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l'Ecran Miroir

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[critique] La Promesse d'Une Vie : du grand cinéma

Publié par Nico sur 15 Avril 2015, 07:41am

Catégories : #Sur écran : sorties cinéma, #Cinéma 2015, #Cinéma historique

[critique] La Promesse d'Une Vie : du grand cinéma

Pour son premier film en tant que metteur en scène, Russell Crowe livre une oeuvre humaniste, sorte d'épopée mélo-dramatique tendance mystique inspirée de faits réels. L'acteur fait preuve d'un certain talent pour raconter cette histoire, que le titre français, La Promesse D'Une Vie, illustre plutôt bien. Un très beau film.

Nous étions plutôt impatients de connaître la nouvelle facette de Russell Crowe, qui signe avec La Promesse D'Une Vie son premier film en tant que réalisateur. Le résultat ne déçoit pas, bien au contraire. Inspirée de faits réels, cette histoire profondément ancrée dans la culture australienne, pays dont est originaire l'acteur de Gladiator, met en avant de belles valeurs portées par des personnages bien écrits et dénués de tout manichéisme. Très classique dans sa forme, l'oeuvre est mise en scène avec une certaine efficacité, allant droit à l'essentiel sans s'embarrasser d'effets de style inutiles.

S'inspirant principalement de grandes épopées mélodramatiques hollywoodiennes, le film de Russell Crowe trouve son originalité dans son duo de personnages principaux, tous deux dotés d'un don : elle (Olga Kurylenko), lit l'avenir dans le marc de café, lui, est un sourcier, comme le titre du film l'indique (The Water Diviner). Sa traduction en français ne tient pas compte de cette particularité, et pourrait même sonner « fade », pourtant elle se révèle finalement pas si inappropriée étant donné les nombreux sens que l'on peut lui donner après la vision du film, qu'elle illustre ainsi plutôt bien. En insérant un petit côté mystique au récit, les auteurs trouvent un moyen judicieux pour contourner les quelques facilités scénaristiques et autres coïncidences heureuses qui le parcourent. Comme pour magnifier le caractère extraordinaire du film, qui, malgré sa dureté parfois extrême, est continuellement ponctué de ces petites touches miraculeuses et salvatrices. D'ailleurs, Russel Crowe privilégie systématiquement la symbolique de l'aventure entreprise par son héros, plutôt que la peinture historique des événements qu'il traverse (quand bien même ceux-ci témoignent d'une reconstitution exemplaire). Bien évidemment, le long-métrage n'est pas exempt de maladresses, comme son montage souvent trop elliptique ou sa gestion de l'espace, et les effets spéciaux sont peu convaincants. Néanmoins, l'implication de son réalisateur et interprète force le respect, et il s'avère en outre être un bon directeur d'acteurs.

Très émouvant et juste, La Promesse D'Une Vie est un très beau film s'inscrivant parfaitement dans la vision du « grand cinéma » auquel l'acteur a souvent participé. Livrant une oeuvre humaniste aussi réussie qu'ambitieuse pour une première expérience, Russell Crowe nous prouve qu'il faudra désormais compter sur ses talents de réalisateur.

Très prometteur.

 

 

Titre original

The Water Diviner

Mise en scène 

Russell Crowe

Date de sortie

15/04/15 avec Universal

Scénario 

Andrew Knight & Andrew Anastasios

Distribution 

Russell Crowe, Olga Kurylenko, Yilmaz Erdoğan, Jai Courtney & Dylan Georgiades

Photographie

Andrew Lesnie

Musique

David Hirschfelder

Support & durée

35 mm en 2.35 : 1 / 111 minutes

 

Synopsis : La Promesse d'une vie est une épopée d’aventures se déroulant en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, dans la péninsule de Gallipoli. Un paysan australien, Joshua Connor se rend en Turquie à la recherche de ses trois fils portés disparus. Malgré les barrages de la bureaucratie militaire, sa détermination ne fléchit pas. Il est d’abord aidé par la belle Ayshe, la propriétaire de l’hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils. Pour découvrir la vérité et enfin trouver la paix intérieure, Joshua, accompagné du Commandant Hasan, est contraint de sillonner un pays ravagé par la guerre où la frontière entre le Bien et le Mal n’est plus si nette et l’ennemi si clairement identifiable.

 

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