Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
l'Ecran Miroir

l'Ecran Miroir

Menu
[critique] Harry Potter & la Chambre des Secrets

[critique] Harry Potter & la Chambre des Secrets

[critique] Harry Potter & la Chambre des Secrets

l'Avis de Nico

Deuxième épisode réalisé par Colombus, ce fil se veut un peu plus cohérent car plus cinématographique. En effet, on est déjà familiarisé avec l'univers, inutile de perdre son temps, autant développer le scénario sans débordements.

Bon, eh bien encore une fois, je ne suis pas totalement convaincu. Certes, l'histoire est bien mieux mise en scène, mais le film a une durée vraiment trop imposante (2h30 environ) pour demeurer dynamique et plus léger. On suit ça en étant plutôt content mais un peu en dormant. 

En fait, il a les mêmes défauts et les mêmes qualités que le premier.

D'abord, il est trop proche de l'Ecole des sorciers : je les mélange sans cesse. 

Ensuite, il est toujours aussi peu finaud. Les spectateurs ne sont pas stupides, quel est le but de ces scènes explicatives qui tirent en longueur ? 

Enfin, les effets spéciaux sont toujours d'un mauvais niveau. Bon, le baslic est un peu mieux fait que le reste, mais uniquement en CGI, je ne le trouve pas réussi lors des plans où l'on voit la bestiole en réel. Les araignées, mouais, pas inspiré leur design. Le phoenix, même réflexion. Le truc le plus le plus ridicule restera sans conteste Hermione transformée dans la scène des toilettes, heureusement le plan est rapide. A la rigueur, Dobby me paraît correct, même s'il est lui aussi totalement à côté de la plaque. Rappelez-vous quand même que ce film date des Deux Tours et de son Gollum largement plus réussi. 

harry-potter-2--05.jpg

En ce qui concerne la musique, les nouveaux passages sont très bons, même si encore une fois ils me font trop penser à Indiana Jones. Mais il y en a un qui est vraiment paresseux, c'est celui du match, qui ressemble à s'y méprendre à la scène de la poursuite au début de Star Wars episode 2 (sorti quelques mois avant). C'est marrant car ce passage n'est pas sur la bande originale en plus, il me semble bien. 

Avec tout ça, qu'est-ce qu'il y a de bien ? 

Il y a cette volonté d'en faire un film plus sombre. Ces plans où Harry se retrouve devant ces inscriptions sur les murs sont absolument remarquables. Cette scène où il se trouve dans un magasin peu recommandable également. On sent déjà la tournure des aventures du jeune sorcier. Ces délires avec Branagh, le coup des limaces, le bras sans os... 

harry-potter-2--02.jpg

Tiens, tant que j'y suis, Branagh, il m'a épaté dans ce rôle [NDLR : celui du professeur Lockhart]. Et puis nous avons l'immense joie d'avoir Isaacs dans le rôle de Lucius Malfoy, un acteur que j'apprécie beaucoup. Le casting d'Harry Potter devient vraiment très très intéressant. Les jeunes acteurs grandissent, ils commencent déjà à avoir quelques habitudes, ils sont plus à l'aise. 

J'ai beaucoup aimé les quelques décors nouveaux, tels que la chambre Serpentard (apparemment située dans un lac, avec ses superbes reflets), les toilettes (c'est con, mais je pense que leur architecture est très intéressante). L'utilisation de la fameuse tapisserie de "La Dame à la Licorne" est très judicieuse, dans la salle commune Gryffondor

A part ça ? Euh, eh bien je pense que c'est pareil que le premier. Le film est très "confortable" en fait. La magie fonctionne à moitié, toujours cette sensation de voir une attraction. La caméra n'est pas mobile, elle ne donne pas vie au château. Oui, il y a quelques plans superbes, mais rien de vraiment enthousiasmant, on est pas face à un film débordant de trouvailles. Je vois des enchaînements de séquences, sympa certes, mais qui ne m'emballent pas vraiment. Et ce n'est pas les erreurs de montage tels que les équipes de tournages visibles ou bien les mauvais raccords qui vont me faire changer d'avis.

harry-potter-2--06.jpg

A dire vrai, eh bien je ne sais pas quoi ajouter. Je vais juste vous parler de la scène du basilic. Cette scène contient à la fois tous les trucs qui me gênent (raccords entre basilic en CGI et en réel, pas de vrai suspens, cette faculté à expliciter les actions par le phoenix, le choixpeau, Riddle, Giny, Harry...) et tous les trucs que j'aime bien (ce plan tournoyant lorsqu'Harry se fait pourchasser, cette gestion de l'espace vraiment sympa, le truc des lettres inscrites par Riddle, les décors). Je trouve cette scène très représentative du film entier. 

