Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
l'Ecran Miroir

l'Ecran Miroir

Menu
[critique] Blade : l’autre Underworld

[critique] Blade : l’autre Underworld

De la trilogie Underworld à Blade, il n’y a qu’un pas : les similitudes, tant du point de vue du design, de la bande son que des accessoires ou de l’adaptation du mythe vampire, sont légion. Et si Underworld met clairement en avant l’héroïne en jouant effrontément sur son côté sexy par l’intermédiaires de nombreuses poses appuyées, Blade en rajoute dans le sens (genre) opposé : macho, taciturne et maître en arts martiaux de toutes sortes, il privilégie l’action et l’efficacité à la réflexion et aux discours – et n’oublie jamais de « se la péter » pour renforcer sa prestance.
Au final, on obtient un mélange stylé et assez fun, avec un Wesley Snipes à fond dans son personnage (au vu de ses récentes déclarations du fin fond de sa cellule – il souhaiterait monter un 4e épisode - on a même l’impression qu’il n’en est jamais ressorti). On se délectera de quelques chorégraphies de combat très graphiques distribuées sur un rythme enlevé qui font presque passer les aberrations du scénario, la médiocrité des dialogues, le jeu sans une once de finesse et un finale complètement raté où les effets spéciaux atteignent vite leurs limites (surtout en HD où les décors font pâle figure et le sang numérique détonne). Difficile en revanche de passer outre la vision ridicule de ce Cénacle vampire où les Anciens (les « Sangs Purs ») se font proprement balayer par une bande de parvenus.
 
La bande son est évidemment un atout, saturée de basses et multipliant les effets surround, alors que l’image est moins travaillée, moins soumise aux filtres, ce qui contribue à rendre l’univers de Blade plus « réaliste » que celui d’Underworld, tout en le maintenant légèrement à distance (l’expression « futur proche » convient à merveille). La partition de Mark Isham, sans être inoubliable, a un style propre qui sied finalement bien à l’univers esquissé à partir du comic-book créé par Marv Wolfman et Gene Colan. Norrington fait ce qu’on lui demande : en mettre plein la vue, même sans véritable texture ni même talent ; il a flingué en beauté la Ligue des Gentlemen extraordinaires et nous  livre ici un pur produit commercial à la gloire d’un héros charismatique sur la voie de l’iconisation.
Le blu-ray Metropolitan jouit d’un VO et d’une VF en DTS-HD et de quelques suppléments documentaires outre les commentaires audio.
 
Retrouvez la liste des autres critiques de films de vampires en cliquant sur la bannière ci-dessous.
 

Ma note (sur 5) :

3

 

 

Titre original

Blade

Mise en scène 

Stephen Norrington

Date de sortie

18 novembre 1998 avec New Line

Scénario 

David S. Goyer à partir du comic-book de Wolfman & Colan

Distribution 

Wesley Snipes, Stephen Dorff, Kris Kristofferson & Udo Kier

Photographie

Theo van de Sande

Musique

Mark Isham

Support & durée

Blu-ray Metropolitan region B (2012) ; 2.40 :1 / 120 min

 

 

Synopsis : Les Vampires existent. Mêlés aux humains, ils s’en cachent la plupart du temps, mais la nuit est à eux. Un obstacle les empêche cependant de régner sur le monde : Blade, le « Daywalker », vampire ayant la faculté de résister à la lumière du jour, et particulièrement vindicatif. Aidé de Whistler, l’homme qui l’a recueilli, il traque et élimine les créatures de la nuit…

[critique] Blade : l’autre Underworld