avec Authority où le pseudo Captain America critiquait les Français, il a continué avec Ultimates ; sur Marvel Knights Spider-Man, il  disait que les filles de je ne sais plus quelle région américaine étaient des filles faciles...bref dans la bouche de Spider-Man ça sonnait faux...

Derrière des phrases assassines on cache une absence de profondeur du comic. Moore reste le meilleur auteur de comics à l'heure actuelle mais, bien que je le collectionne, je ne suis pas fanatique au point de ne pas voir que tout n'est pas excellentissime !