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Quand je regarde l'écran, l'écran me regarde.

Dans la tête de Dick – 04 : le Dieu venu du Centaure

http://media.librys.fr/livre/98/598-h350.jpgTitre original : the Three Stigmata of Palmer Eldritch


Un livre de Philip K. Dick (1964), éditions Opta 1969, publié chez J’ai Lu.

Traduction : Guy Abadia

 

4e de couverture : Que la Terre, en ce lointain futur, soit chaque jour un peu plus torride – bientôt il faudra fuir la planète ! – c’est là une réalité indubitable. Le doute, en revanche, règne sur l’identité des êtes. Qui est qui ?

Tous drogués, devenus cognitifs et télépathes, les Terriens ne vivent plus que dans le fantasme et l’illusion. Et Leo Bulero qui détient le secret de la « poudre » fait la loi.

Jusqu’au jour où il lui faut affronter Palmer Eldritch, un aventurier interplanétaire revenu du Centaure avec une nouvelle drogue cent fois plus puissante et dangereuse.

Mais qui est ce terrifiant Palmer Eldritch aux yeux artificiels, aux bras mécaniques ? Un magicien fou ? Un dieu ? A mois qu’il ne soit l’Illusion elle-même…

 

Une chronique de Vance

 

D-fi-Dick.jpgLire Dick, même avec une légère préparation, c’est forcément s’exposer 1) à des surprises plus ou moins agréables 2) à des déceptions à la hauteur des précédentes surprises. Mais ça n’est jamais anodin.

L’auteur a enflammé les imaginations des jeunes écrivains français des années 70, qui le statufièrent et s’en inspirèrent ouvertement tout en insufflant dans leurs écrits des notions beaucoup plus ouvertement politiques. Sa manière d’aborder le concept de réalité(s) étayait les interrogations d’illuminés qui s’inquiétaient devant le matérialisme cynique de leur propre civilisation. Mais l’homme n’a pas rédigé que des chefs-d’œuvre incontestables comme le Maître du Haut-Château : il a beaucoup écrit et, si l’on sent dans ses mots une forte influence de Van Vogt, du moins à ses débuts, il a aussi créé des textes sous l’influence de substances illicites. Son écriture devient du coup plus éthérée, voire absconse, au gré de ces mondes adjacents qui s’entrechoquent, de ces réalités qui vacillent et s’émiettent.

Le Dieu venu du Centaure devait s’intercaler dans une sorte de cycle que je m’étais construit (et défait ensuite) qui devait me conduire à Ubik puis à la Trilogie divine – car je ne souhaitais pas aborder ces récits sans une initiation livresque.

En fait, comme je l’ai avoué à Cachou, je crains ces romans. Leur statut me fait peur, leur contenu aussi. Et la crainte se nimbe d’une sorte de jubilation préalable, comme lorsqu’on s’apprête à sauter dans le vide. Eprouver une exaltation immense – et ne plus pouvoir revenir. Ou, du moins, pas intact.

 

CLAP-DonnieLe coin du C.L.A.P. : bien calé dans mon sac à dos, ce livre a voyagé docilement au-dessus de l’Atlantique et des déserts américains. Entamé dans un petit hôtel du Nevada, après une rude journée, poursuivi tout au long du périple devant nous emmener à San Francisco, il s’est achevé en France, sagement et dignement. Vive le format poche et les librairies d’occasion !

