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[critique] Jem & Les Hologrammes : pitch pas perfect

Publié par Nico sur 8 Avril 2016, 06:59am

Catégories : #Sur écran : sorties cinéma, #Cinéma 2016, #Adapté au cinéma

[critique] Jem & Les Hologrammes : pitch pas perfect

Quand un dessin animé, lui-même tiré d’une gamme de jouets, est adapté en film live, il y a quelques craintes à avoir quant à son réel intérêt. Il fallait s’y attendre, ce Jem Et Les Hologrammes se contente de surfer sur la popularité de Pitch Perfect en enfilant les clichés comme des perles. C’est très très con, voire absurde, tout en étant attachant.

Oui oui, vous avez bien lu : Jem & Les Hologrammes va sortir au cinéma dans une version live adaptée du célèbre dessin animé des années 80, lui-même tiré d’une gamme de jouets d’Hasbro censés concurrencer à l’origine Barbie de Mattel. On a bien eu Transformers, alors pourquoi pas Jem ?

C’est sans doute ce que s’est dit Universal lorsqu’il a été décidé de réaliser un tel revival. Après tout, les 80’s sont toujours à la mode, et vu le genre auquel le film appartient, autant en profiter pour surfer sur la popularité de Pitch Perfect, un immense succès auprès des ados du monde entier. En confiant la réalisation à John M Chu, honnête metteur en scène des Sexy Dance et Insaisissables 2, le film partait plutôt bien.

Ce n’est d’ailleurs pas vraiment sur sa forme que Jem & Les Hologrammes déçoit. On notera même quelques idées très sympathiques, notamment sur l’utilisation de vraies fausses vidéos Youtube de musiciens amateurs insérées de temps en temps dans le film pour donner du tempo lors de scènes mouvementées. Le gros problème de Jem & Les Hologrammes, c’est simplement son manque total d’intérêt à cause d’un scénario enfilant les clichés comme des perles. Tout est ultra prévisible, on pourrait presque faire un chouette jeu de boisson avec ces dialogues semblant écrits par des collégiens (peu inspirés en plus) et que l’on devine systématiquement à l'avance. En outre, le métrage est très long pour ce qu’il raconte, un paradoxe car l’on pourra pourtant trouver que l’histoire avance trop rapidement pour être un minimum crédible (en gros l’héroïne devient une super star en quelques clics sur sa vidéo). Les deux heures de projection sont ainsi justifiées par les nombreuses chansons intégrées plus ou moins artificiellement au récit. Des morceaux musicaux originaux qui ne parviennent jamais à retrouver l’aspect fun et jubilatoire des reprises de titres populaires que nous propose Pitch Perfect.

Malgré tout, le film reste attachant. Il ne s’adresse bien entendu pas à tous, et nous le recommandons principalement aux enfants entre 8 et 12 ans, ou aux curieux ayant connu le personnage dans leur jeunesse. Si vous passez outre sa morale quelque peu douteuse (« N’hésite pas à te montrer sur le web, tu deviendras une superstar si tu crois en toi/ta famille/tes amis/tes rêves »), vous devriez bien vous marrer devant cette fidèle adaptation. Il faut voir cette bande de jeunes chanteuses avec leurs cheveux multicolores et leurs boucles d’oreilles magiques jouer de la soupe sur scène pour retrouver les sensations du dessin animé ! Le meilleur reste sans conteste le robot, qui n’a strictement rien à faire dans le film et qui rallonge inutilement l’intrigue à base de quête identitaire ringarde (le père de l’héroïne, l’inventeur du robot, laisse des indices à sa fille tout du long pour qu’elle récupère des pièces afin que cette petite copie d’R2D2 – une fois complétée - lui délivre un message in fine… Il aurait mieux fait de lui écrire une lettre).

On sent d’ailleurs que le réalisateur est à deux doigts de basculer dans le nawak le plus total. Et c’est ça qui est génial : restez bien pendant le générique de fin, une énorme surprise vous attend avec une scène digne de Marvel ! On se surprend alors à espérer une suite, plus folle, plus débile, plus colorée. En l’état, Jem & Les Hologrammes est un film beaucoup trop sage pour ce qu’il raconte, sauvé par ses gentilles comédiennes qui assurent le show (dont une Juliette Lewis toujours impeccable dans le genre). On retiendra également deux caméos amusants, des acteurs fraîchement sortis des deux plus gros succès d’Universal de l’année dernière, à savoir Jurassic World et Fast & Furious 7, pour apporter leur caution à ce Jem & Les Hologrammes.

On nage en plein délire, c’est parfois totalement absurde, très concon voire niais, mais le film reste toujours étonnamment très sympathique.

 

 

Titre original

Jem And The Holograms

Mise en scène 

John M. Chu

Date de sortie

13/04/2016  avec Universal

Scénario 

Ryan Landels

Distribution 

Aubrey Peeples, Stefanie Scott, Aurora Perrineau, Hayley Kiyoko, Ryan Guzman, Juliette Lewis & Molly Ringwald

Photographie

Alice Brooks

Musique

Nathan Lanier

Support & durée

2.35 : 1 / 118 minutes

 

Synopsis : Alors qu’une jeune femme, perdue dans une toute petite ville, devient du jour au lendemain un phénomène mondial grâce à une vidéo virale, elle et ses trois sœurs commencent une aventure unique qui leur permet de découvrir que certains talents sont trop spéciaux pour être cachés.

Commenter cet article

Cachou 10/04/2016 20:50

Est-ce vraiment une adaptation fidèle? Parce que Jem et les Hologrammes était un dessin animé vachement féministe pour l'époque (ce qui est étonnant vu ses "origines") alors que la bande annonce du film semble avoir totalement oublié le côté "girl power" de l'histoire de base (Jem était adulte, ne tombait pas pour le type habituel, dirigeait un label musical, etc.).

Vance 11/04/2016 08:18

Salut Cachou ! Voilà une bonne question, je demanderai à Nico de te répondre aussitôt qu'il le pourra !

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