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l'Ecran Miroir

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[critique] les Heures sombres

[critique] les Heures sombres

[critique] les Heures sombres

Un Joe Wright fabuleux que ce biopic –ou tout comme - sur Winston Churchill, se concentrant sur son arrivée au pouvoir au poste de Premier Ministre pendant une période trouble pour le gouvernement et le peuple britannique, lorsque les armées allemandes menaçaient leur pays. Aussi drôle que subtil, Les Heures Sombres parvient à raconter une histoire captivante et dense sans jamais provoquer l’ennui, bien trop souvent de mise dans ce genre de production. Et que l’on donne un Oscar à Gary Oldman !

[critique] les Heures sombres

Joe Wright est un réalisateur sous-estimé. Son nouveau film prouve une fois de plus son immense talent de metteur en scène. Car Les Heures Sombres n’est pas un biopic traditionnel, un genre bien souvent synonyme d’ennui ou manquant de « personnalité » - un paradoxe, s’avérant d’une étonnante modernité, tant dans son écriture, fine et juste, que dans sa réalisation inventive. Après avoir revisité Tolstoï avec son formidable Anna Karenine, mais surtout Jane Austen avec son Orgueil Et Préjugé et J. M. Barrie avec Pan, c’est à une autre icône britannique que s’intéresse ici le réalisateur : Winston Churchill. En se focalisant plus précisément sur la période trouble qui l’a vu arriver au pouvoir au poste de Premier Ministre, Joe Wright parvient à magnifier l’homme – sans pour autant négliger ses nombreux défauts, ce qui le rend d’autant plus attachant et charismatique - devenu un véritable héros populaire en un temps record, tandis qu’il devait lutter à la fois contre l’envahisseur allemand mais également contre la majorité de ses propres compatriotes au gouvernement.

[critique] les Heures sombres

Parce qu’il mêle subtilement l’humour (on rit énormément devant ce film !) à un récit aux enjeux forts (on parle tout de même d’un pays qui était à l’époque prêt à trouver un accord avec Hitler avant que Churchill ne fasse entrer les britanniques dans la résistance), le film est continuellement captivant et instructif, d’autant que le personnage joué par Lily James est la référente idéale pour les spectateurs.

Bien entendu, on retient surtout la performance incroyable de Gary

Oldman, que l’impressionnante transformation physique à base de prothèses ultra sophistiquées ne dessert jamais, permettant au contraire à l’acteur de s’effacer derrière le personnage sans remettre en question l’artificialité du procédé. C’est que la plupart du temps dans ce genre de production, il est difficile de faire totalement abstraction de l’exploit technique permettant à un interprète de jouer un personnage populaire. Ici, il est vraiment possible de ne pas penser à Gary Oldman, et de profiter ainsi pleinement de son interprétation. Les meilleurs effets spéciaux sont ceux que l’on ne remarque pas !

N’hésitez surtout pas à aller voir ce film merveilleusement mis en scène (la photographie est magnifique), c’est clairement l’un des meilleurs de ce début d’année 2018 !  

[critique] les Heures sombres

Titre original

Darkest Hour

Date de sortie en salles

3 janvier 2018 avec Universal Pictures

Date de sortie en vidéo

 

Photographie

Bruno Delbonnel

Musique

Dario Marianelli

Support & durée

35 mm en 1.85:1 / 125 min