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Quand je regarde l'écran, l'écran me regarde.

Fragile

Un film de Jaume Balaguero (2005) avec Calista Flockhart

 

Résumé Cinémovies : Une jeune infirmière décroche un travail dans un hôpital pour enfant totalement délabré sur le point de fermer ses portes. En effet, les autorités ont détecté une étrange détérioration de la structure du bâtiment. Les derniers patients ont trois semaines pour être transférés vers des hôpitaux londoniens. Mais le processus est plus long que prévu et une série d'orages empêche les hélicoptères d'opérer le transport. Peu à peu, d'étranges événements surviennent au sein de ce bâtiment vieux de plus d'un siècle. Pire, les enfants commencent à être victimes d'accidents inexplicables, comme des fractures apparaissnt sans raison. La jeune femme devra lutter contre une chose invisible, pleine de haine, pour protéger les enfants...

 

Un « rapido » par TWIN

 

Une œuvre singulière qui illustre pourtant une histoire de maison hantée des plus classiques. De fait, c’est peut-être – de prime abord – peu original, mais c’est sans compter sur la caméra, divinement inspirée, de Jaume Balaguero. Son sens de la (dé)composition de l’espace et de la création du suspense jouant sur le représentation du champ est phénoménal d’efficacité. Il n’y a qu’à voir avec quelle sobriété se déroule le film, avant que tout ne se lâche finalement dans un dernier acte, à la frontière du grand guignol, sans pour autant sombrer, selon un tempo, un dynamisme et une monstration imparables. Calista Flockhart, à des années-lumière d’Ally McBeal, est fabuleuse de colère et de peine inavouées. Le finale est l’une des plus belles et plus sincères déclarations d’amour que le cinéma fantastique pouvait faire à ses personnages, à tirer les larmes subtiles que seuls peuvent incarner la manifestation des divers visages de la femme. Bref, une réussite qui serait totale, si le scénario avait su éviter quelques moments bien trop plats et communs, ainsi qu’une tendance à l’ésotérisme qui frise parfois la faute de goût. Il reste un digne héritier de LA MAISON DU DIABLE ou des INNOCENTS, et me convainc définitivement qu’aujourd’hui le cinéma espagnol est le seul encore à suivre et à apprécier pour vivre le genre fantastique, alors que les Etats-Unis continuent à enterrer au fil des années cette tranche de cinéma dont ils ont pourtant symbolisé l’âge d’or.


Image parfaite et VO 5.1 au mixage multicanal ahurissant dans sa capacité à créer l’effroi. Court (mais sans langue de bois) documentaire sur le tournage, vraiment bien fichu.

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M

sa un bail que je l'ai pas vu ste film mais de mémoire l' apparition du monstre, la caméra qui tremble et l'angoisse que l'on peut ressentir sur certins passages (nottament le black qui se 
disloque dans touts les sens) provoque plus d' effroi que le film de gans qui était plastiquement superbe mais qui ne faisait guére frissoner,quand j'ai vu l'inégal "abandonné" j'ai détecté
aussi plusieurs moments "silenthillesques" que joré voulu voir dans le film du papa de "crying freeman" (lambiance étouffante,les fantomes...)


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C

J'ai aussi beaucoup aimé ce film. Je suis aussi d'accord pour le cinéma horrifique hispanique. Il y a encore quelques années, je considérais que le cinéma d'horreur était sauvé par les japonais et
les espagnols, mais les films d'horreur japonais tournent de plus en plus en rond. Le cinéma espagnol sait se renouveler lui. Par contre, dernièrement, je trouve que le ciné britannique ne se
débrouille pas trop mal (avec The Descent et Severance notamment), malgré quelques moins bons films (Creep qui ne fait peur que dans sa première moitié et The
Dark qui est bof bof).


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V

Mat, qu'est-ce que tu veux dire avec ton parallèle sur Silent Hill ?


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V

Salut Yuko. Commentaire fort à propos merci.


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Y

J'ai beaucoup aimé ce film qui m'a fait penser exactement la même chose que toi au sujet du cinéma d'horreur espagnol...D'ailleurs, ils sont souvent récompensés lors des festivals... (L'orphelinat,
L'échine du diable, Rec. etc.) Ici, la comédienne s'affranchit totalement de son rôle d'Ally Mc Beal (ce qui n'était pas chose aisée...) pour incarner une jeune femme marquée par l'incompréhension
... un joli rôle pour une oeuvre très réussie ^^


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M

 hello, par moment plus "silent hill" que le film de Gans je trouve ce "fragile"..


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R

Un peu décevant sur la fin mais vraiment beaucoup de moments flippants et une image magnifique.


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B

film sans prétention et vraiment sympa à regarder, je l'ai acheté dans une brocante pour 3 euros et je ne regrette vraiment pas!!


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J

entièrement d'accord. Un magnifique film fantastique, aussi angoissant que fascinant. Bref, vive le ciné de genre espagnol, parmi les meilleurs à l'heure actuelle.


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