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l'Ecran Miroir

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[critique] Kong Skull Island, Prestige Worldwide

[critique] Kong Skull Island, Prestige Worldwide

Affiche promotionnelle japonaise

Affiche promotionnelle japonaise

Un bon gros film d’aventures ultra jouissif qui offre à ses spectateurs ce qu’ils attendent : des explorateurs qui rencontrent des grosses bestioles sur une île étrange. Avec Kong Skull Island, la Warner lance pour de bon son projet de Monster Cinematic Universe initié avec le Godzilla de Gareth Edwards. Bourré d’idées de mise en scène, étonnamment plus fun qu’escompté, le long-métrage de Jordan Vogt-Roberts est aussi généreux que couillon, avec des effets spéciaux hallucinants. Et dîtes vous que ce qui représente le mieux ce film, c’est bien l’affiche japonaise.

[critique] Kong Skull Island, Prestige Worldwide

D’entrée, Kong Skull Island surprend. Sa scène d’introduction est une bonne note d’intention. On sent de suite que le film de Jordan Vogt-Roberts sera généreux en action et ne se prendra pas au sérieux.

C’est étonnant, mais il s’agit en fait plutôt d’une véritable comédie. Quand on sait que c’est avec ce long-métrage que la Warner compte installer pour de bon son Monster Cinematic Universe, initié avec le Godzilla de Gareth Edwards qui était bien plus sombre et avare en action, l’on est encore plus décontenancé par la gaudriole qu’est ce nouveau Kong.

Couillon, le film l’est assurément. Mais jouissif également ! Le scénario n’est qu’un prétexte pour enchaîner les séquences spectaculaires dans lesquelles une bande d’explorateurs se retrouve nez à nez avec des bestioles gigantesques, et ne s’embarrasse pas d’une longue introduction pour faire débarquer ses personnages sur la fameuse Skull Island. La présentation des héros est un modèle d’exposition, et même si cela reste bien entendu des clichés, on comprend instantanément leurs motivations.

[critique] Kong Skull Island, Prestige Worldwide

Cette simplicité permet à Jordan Vogt-Roberts d’expérimenter, et c’est probablement la plus grande qualité du film. Kong Skull Island est bourré d’idées de mise en scène. Le réalisateur s’amuse comme un petit fou et rend son film beaucoup plus attractif qu’escompté, très rythmé, malgré le manque d’originalité du récit. Avec un yesman aux manettes, Kong Skull Island aurait été, au mieux, une bonne série B… Ici, le résultat a de quoi enthousiasmer, le divertissement est tout ce qu’il y a de plus fun. On se régale de voir un Tom Hiddleston badass se battant contre des mini-ptérodactyles, d’assister à un combat entre Kong et un poulpe géant, ou bien encore de tous les dialogues hilarants qui ponctuent chaque action. Mention spéciale au personnage de Samuel L. Jackson qui débite les punchlines les plus hilarantes, avec son « bitch please » nanardesque lors du climax. Et puis, comment ne pas mentionner la prestation de John C. Reilly ? Si tout le casting semble être en roue libre, ce n’est rien en comparaison du jeu de l’acteur, qui interprète un personnage échoué depuis la Seconde Guerre dans le territoire de Kong, et donc devenu un peu maboul car sans contact avec le monde extérieur depuis 30 ans. Il est tout droit sorti d’un autre film, à savoir Frangins Malgré Eux. C’est simple, Kong Skull Island pourrait presqu’être une suite à la comédie culte mettant en scène le duo John C. Reilly et Will Ferrell tant l’on a l’impression que Jordan Vogt-Roberts a l’air d’en être fan. On exagère, mais c’est un peu comme s’il avait toujours voulu faire la suite de Frangins Malgré Eux, et qu’à la place les producteurs lui auraient filé du blé pour plutôt mettre en scène un gros blockbuster. Du coup, il y a une certaine subversion dans Kong Skull Island, lorsqu’on le regarde sous un autre angle. Dans cette suite non officielle de Step Brothers, le personnage de John C. Reilly se serait de nouveau échoué sur une île en tournant un clip, à l’instar de « Boats And Hoes ». Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si Richard Jenkins (qui pour rappel jouait le père de John C. Reilly dans Frangins Malgré Eux) fait une petite apparition clin d’œil dans le long-métrage ! C’est lui qui donne son aval au personnage de John Goodman pour mener à bien l’expédition. On peut juste penser qu’en réalité il ne le fait pas pour les raisons évoquées dans le film mais plutôt pour retrouver son fils ! Il faut voir John C. Reilly un katana à la main, en train de parler japonais, construire une embarcation de fortune « en tétanos », c’est surréaliste ! Et l’on ne parle pas du plan que choisit Jordan Vogt-Roberts pour finir son film !

[critique] Kong Skull Island, Prestige Worldwide

Trêve de digressions, Kong Skull Island c’est surtout un divertissement généreux aux effets spéciaux hallucinants. S’il n’arrive pas au niveau du film de Peter Jackson - faut pas non plus déconner - il est totalement recommandable pour qui veut passer une agréable séance de cinéma. Oui, cela ne raconte rien, oui, certains personnages, comme celui de John Goodman, sont sous-exploités, mais qu’importe tant l’on s’amuse bien à suivre les aventures du quatuor composé de Brie Larson, Samuel L. Jackson, John C. Reilly, Tom Hiddleston !

Restez bien jusqu’à la fin du générique, puisque l’on y voit une scène annonçant la future saga. Mais ce que nous pouvons surtout vous conseiller, en plus de le voir en 3D, c’est de regarder ce qui va vous donner la meilleure idée de ce qu’est le film : son affiche japonaise [NDLR.  que nous vous avons placée en tête d'article !] !

Date de sortie en salles

08/03/2017 avec Warner Bros.

Photographie

Larry Fong

Musique

Henry Jackman

Support & durée

3D en 2.35 : 1 / 115 minutes