Enfin, j'ai noté un détail qui m'a fait tilter : l'évasion d'Harry, Giny, Ron, Lockhart qui se tiennent tous par les jambes lorsque le phoenix les remmène chez eux, serait-ce un petit clin d'œil à l'affiche des Goonies (scénarisé par Colombus, je le rappelle) ?

[critique] Harry Potter & la Chambre des Secrets

 

Titre original

Harry Potter & the Chamber of secrets

Mise en scène 

Chris Columbus

Sortie en salles 

4 décembre 2002 avec Warner Bros.

Sortie en vidéo

5 juin 2003 avec Warner Bros.

Scénario 

Steve Kloves d’après l’œuvre de J.K. Rowling

Distribution 

Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Richard Harris & Kenneth Branagh

Musique

John Williams & William Ross

Photographie 

Roger Pratt

Son 

Blu-ray Warner (2013) edition Spéciale region ALL en 2.35:1 / 150 min

 

Synopsis : Alors que l'oncle Vernon, la tante Pétunia et son cousin Dudley reçoivent d'importants invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre. Dobby, un elfe, fait alors son apparition. Il lui annonce que de terribles dangers menacent l'école de Poudlard et qu'il ne doit pas y retourner en septembre. Harry refuse de le croire.
Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante. Celle-ci lui dit que la redoutable et légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l'héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard. Les victimes, retrouvées pétrifiées par une force mystérieuse, se succèdent dans les couloirs de l'école, sans que les professeurs - pas même le populaire Gilderoy Lockhart - ne parviennent à endiguer la menace. Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.
 

l'Avis de Vance

On enchaîne avec un film que j’avais détesté au cinéma (je m’y étais ennuyé si ferme que j’avais dû somnoler, un comble !).

Je le trouvais donc déjà mou, cul-cul et soporifique en salles, et ça ne s'est pas arrangé en vidéo, à ma grande déconvenue. Sauf que... si on passe sur une intro poussive, des épisodes incongrus (comment Hagrid a-t-il pu demander aux gosses d'aller dans l'antre de sa petite chérie à huit pattes alors qu'ils ont failli y laisser leur vie ?), des interventions tirées par les cheveux (ouais, la magie a bon dos et les voitures magiques sont en outre dotées d'intelligence), et une longueur mal gérée, on se rend compte que les acteurs commencent à maîtriser leur rôle et que les personnages s'installent dans le cycle. Malgré leur maladresse, voire leur lourdeur (Columbus est tout sauf subtil), on remarque des plans furtifs, des regards, des mots qui petit à petit échafaudent un ensemble plus complexe qu'il n'y paraît. Après tout, les livres sont denses et, s’ils élaborent un univers qui n’est ni cohérent, ni original, ils  permettent surtout de se passionner pour des personnages qui évoluent doucement mais sûrement avec leurs caractéristiques propres et un contexte spécifique. Harry, l’Elu pleurnichard, peut toujours compter sur la sémillante et docte Hermione et le faussement couard Ron pour mener à bien les quêtes qui lui tombent dessus : ce sont ces liens d’amitié indéfectible qui enrichissent l’histoire et sauvent le métrage du désastre. On pourra ajouter le charisme de Richard Harris (que j’aime beaucoup dans ce rôle, son successeur conférant à Dumbledore un côté plus « Gandalf » un peu déstabilisant) et l’abattage de Kenneth Branagh.

Le film est incontestablement raté - de mon point de vue, c'est-à-dire qu’il n’est ni délassant, ni amusant - mais intrigue dès lors qu'on interroge le sens de certaines séquences, un peu comme si Columbus avait sacrifié sa mise en scène sur l'autel de la continuité. Peut-être avait-il de grosses ambitions pour la suite…

 

L’image n’est ni meilleure, ni pire que celle du premier volet : une palette de couleurs douces, davantage de textures et un contraste légèrement supérieur ; l’intégration des effets spéciaux est assez réussie ce qui laisse à penser que le master a été travaillé en ce sens. La VO continue de surprendre par sa puissance dans les basses et la clarté des envolées lyriques.