 

Le Dieu venu du Centaure est un livre assez déstabilisant, commençant comme une enquête et se poursuivant en une sorte de quête onirique un peu foutraque. A nouveau, Philip K. Dick multiplie les personnages-clefs sans qu’on arrive à véritablement se prendre de passion pour l’un d’entre eux : encore une fois, pas de vrai héros, mais des arrivistes couards, opportunistes ou machiavéliques. Comme dans Loterie solaire, dont il semble assez proche, les personnages féminins sont très mal lotis, on ne relèvera qu’une prévog qui cherche à grimper les échelons de sa société le plus vite possible, une illuminée cherchant sur Mars des ouailles à convertir et une artiste réalisant des poteries originales. Elles n’apparaissent que pour donner un sens au destin d’un individu qu’on pourrait qualifier de héros – mais qui n’en a ni les épaules, ni le comportement. Mayerson, chef du département prévog de Léo Bulero, chargé de déterminer à l’avance l’évolution des marchés, les tendances, mais aussi les conséquences de certains actes décisifs, est cet homme-là. Ses interrogations, ses hésitations, ses pensées intimes rythment le récit de la confrontation attendue entre son chef, sorte de maffieux de la drogue aussi fascinant qu’horripilant, et ce Palmer Eldritch qui, au départ du moins, semble protégé par les Nations-Unies. L’enjeu ? La mainmise sur un marché unique, celui du commerce d’une drogue vaguement tolérée (mais officiellement, bien entendue, interdite) qui permet aux fermiers martiens, travaillant dans des conditions misérables, d’oublier leur ordinaire en s’évadant artificiellement par le biais d’un hallucinogène combiné à… une poupée Barbie. Bulero commercialise les « poupées Pat », modèles en miniature de ce que désirent les clients (splendide appartement, voiture et corps de rêve, vacances dépaysantes, etc.) et vend sous le manteau le D-Liss, grâce auquel chacun peut s’incarner dans un avatar de la poupée, mais un avatar réaliste. La rumeur de l’arrivée de cet Eldritch que personne n’a vu mais que tout le monde connaît bouleverse ce petit monde : Bulero devra le rencontrer pour tirer les choses au clair, c’est inévitable. Mais Eldritch a tout prévu…

C’est ensuite que ça se gâte. On quitte assez abruptement une progression classique pour une séquence en apnée dans une série de va-et-vient entre les réalités. Car la nouvelle drogue, le K-Priss, n’a plus besoin qu’on se focalise sur un objet et brise toutes les barrières, tant sociales que physiques, permettant à chacun de revivre, à l’envi, des scènes de son passé – ou de se projeter dans l’avenir. Toutefois, un détail a son importance : Eldritch est présent dans tous ces fantasmes, présent dans tous ces rêves, ces réalités illusoires. Omniprésent. Tout-puissant, capable de recréer ces univers oniriques et de les plier à sa volonté. Un tel pouvoir est celui d’un dieu, ni plus ni moins. Quand ils s’en rendront compte, Bulero et Mayerson s’en mordront les doigts. Comment échapper à un dieu ? Comment le vaincre ?

Dans cette seconde moitié, on va naviguer dans un futur où la grande confrontation a eu lieu, et dans le passé honteux de Mayerson, désireux de reconquérir sa femme (l’artiste). On va glisser, parfois sans le savoir, dans des mondes éthérés, quelquefois réalistes, quelquefois vides. Eldritch se joue des sens et de la raison de ceux qu’il entraîne dans ses délires, au moins autant que Dick se joue de notre certitude. Au point qu’on ne sache plus ce qu’il désire raconter – ou si, véritablement, il cherchait à raconter, voire à finir son récit.

Le contexte est tout aussi saisissant, mais traité presque par dessus la jambe : une Terre presqu’inhabitable, des opérations chirurgicales capables d’accélérer l’évolution, des extraterrestres aux motifs obscurs… Ce qui aurait pu donner une aventure rocambolesque, ou un véritable space-opéra métaphysique est réduit à une œuvre difficile à jauger, redondante, bavarde et parfois lourde – mais fascinante.

 

Pas aussi ardu ni prenant que le Maître du Haut-Château, pas aussi séduisant, ni (je l’avoue) agréable à lire, mais incontestablement intéressant. Un bon Philip K. Dick.

 

 

Incipit :

 

Barney Mayerson s’éveilla avec un exceptionnel mal de tête dans une chambre inconnue d’un immeuble résidentiel  inconnu. A côté de lui, les couvertures remontées jusqu’à ses épaules lisses et nues, la bouche délicatement entrouverte pour respirer et la tête auréolée d’une cascade de cheveux d’un blanc cotonneux, dormait une fille qu’il ne connaissait pas.

