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l'Ecran Miroir

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[critique] Men in Black : indémodable

[critique] Men in Black : indémodable

[critique] Men in Black : indémodable

le Blu-ray 4K de 2017, par Nico

Les trois films de Barry Sonnenfeld ressortent dans un magnifique steelbook en version UHD et Blu-ray. Les Blu-ray proposés dans cette édition, contrairement à celui de Jumanji, sont exactement les mêmes que ceux que l’on trouve depuis quelques années à la vente. Seuls les UHD ont un nouveau master. La différence entre 4K et 2K est ainsi encore plus probante, et si vous n’avez pas encore Men In Black en Blu-ray, peut-être vaut-il mieux privilégier cette nouvelle édition. A noter en revanche que le troisième film n’est pas en 3D.

Image : c’est le premier Men In Black qui nous a le plus enthousiasmés. La différence entre ce nouveau master 4K et le master utilisé pour le Blu-ray [NDLR. lire ci-dessous] est hallucinante. Le film gagne en stabilité (il n’y a qu’à regarder le générique d’ouverture ou la scène lorsque le personnage de Will Smith passe un test d’aptitude), en définition (le grain est subtil mais le nouveau master permet d’encore mieux ressentir l’aspect organique de la pellicule), les couleurs sont nettement plus naturelles (la veste rouge de Will Smith gagne en profondeur), le HDR fait ressortir les néons et autres enseignes lumineuses juste ce qu’il faut, sans que la luminosité ne soit agressive, et seuls quelques plans à effets spéciaux trahissent l’âge du film et sont plus doux.

Men In Black 2 possède les mêmes qualités (la définition est telle que

l’on remarque vraiment bien les gaffes sur les effets spéciaux manquant dans certains plans), mais l’écart avec le Blu-ray (déjà issu d’un master correct) est moins probant. Quant à Men In Black 3, déjà superbe en Blu-ray et en Blu-ray 3D, il ne possède aucun défaut. Il est plus lisse, certes, car il a été tourné en numérique, mais la définition est probablement la meilleure des trois films. Un sans-faute !

Son : des pistes VO en Atmos plus pêchues que les pistes VO des Blu-ray, un mixage toujours aussi démonstratif, quoique les voix du premier film ont tendance parfois à saturer. Du très bon !

Titre original

Men in Black

Date de sortie en salles

6 août 1997 avec Columbia TriStar

Date de sortie en vidéo

5 septembre 2000 avec Columbia TriStar

Photographie

Donald Peterman

Musique

Danny Elfman

Support & durée

Blu-ray Sony UHD (2017) region B en 1.85:1 / 98 min

Le Blu-ray de 2012, par Vance

Le 9 mai 2012 sortait ce blu-ray : nouvelle jaquette, légèrement différente de la version de 2008, un surétui en carton d’une sobriété presque trop austère, mais pas – à ce qu’il m’a semblé - de spécifications techniques différentes (les bonus, nombreux et réussis, sont les mêmes) en dehors du zonage – le nouveau blu-ray est catalogué « region All ». Les possesseurs de l’ancien peuvent donc se rassurer : il s’agit d’une ressortie opportune préparant celle de la trilogie, prévue pour la rentrée de septembre.


L’occasion m’a été offerte de visionner ce blu-ray, et je me suis aperçu que le film n’était même pas répertorié dans les archives du blog ! Autant réparer cet oubli inadmissible, car je dois bien avouer que je ne manque pas une occasion de visionner cette réussite absolue de la comédie de SF.

[critique] Men in Black : indémodable

Passons vite sur les caractéristiques du support : le DVD originel était très bon, le blu-ray lui est supérieur en tous points. Belle image à la définition accrue – quoique on sente par moments l’usage d’un lissage excessif, mais non rédhibitoire ; celle-ci aurait pu trahir certains effets visuels, toutefois, en dehors de quelques maquillages trop ostensibles (l’extraterrestre « grognon » de l’aire d’arrivée des MIB fait plastoc) et de quelques incrustations (la séquence d’accouchement pratiqué par J dans une voiture), l’ensemble est largement conforme aux standards habituels. Quant au son, avec des dialogues bien équilibrés et parfaitement audibles en VO, on aura droit à quelques poussées de basses trépidantes (la soufflerie de l’entrée de l’immeuble des MIB, leur voiture dans le tunnel, le crash de la soucoupe).

 

Mais ce qui frappe dans Men in Black, c’est l’extrême bonne humeur qui émane du métrage, une forme de complicité qui transpire littéralement dans certaines séquences, au point qu’on surprend parfois l’un des acteurs retenir à grand peine un fou rire (regardez bien le visage de Tommy Lee Jones lorsqu’il présente son compagnon, en changeant chaque fois son nom – « Dr. White », « Agent Black »…). C’est que l’intégralité de l’histoire surfe avec bonheur sur les poncifs de la SF classique, nous dévoilant des litanies d’aliens semblant sortir de la Cantina de Mos Esley et des théories directement issues des pulps d’après-guerre avec un sérieux et un sang-froid extraordinaires. Le casting aide beaucoup dans ces révélations, entre un Rip Thorn presque caricatural dans sa maîtrise de soi (même à 5 minutes de la destruction de la planète) et un Tommy Lee Jones imperturbable. Leur associer ce trublion qu’est Will Smith (impressionnant dans ses courses comme dans son abattage), une Linda Fiorentino dont on regrette de ne plus profiter d’un magnétisme aussi animal (irrésistible la scène où, menacée par Edgar, elle tente de le faire comprendre à un J qui croit qu’elle l’allume) et un Vincent d’Onofrio « en costume d’Edgar » assez hallucinant.

 

C’est simple : avec un rythme enlevé, un équilibre parfait action/comédie, des

dialogues hauts en couleurs bardés de phrases culte, une direction artistique géniale et la musique d’une Elfman inspiré, on tient un film référence dont l’intérêt ne faiblit pas – ce visionnage m’a permis de découvrir quelques mimiques de Will Smith en arrière-plan, des gags visuels supplémentaires comme lors de la séquence de la balle rebondissante (« une blague de l’Attracteur suprême ») et de profiter de répliques bien senties. Le genre de métrage dont on aurait souhaité une bonne demi-heure supplémentaire.