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Quand je regarde l'écran, l'écran me regarde.

[info] 40e anniversaire du ROCKY HORROR PICTURE SHOW

[info] 40e anniversaire du ROCKY HORROR PICTURE SHOW

A l'occasion du 40ème anniversaire du film culte THE ROCKY
       HORROR PICTURE SHOW
, la 20th Century Fox France le ressort partout
       en France le 13 AVRIL prochain grâce à une
       nouvelle copie remasterisée mise à disposition des cinémas.

 

Cette comédie musicale semblable à nulle autre a été l'occasion d'un échange mémorable lors d'une des premières séances du Ciné-Club Sensation.

Il y avait ceux qui le connaissaient quasiment par coeur, avaient déjà participé aux happenings du Studio Galande et savaient quels accessoires emporter, quelles répliques répéter, quels commentaires hurler et quels pas de danse effectuer au bon moment. Ceux-ci possédaient le DVD, la BO en 4 CD (!) et avaient pu constater les qualités techniques du blu-ray de 2011. Ils avaient hâte de faire partager cette expérience hors du commun tout en sachant à l'avance qu'elle ne pouvait remplacer les sensations inégalables qu'on peut vivre lors d'une projection en live avec une foule en délire prête à chanter en choeur, à s'asperger et à danser.

Il y avait ceux qui le connaissaient moins, l'avaient découvert dans leur jeunesse et en avaient gardé un bon souvenir, respectueux quoique brumeux. Ceux-là savaient qu'ils aimeraient à nouveau, se souvenaient plutôt bien de la qualité des chansons et souhaitaient également que leurs potes soient à leur tour initiés.

Il y avait ceux (dont moi) qui n'avaient jamais vu le film, hormis quelques séquences distillées dans des émissions projetées durant les fêtes, mais étaient au courant de son statut "culte" (sans doute le film pour lequel cette étiquette est la plus évidemment pertinente). Ceux-là avaient hâte d'entrer enfin dans le cercle de connaisseurs, de pouvoir dire aussi : "Je l'ai vu !" à défaut d'affirmer : "J'y étais !".

Et il y avait les autres, conjoints et amis, qui appliquaient docilement la règle du Ciné-Club, étaient vaguement d'accord pour visionner cet OVNI alors même qu'ils étaient notoirement réfractaires et à la VO et aux comédies musicales.

La projection fut à la hauteur des attentes. Certains l'ont visionné seul dans leur appartement parisien, d'autres en famille tandis qu'un groupe s'était formé en Lorraine pour passer une soirée mémorable. L'objectif était ensuite, soit via Skype, soit sur le forum, d'échanger les impressions "à chaud".

Ce fut effectivement mémorable.

Tout le monde ne fut pas conquis, loin de là. Le film accuse tout de même le poids des ans et son côté subversif et décalé est assez difficile à appréhender actuellement avec des productions nettement plus consensuelles que dans les années 70. Rappelons tout de même que le film a tardé à être rentable et que c'est surtout son exploitation dans des cinémas indépendants convaincus du potentiel festif de l'oeuvre - et l'investissement total du maître d'oeuvre Richard O'Brien co-scénariste et auteur de la pièce de théâtre originale - qui firent de the Rocky Horror... un métrage à part dans l'histoire du cinéma, incontournable pour bien des cinéphiles car entièrement dévoué au VIIe Art (les auteurs y montrent ouvertement leur admiration sans borne pour les très grands classiques de la SF au cinéma, mais également pour Godard). Le résumé officiel ne rend pas vraiment hommage à cet objet filmique non conventionnel, je lui préfère celui d'une passionnée, qui nous a incités à le regarder :

Tout est résumé dans cette phrase :
I'm just a Sweet Transvestite from Transexual Transylvania...
C'est à dire que ça parle de gentils travestis de Transylvanie (enfin des transexuels de Transylvanie pour être précise). Bon il y a aussi un  mariage, des jeunes mariés qui vont avoir des problèmes de voiture dans la forêt et qui vont atterrir dans un charmant manoir qui fête la convention annuelle des transexuels de Transylvanie justement et c'est là que tout va déraper...
Ca ne se raconte pas le Rocky, ça se vit, c'est vraiment une expérience :
Don't dream it, be it !!!

Les puristes tiqueront sans doute dès le début, avec ces cadrages approximatifs laissant parfois apparaître un micro (!) et cette réalisation entièrement orientée vers le spectacle (il y a un côté très "Broadway") mais se calmeront en écoutant attentivement les paroles des chansons qui annoncent très vite la couleur : c'est clairement un hommage multiple et profondément respectueux, "décalé, déjanté et glam rock" (merci Séb de Metz !) à des références comme Dr Folamour, Nosferatu, Frankenstein et le Magicien d'Oz. Très osé pour l'époque (en gros, tout tourne autour du sexe), il est l'archétype des midnight movies et son cercle de fans a conquis le monde.

On peut y voir également une critique acerbe du puritanisme américain et on assiste à quelques numéros d'acteurs fortement parodiques. Susan Sarandon y fait ses débuts, Tim Curry impressionne par sa diction outrée et les amateurs de Spin City auront la surprise d'y retrouver le maire.

Les connaisseurs savent aussi que des versions alternatives existent, la version américaine ne possède pas le morceau Superheroes par exemple.

 

Titre original

The Rocky Horror Picture Show

Mise en scène 

Jim Sharman

Date de sortie France 

14 avril 1976 avec la 20th Century Fox - 13 avril 2016 dans sa version restaurée

Scénario 

Jim Sharman & Richard O'Brien d'après son oeuvre

Distribution 

Tim Curry, Susans Sarandon & Barry Bostwick

Musique

Richard Hartley

Photographie

Peter Suschitzky

Support & durée

Blu-ray Fox (2011) Region B en 1.66:1 / 100 min

 

Résumé : Une nuit d'orage, la voiture de Janet et Brad, un couple coincé qui vient de se fiancer, tombe en panne. Obligés de se réfugier dans un mystérieux château, ils vont faire la rencontre de ses occupants pour le moins bizarres, qui se livrent à de bien étranges expériences.

I'm just a Sweet Transvestite from Transexual Transylvania...

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