Je vais être en retard, se dit-il en se laissant glisser du lit, luttant pour se maintenir debout, les yeux fermés pour refouler sa nausée. Si cela se trouvait, il était à plusieurs heures de son lieu de travail. Qui sait même s’il n’avait pas quitté les Etats-Unis ? Cependant, il était toujours sur la Terre ; la pesanteur qui le faisait tituber était normale et familière.

Et dans la pièce à côté, posée au pied du sofa, se trouvait la valise également familière, celle de son psychiatre, le Docteur Sourire…

 

Citations :

Chapitre 3, p. 56 : à propos de la consommation de D-Liss.

La législation était formelle sur ce point. L’adultère ne pouvait être prouvé. Des experts de l’ONU sur Mars et les autres colonies s’y étaient essayés… en vain. Pendant toute la durée de la translation, tout était permis : l’inceste, le meurtre, n’importe quoi, en restant du point de vue juridique une simple illusion, un désir sans conséquence.

 

Chapitre 3, p. 62 : idem.

Nous sommes ici pour faire tout ce que nous pouvons pas faire là-bas. Là où nous avons laissé nos corps corruptibles. Et tant que nos combinés resteront en état de fonctionner, tout… (Elle fit un geste en direction de l’océan, puis toucha son corps, incrédule.) Tout ça ne peut pas se défaire, n’est-ce pas ? Nous avons endossé l’immortalité.

 

Chapitre 6, p. 136 : descente de trip.

Tout se volatilisa, comme si l’appareil qui avait servi à la projection s’était trouvé soudainement débranché. Il n’y avait plus autour de lui qu’un vide éclatant, une réverbération éblouissante annonciatrice, se dit-il, de cet épiphénomène auquel on donne le nom de « réalité ».

 

Chapitre 9, p. 187 : slogan du K-Priss.

DIEU PROMET LA VIE ETERNELLE. NOUS,  NOUS LA DISPENSONS.

 

Chapitre 12, pp. 263-264 : Mayerson explique aux paysans martiens ce qu’est cette présence inquiétante qu’on ressent quand on prend du K-Priss.

Cette chose […] a un nom que vous reconnaîtriez si je vous le disais. Bien qu’il soit certain qu’elle ne songerait jamais à se désigner ainsi. C’est nous qui lui avons attribué ce titre. A la suite d’une expérience à distance, étalée sur des milliers d’années. Tôt ou tard, nous devions nous trouver confrontés avec elle. Sans la distance. Ni les années.

-Vous voulez parler de Dieu..  

 

Chapitre 13, p. 266 : discussion à propos d’Eldritch.

Une chose qui vient à nous les bras ouverts et les mains vides, comme tu dis, ne peut pas être Dieu. C’est une créature façonnée par quelque chose de plus grand qu’elle-même, tout comme nous. Dieu n’a pas été façonné, et il ne se pose pas de problèmes.

 

Chapitre 13, p. 270 : idem.

Au lieu de Dieu acceptant de périr pour l’Homme, comme jadis, nous avons vu – l‘espace d’un instant – une puissance… la puissance supérieure demander à l’homme de se sacrifier pour elle.

 

 

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C


Le héros ne sont plus à la mode, il faut maintenant insister sur l'humanité pessimiste. Comme le disait justement Alexander McCall Smith (et Nancy Huston dans une moindre mesure), être
pessimiste, c'est "in", et c'est presque vu négativement dans l'intelligentsia d'aimer les valeurs positives (les héros donc). Cette forme de pessimisme assumé est lourde, parce que si elle met
en avant des vérités (nous agissons égoïstement), elle entraîne aussi un certain culte de l'égotisme (suffit de voir les autofictions qui pullullent, de plus en plus nauséeuses, où c'est à qui
mieux mieux insultera la terre entière).


