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l'Ecran Miroir

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[critique] Cigognes & compagnie

[critique] Cigognes & compagnie

[critique] Cigognes & compagnie

L’on n’en attendait rien, mais en fait ce Cigognes Et Compagnie est génial, faisant presque penser à la grande époque des Animaniacs chez Warner. Emotions et fous-rires garantis, les plus jeunes devraient adorer, tandis que les adultes apprécieront le second degré d’un scénario bien plus intelligent qu’espéré. Réjouissant !

Forte du succès de l’extraordinaire La Grande Aventure Lego, la Warner vient de lancer le WAG (Warner Animation Group) pour bien montrer qu’il faudra dorénavant compter sur le talent de ses artistes dans le domaine de l’animation pour concurrencer Pixar and Co

[critique] Cigognes & compagnie

On ne va pas s’en plaindre, d’autant que l’on a tendance à oublier que le studio n’en est pas à son coup d’essai et qu’il est à l’origine de nombreux classiques du genre, tels que les Scooby-doo, Tex Avery, Tiny Toons, Animaniacs… Qu’est-ce que l’on adorerait retrouver certaines de ces licences !

Quoi qu’il en soit, c’est donc à Cigognes Et Compagnie qu’est revenu le privilège d’être le premier film à sortir au cinéma sous la bannière du tout nouveau Warner Animation Group. Et très honnêtement, on n’en attendait strictement rien ! Un microcosme en marge du monde des Hommes, basé sur un mythe que l’on a l’habitude de raconter aux plus jeunes, représenté à l’écran par une imagerie censée évoquer une entreprise moderne, dont le fonctionnement va être chamboulé avec l’intrusion d’un mini élément perturbateur, aidé par nos deux héros (l’un ambitieux et respecté, l’autre gaffeur et volontaire) afin qu’il puisse retrouver ses semblables. Non ce n’est pas de Monsters Inc que l’on parle, mais bien de Cigognes Et Compagnie. D’ailleurs, même le titre en VF entretient le flou. Nous craignions d’ailleurs de voir un énième film d’animation avec des personnages hystériques, gesticulants, grimaçants, sans aucune inventivité et encore moins de singularité. Et il est vrai que le début a eu tendance à nous conforter dans nos préjugés. 

[critique] Cigognes & compagnie

Mais c’était sans compter sur les talents derrières cette histoire, qui pour le coup, auraient dû nous intriguer et nous donner envie. Le scénariste-réalisateur n’est autre que Nicholas Stoller, à qui l’on doit Nos Pires Voisins ainsi que l’écriture de Zoolander 2. Son collègue Doug Sweetland vient de l’écurie Pixar, où il avait notamment eu l’occasion de mettre en scène le formidable Presto. Enfin, Phil Lord et Chris Miller, les génies ayant réalisé 21 Jump Street et sa suite, Tempête De Boulettes Géantes et La Grande Aventure Lego, sont au poste de producteurs exécutifs, apportant une caution supplémentaire au film.

Autrement dit, mais il faudra attendre que le film passe une introduction poussive, Cigognes Et Compagnie est vraiment réussi, avec une animation convaincante et une écriture quasi parfaite, mélangeant assez finement sincère émotion (on vous met au défi de ne pas verser une petite larme de joie devant la résolution des enjeux) et humour non-sensique absolument génial (toutes les apparitions des loups-transformers, la bataille contre les pingouins). Il y a une véritable profondeur dans le récit, n’étant pas qu’une accumulation de vignettes plus ou moins drôles, et les thèmes abordés parleront aussi bien aux enfants qu’aux adultes, qui ne resteront pas insensibles face à une morale d’une modernité plutôt bienvenue (on y parle en réalité de la construction, malgré les différences « normatives » ou les divergences quelles qu’elles soient, d’une unité familiale). 

[critique] Cigognes & compagnie

C’est donc avec enthousiasme que l’on peut accueillir l’arrivée du WAG, car si les prochains films issus de chez Warner seront du même niveau qualitatif (l’on pense au nouveau film Lego), l’on devrait se régaler.

N’hésitez pas à aller voir Cigognes Et Compagnie, qui ne paye certes pas de mine mais qui nous rappelle par instants la folie de la grande époque Warner, notamment le ton décalé et l’énergie communicative des Animaniacs.

C’est le meilleur compliment à faire à ce film ! 

 

Titre original

Storks

Mise en scène 

Nicholas Stoller & Doug Sweetland

Date de sortie

12/10/2016 avec Warner Bros.

Scénario 

Nicholas Stoller

Distribution 

Avec les voix françaises Florent Peyre, Bérangère Krief & Issa Doumbia ; les voix en VO de Jennifer Aniston, Andy Samberg & Danny TRejo

Photographie

Simon Dunsdon

Musique

Jeff Danna & Mychael Danna

Support & durée

2.35 : 1 / 87 minutes

 

Synopsis : Le mythe de la cigogne livreuse de bébés revisité.
Pendant longtemps, les cigognes livraient les bébés. Désormais, elles acheminent des colis pour un géant de l'Internet. Junior, coursier star de l'entreprise, s'apprête à être promu. Mais il actionne accidentellement la Machine à Fabriquer les Bébés… qui produit une adorable petite fille, en totale infraction avec la loi !
Avec l'aide de son ami Tulip, seul être humain sur le Mont Cigogne, Junior se précipite pour effectuer sa toute première livraison de bébé. Le temps presse car son patron ne tardera pas à apprendre la nouvelle… Junior pourra-t-il redonner aux cigognes la vraie mission qui est la leur ?