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l'Ecran Miroir

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Quand je regarde l'écran, l'écran me regarde.


[critique] Chantons sous la pluie : the Dancing Cavalier

Publié par Vance sur 20 Octobre 2014, 10:49am

Catégories : #Sur écran : sorties cinéma, #Sur écran : rattrapage de séance, #DVD, #Comédies musicales

Chantons sous la pluie est sans doute la comédie musicale au cinéma la plus connue et la plus réussie ; c'est également l'un des plus beaux films jamais tournés.

 

Dans sa version remasterisée, les images sont de toute beauté, le nettoyage de la pellicule ayant été drastique mais efficace, magnifiant les décors et les costumes multicolores : c’est une restauration réussie à mon sens. Le format 4/3 proposé sur le DVD collector peut surprendre, mais le film a bien été édité en 1.33:1 – du moins si j’en crois les spécifications techniques trouvées sur le net. Certes, on remarque bien qu’il y a d’infimes pertes sur les côtés, notamment dans les plans moyens avec plusieurs personnes, mais ça n’ôte rien au plaisir que procure ce spectacle.

 

Film célèbre, plusieurs fois cité dans les palmarès comme un des meilleurs films de tous les temps – et la meilleure comédie musicale - il s’agit d’une œuvre d’une rare intelligence autant que d’un spectacle haut en couleurs, jouissant d’un équilibre inouï entre la comédie, les numéros de danse et de chant et quelques séquences carrément surréalistes sur des décors que n’aurait pas renié Dali. Un scénario malin (pourtant écrit autour des chansons préexistantes) parvient à mettre en valeur toutes les qualités athlétiques et artistiques de Gene Kelly – qui s’est avéré être un véritable tyran sur le tournage – mais sait parfaitement dispenser son lot d’émotions et de beauté pure. Impossible de ne pas citer les chansons inscrites dans l’imaginaire collectif, comme Singin’ in the rain, Make ‘em laugh ou Good morning ; elles s’accompagnent toutes d’une chorégraphie somptueuse où la virtuosité le dispute à la grâce.

Ces scènes sont des enchantements visuels, certains plans sont un hommage à l'arc-en-ciel avec des couleurs pimpantes et fraîches, notamment la séquence onirique marquant le triomphe du cinéma parlant. J’ai un faible pour la partie imaginaire devant des décors de Broadway, dans laquelle apparaît l’époustouflante Cyd Charisse, aux jambes interminables et au visage à la froide beauté, mais les numéros de Donald O’Connor, véritable fou chantant et dansant, sont irrésistibles – et sont également passés à la postérité ; je persiste à penser qu’il est dommage qu’il n’apparaisse pas davantage à l’écran (sa prestation lui a tout de meme valu un Golden Globe). Les connaisseurs s’amuseront à identifier les très nombreux clins d’œil à des œuvres précédentes de Kelly ou des producteurs, comme par exemple Un Américain à Paris.

Une harmonie incroyable se dégage de ce film de Stanley Donen (coréalisé par Kelly lui-même) qu'on ne retrouve guère que sur les grandes œuvres de Vincente Minelli. Il faut privilégier la version anglaise, ne serait-ce que pour la séquence du doublage avec Lina Lamont et sa voix de crécelle, encore plus insupportable en VO (surtout la projection en avant-première avec le son décalé, lorsque elle dit "No, no, no !" alors que c'est l’acteur qui opine du chef et remue les lèvres : une scène devenue culte). On note néanmoins un décalage de tonalité entre les parties chantées et les dialogues, mais c’est davantage dû à l’enregistrement. Gene Kelly, qui ne dispose pas d’une voix puissante, est tout à fait à son aise.

 

Jamais surfait, toujours à la limite entre l'humour, la dérision et le respect des grands classiques, c'est un véritable bonheur. Toutes les générations doivent avoir vu une fois cette perle.

A posséder absolument.

 

 

 

Titre original

Singin' in the rain

Réalisation 

Stanley Donen

Date de sortie

Septembre 1953 avec les Films du Paradoxe

Scénario 

Bettie Comden & Adolph Green

Distribution 

Gene Kelly, Debbie Reynoilds, Donald O' Connor & Cyd Charisse

Photographie

Harold Rosson

Musique

Brown, Hayton & Freed

Support & durée

DVD collector Warner (2007) zone 2 en 1.33:1 / 102 min

 

Synopsis : Comment, à la fin des années 20, lors du passage du muet au sonore et parlant, l'équipe du film le plus attendu d'Hollywood arrive à éviter le fiasco qu'aurait pu causer la voix nasillarde de sa vedette en le transformant en comédie musicale.

 

 

[critique] Chantons sous la pluie : the Dancing Cavalier

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language of desire 11/02/2017 09:33

Hey that was great to read. Thanks for the great post .Loved every part of it.

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