Ici, je suis en train de lire un livre de James Lovegrove où le personnage principal n'est pas forcément le type le plus "attirant" (pas physiquement, mais dans sa manière d'être) du monde, mais
il a un vrai sens des valeurs. Ca ne va plus trop avec sa femme, mais il n'est pas odieux avec elle pour autant, et quand elle se fait kidnapper avec d'autres femmes par une bande de voyous
(c'est dans un milieu post-apo), il décide d'aller la sauver, parce qu'il sent que c'est ce qu'il doit faire. Pas par égoïsme, pas pour se flatter, mais parce que son sens moral exige de lui
qu'il ne laisse pas cette personne qui a partagé une partie de sa vie et qui est un peu devenue lui dans les mains de ces monstres. Eh bien, je dois dire que ça fait un bien fou de voir un type
agir comme ça.



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V


Comme je te comprends !



C


Et sur le lien entre réalité et "rêveries", au lieu d'approfondir l'analyse sociologique. Oui, en effet, c'est ça.

En fait, ce qui me dérange plus avec le sentiment mystique, c'est que des individus qui pourraient réaliser des choses tout aussi grandes au simple nom du bien de l'humanité ne le font pas. Il
faut qu'il y ait quelque chose en plus. Pourquoi les individus ne peuvent pas déplacer des montagnes juste parce que les prochaines générations pourraient en bénéficier? Pour moi, la religion
fait ressortir cette par d'égoïsme déguisé: j'y crois parce que c'est plus grand que moi et que ça pourrait me faire accéder à une éternité de paix. Mais est-ce qu'il ne serait pas plus logique,
et beau, de dire "je le fais parce que je sais que les générations futures vivront mieux grâce à ça, même si je ne vois pas les bénéfices de mon actions de mon vivant"? C'est justement le
problème de la politique en ce moment: la vision à court terme. Et le summum de la vision à court terme, n'est-ce pas d'agir pour son bien (càd pour gagner le paradis) au lieu du bien des autres
(càd -utopiquement et naïvement, j'exagère exprès- pour faire de l'endroit où l'on est mais où on ne sera plus bientôt un "paradis")?



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V


Oui, c'est tout à fait la limite éthique de ces réalisations grandioses : l'étroitesse des vues et l'égoïsme intrinsèque des buts. Ca rend ces exploits aussi splendides que pathétiques. Mais,
après tout, on sait bien qu'il n'y a guère de héros désintéressés. Et chez Dick (en tout cas pour l'heure), je n'ai pas vu le moindre héros, même au sens le plus large : Mayerson est mou,
indolent et constamment en décalage - alors même qu'il est précog ! Il ne cesse de pleurnicher sur son sort, passe son temps à se morfondre et à regretter sa condition et, lorsqu'il agit enfin,
c'est toujours sous l'impulsion d'un autre. Au final, on ne cherche plus pour lui le moindre acte héroïque : on espère simplement une rédemption, même futile.


Ca me manque, moi, les héros. J'ai l'impression d'en avoir cruellement besoin. Je sais, c'est puéril, mais ça confère au récit une ampleur que ne donnent pas ces livres cyniques et morbides. A
moins de visions et d'un traitement exceptionnels (ce que j'ai trouvé au Maître du Haut-Château qui a su m'emporter).



C


Je dois te dire que ça me fait un peu peur de me dire justement que ce genre de choses motive (parfois négativement) les gens... Je suis peut-être trop rationnelle pour ça.



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V


Mais ça doit faire peur ! Quand on voit ce que la foi arrive à faire faire, comment elle déplace littéralement les montagnes et bâtit des temples extraordinaires, comment elle pousse des peuples
entiers à migrer ou à se sacrifier, à changer radicalement de mode de vie... C'est aussi fascinant que terrifiant, d'autant que, comme d'autres émotions, elle ne repose sur rien de rationnel.
Regarde les Croisades, sommet de barbarie mais aussi de prouesses surhumaines dictées par un abandon à sa foi. Les actes le splus ignobles et les plus glorieux ont été accomplis par des hommes
qui croyaient.


