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l'Ecran Miroir

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[critique] Premier Contact : en vidéo le 12 avril 2017

[critique] Premier Contact : en vidéo le 12 avril 2017

[critique] Premier Contact : en vidéo le 12 avril 2017

Le meilleur film de 2016 arrive le 12 avril 2017 dans nos bacs vidéo préférés. L'occasion pour les plus malchanceux de rattraper leur erreur et pour les autres de revoir, et re-revoir ce chef-d'oeuvre.

l'Avis de Nico (en salles)

Avec Premier Contact, Denis Villeneuve, le metteur en scène canadien de Prisoners et Sicario acclamé mondialement, nous offre son premier chef d’œuvre. Un film d’une grande sensibilité qui fait se côtoyer des thématiques universelles sur l’avenir de l’humanité et sur notre capacité à communiquer, à une dimension plus intime sur la notion de libre arbitre, mix étonnant de Malick, Shyamalan, Nolan et Spielberg, excusez du peu. A ne pas manquer !

C’est probablement l’un des meilleurs films de l’année. Tout est dit, allez le voir dès sa sortie au cinéma. Ne regardez pas de bande-annonce, ne lisez pas le pitch. Allez le voir. Surtout si vous êtes amateurs de Science-Fiction.

[critique] Premier Contact : en vidéo le 12 avril 2017

Parler de Premier Contact n’est pas chose facile. Il faut du temps pour digérer une telle œuvre, tout comme il faut éviter autant que possible de vous dévoiler des éléments de l’intrigue qui peuvent être assimilés à d’éventuels spoilers. Car la structure même du récit vous donnera instantanément envie de revoir le long-métrage de Denis Villeneuve. Et malgré toute l’estime que nous avions pour le réalisateur canadien, nous ne nous attendions pas à une telle réussite. Prisoners et Sicario, entre autres, avaient beau être d’excellents films, ils ne nous avaient pas marqués au point de crier au génie. Ici, osons le dire, c’est un coup de maître.

Imaginez un peu, des plans contemplatifs à la Malick, du suspens à la Shyamalan (on pense à Signes), la rigueur scientifique de Nolan (Interstellar), le sens de l’émerveillement et l’émotion de Spielberg, tout en retrouvant le style de Denis Villeneuve, car plus qu’un mix improbable mais évident de ces grands réalisateurs, c’est bel et bien un film du talentueux metteur en scène canadien.

[critique] Premier Contact : en vidéo le 12 avril 2017

Alors comment parler de Premier Contact sans vous dire de quoi il s’agit exactement ? Beaucoup de critiques vous spoileront sans doute les intentions de ces extra-terrestres, ayant débarqué mystérieusement un peu partout sur la planète. Or si la découverte, bien en amont, de leurs motivations ne vous posera pas de problème particulier et ne vous gâchera pas la vision du film (ce n’est pas un twist), cela pourra en revanche légèrement altérer votre perception du parcours émotionnel de l’héroïne, qui constitue le véritable cœur de l’œuvre. Ce n’est clairement pas un film de science-fiction tel qu’on pourrait l’envisager sur la seule base de son pitch, et c’est justement tout ce qui en fait sa préciosité et son originalité. Premier Contact fonctionne ainsi de différentes manières, faisant se côtoyer des thématiques universelles sur l’avenir de l’humanité et sur notre capacité à communiquer (ou plutôt à comprendre l’autre) à une dimension plus intime sur la notion de libre arbitre. Le scénario est dicté par les différents choix que font les personnages, et non inversement. Ce qui est de plus en plus rare au cinéma.

D’où le fait qu’il est très facile de s’attacher à Louise Banks, jeune linguiste propulsée dans cette aventure littéralement extraordinaire (les militaires sont autant des extra-terrestres pour elle, que les extra-terrestres en eux-mêmes). On entre dans le récit avec elle, et l’on passe par les mêmes états émotionnels qu’elle. Cela donne lieu, notamment, à deux scènes absolument géniales, entre autres, qui montrent à quel point la mise en scène de Denis Villeneuve est subtile. Deux scènes qui témoignent du caractère solitaire du personnage d’Amy Adams et de sa difficulté paradoxale à communiquer – ce qui va être l’un des axes de son arc narratif - pour une enseignante, la première étant celle de la révélation de l’arrivée des extra-terrestres qui se fait en hors champ lors d’un cours à l’université, et la seconde, celle qui suit son entrée à l’intérieur de l’un des vaisseaux (la mise en scène de cette séquence est prodigieuse et immersive comme peu de films parviennent à l’être, elle retranscrit parfaitement l’état de confusion mêlé d’excitation que l’héroïne ressent lorsqu’elle pénètre dans l’antre des aliens).

[critique] Premier Contact : en vidéo le 12 avril 2017

On  ne pourra pas vous en dire plus sans vous gâcher le film (autrement dit, on ne peut vous parler de l’apparence des extra-terrestres ni de leur manière de communiquer sans spoiler). Sachez qu’il s’agit d’un récit d’une étonnante simplicité, brassant plusieurs thématiques qui ne manqueront pas de questionner les spectateurs, extrêmement émouvant sans verser dans une surenchère de bons sentiments. Denis Villeneuve livre un travail phénoménal, parvenant à créer une ambiance oppressante ou du moins nébuleuse (il brouille avec talent toute notion de temps, maîtrisant les ellipses et les flashbacks à la perfection) et à saisir avec justesse et naturel les réactions de ses différents personnages, interprétés, il faut l’avouer, par un casting remarquable. Il faudrait d’ailleurs songer à donner un Oscar à Amy Adams, tant elle prouve une fois de plus qu’elle est bel et bien l’une des plus grandes actrices de sa génération.

Quand on voit Premier Contact, on ne peut que se dire que la suite de Blade Runner est entre de bonnes mains !

Un chef d’œuvre à ne pas manquer !

Titre original

Arrival

Date de sortie en salles

7 décembre 2016 avec Sony Pictures

Date de sortie en DVD

12 avril 2017 avec Sony Pictures Home Video

Photographie

Bradford Young

Musique

Jóhann Jóhannsson

Support & durée

Blu-ray SPHE (2017) region B en 2.35 :1 / 116 minutes