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Kill Bill volume 1

Kill Bill volume 1

RÉSUMÉ : Quatre ans après une cérémonie nuptiale au cours de laquelle, alors enceinte, elle a été battue à mort par ses collègues du Deadly Viper Assassination Squad, une jeune mariée reprend conscience. Son seul objectif, désormais, est de se venger des êtres qui l’ont laissée pour morte, à la tête desquels se trouve Bill. Une longue croisade commence, ponctuée de combats sanglants…

Kill Bill volume 1

À l'époque de sa sortie, certains journalistes, complètement bouleversés par la furia de Tarantino, s'étaient laissés aller à des dithyrambes enflammés, parlant de film ultime, estimant même qu'après ils pouvaient mourir heureux (véridique). Ça prouve au moins que les critiques aussi ont un cœur, et qu'ils peuvent comme nous être déraisonnablement passionnés (ce qui est une bonne redondance).

Kill Bill volume 1

À la même époque, j'ai aimé presque aussi passionnément Kill Bill. Il fait partie de ces films que, oui, oui, je peux revoir régulièrement. Dire que c'est avec le même plaisir serait erroné, mais je sais en revanche qu'à chaque fois je passerai un moment plus qu'appréciable. Cela dit, à force d'épuiser les supports (du double DVD zone 2 TF1 Vidéo - à l'image excellente - au boîtier steelbook de l’édition limitée Studio Canal en UHD 4K), force est de constater que, si le film en lui-même est toujours aussi jouissif, passée la surprise de la découverte, le rythme s'avère finalement assez décousu, beaucoup moins soutenu que ne le laissaient penser les premières impressions illuminées - ce qui permet en outre de "dissimuler" l'indigence de l'intrigue.

Kill Bill volume 1

Un point qui ne me chagrine guère : l’on sait pertinemment ce qu'on est venu voir et il ne s’agit, après tout, que d’un hommage appuyé au cinéma d’exploitation (notamment le chambara ainsi que toutes les œuvres d'arts martiaux en général, dont le réalisateur s'était littéralement fait une cure pendant près d'un an, de la saga du Sabreur manchot à la série télévisée du Frelon vert), mais avec des moyens, un casting et une maîtrise formelle exceptionnels. De fait, Kill Bill est une œuvre puissante, constamment sur la brèche, entre parodie et respect – il suffit de voir les noms des personnages pour s'en convaincre, tous tout droit tirés de récits populaires.  

Kill Bill volume 1

Le métrage se paie également le luxe de mettre les femmes sur le devant de la scène, sous les projecteurs des combats, femmes que la caméra encensera, caressera, auréolera : à part Bill et Hattori Hanzo, les éléments masculins n'apparaissent pas sous leur meilleur jour, mais comme des êtres primaires et frustes, quasi archétypaux. Ces aspects-là seront encore davantage mis en valeur dans le second opus, plus réfléchi, plus retenu et moins démonstratif, mais peut-être encore plus fascinant à la longue. 

Uma Thurman, bien sûr, y est remarquable, dotée d’un personnage très fort : le film, écrit pour elle, lui est un cocon précieux et redoutable, une chrysalide qui la verra donc mourir, renaître, mourir et encore renaître dans un cycle karmique éternel. Elle est particulièrement convaincante un sabre à la main, ce qui n'était pas une mince affaire (les séances d'entraînement avec Sonny Chiba et Yuen Woo-Ping lui ont été plutôt profitables). Certaines séquences sont de vrais bijoux, comme le massacre des Crazy 88, surtout dans sa phase préparatoire magnifiée par quelques travellings stupéfiants.

Kill Bill volume 1

C’est d’ailleurs au sein de cette séquence, très longue, que se situe un des points qui ont vu les fans s’écharper entre eux : le changement d’éclairage, parfois décrié, parfois encensé, mais typique de la technique du chef opérateur Robert Richardson, qui l’utilise dans le but de mettre un voile pudique sur la violence de certaines scènes. Ainsi conçu, il s’avère qu’il délivre au contraire un message de violence décalée aussi stylistique qu'élémentaire. La future sortie de la version intégrale the Whole Bloody Affair mettre peut-être tout le monde d'accord...

Le duel final du film (qui n’est pas le dernier dans la chronologie éclatée) s’annonçait monumental entre Black Mamba/la Mariée (son véritable nom ne sera révélé que dans le volume suivant) et Cottonmouth/O-Ren Ishii – et finalement, on le trouvera sans doute trop court eu égard aux enjeux avancés, à l'intensité des joutes préliminaires, à l'investissement personnel de l'héroïne en quête de vengeance : l’accent est davantage porté sur le décor et la lumière, laissant croire qu’il était écrit d’avance, le détournant presque de son statut d'obligatoire point d'orgue, de figure imposée.

Kill Bill volume 1

La VOST est d’excellente facture, avec des dialogues équilibrés et une ambiance sonore réussie, doublée d'une mise en valeur subtile des chansons, toutes instantanément culte. En VFF, le doublage se montre assez moyen. Les voix sont dans l'ensemble bien trouvées, notamment chez Lucy Liu et David Carradine mais n'ont pas la profondeur des originales (beaucoup de passages sont prononcés à mi-voix). Pour le coup, certains préfèreront peut-être la VFQ qui s'est retrouvée par erreur intégrée à l'édition Studio Canal à la place de la française, et pourront ainsi acquérir l'édition proposée ici, en attendant que l'erreur soit corrigée.

La version en Ultra-HD viendra lisser un peu le grain très présent du blu-ray en diffusant des couleurs somptueuses qui ne bavent pas, une plus large palette chromatique. Toutefois, on ne peut pas dire que le gain soit spectaculaire (et les tarifs proposés n'aideront pas à convaincre les indécis), même si le HDR boostera sans conteste les scènes les plus contrastées.

Du beau travail pour un film indispensable.

Titre original

Kill Bill vol. 1

Date de sortie en salles

26 novembre 2003 avec TFM

Date de sortie en vidéo

26 mai 2004 avec TF1 Vidéo

Réalisation

Quentin Tarantino

Distribution

Uma Thurman, Lucy Liu, Daryl Hannah, Julie Dreyfus & Sonny Chiba

Scénario

Quentin Tarantino & Uma Thurman

Photographie

Robert Richardson

Musique

RZA

Support & durée

Blu-ray UHD 4K Studio Canal (2025) en 2,40:1 /112 min

Kill Bill volume 1
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F
I think Lucy Liu is the ultimate female villain of all times. I mean not Lucy liu the character she plays in kill bill. That character is the ultimate villain and she is very powerful indeed.
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V
True, very impressive.