Mais chez Dick, il n'est pas question de cela, juste d'une analyse froide, désincarnée, des conséquences de certaines tendances théologiques. Il n'expose pas les faits, il les fait interpréter
par des personnages critiquables perdus dans leurs pensées (une bonne partie de ses récits est constituée d'élucubrations et de monologues). Il n'y a pas le côté dynamique et ludique d'Asimov,
qui usait des dialogues pour faire avancer l'intrigue. Dick ne fait que réfléchir aux causes et effets de cerains éléments qu'il a avancés. Te souviens-tu que tu ressortais déçue parce que nombre
de ces éléments t'avaient vraiment plu, mais qu'il n'en tirait guère avantage ? C'est sans doute pourquoi Dick est si incroyablement riche à adapter : sans en avoir l'air, ses univers sont
bourrés de trouvailles tant technologiques que socio-politiques, mais il préfère s'attarder sur la psyché d'individus étranges et le tissu de la réalité.



C


Oh, l'eucharistie revient dans La Transmigration...? Zut, je dois dire que c'est un truc que je n'arrive pas à assimiler. On m'avait expliquer que les chrétiens y croyaient vraiment, à
cette notion de manger le corps du Christ, et j'avoue que j'ai beau tourner mon esprit dans tous les sens, je n'arrive pas à concevoir comment ils font...



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V


Ben faut déjà être assez illuminé pour croire en la réincarnation ou même simplement la résurrection : une question de foi, qui permet de repousser, voire nier, la réalité physique. Je trouve ça
assez fascinant, d'autant que c'est sans doute le moteur le plus puissant pour les actions humaines.



J


Assez dérouté, je vois... J'ai adoré ce roman, ce n'est pas mon préféré mais il porte au plus haut niveau les angoisses et les réflexions (théologiques surtout) de Philip K. Dick. Je comprends
qu'on puisse se sentir noyé dans tout cela, surtout si on n'est pas trop sensible aux problèmes théologiques qui l'occupent. A ce moment, en effet, Dick change de question, ce n'est plus
"Qu'est-ce que la réalité?" mais "Qui est le créateur de ce monde?" soit "Qu'est-ce que la divinité?" Son évocation de l'eucharistie par la drogue (ce qu'il développera dans un contexte réaliste
dans La Transmigration de Timothy Archer), Palmer Eldritch en une sorte d'antéchrist (ce n'est pas Dieu, ni un diable, mais un agent de forces supérieures)... C'est délirant et très
juste, très puissant... Cauchemardesque c'est certain. La première prise de K-Priss est hallucinante.


Selon Philip K. Dick, il n'avait jamais pris de LSD ou autre substance hallucinogène au moment de l'écriture de ce roman, ou avant. Il s'est basé sur des textes d'Huxley qui décrivaient les
effets du LSD. Je le crois. Pas besoin de LSD ou autre, il "suffit" de laisser parler les images de la religion chrétienne, d'y injecter ses angoisses, ses cauchemars... N'oublions pas que
l'eucharistie est un cannibalisme ritualisé, symbolisé par le pain (corps) et vin (sang). Je pense que Dick a certes pris beaucoup d'amphétamines et autres drogues, mais qu'il n'en avait pas
besoin pour écrire ses images déroutantes et effrayantes. Son cerveau suffisait.



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V


Je te crois aussi (ce blog commence à ressembler à une profession de foi). En fait, les deux parties m'ont plu, chacune à leur manière, mais l'ensemble crée des dissensions désagréables à la
lecture au point qu'on n'arrive plus à faire sens avec les élements : la réalité se délite et l'enquête cesse d'être primordiale.



C


Yep, je n'avais pas non plus été complètement séduite par celui-ci, surtout que son côté mystique ne me parle pas. On a des impressions assez similaires pour finir.



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