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l'Ecran Miroir

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Le Petit Nicolas

Le Petit Nicolas

Une chronique de Nico

 

J'avais écrit une petite critique du film lorsque je l'avais vu en salle mais celle-ci s'était effacée par erreur. Finalement cela tombe bien, j'ai un peu plus de recul aujourd'hui. 

A l'époque, j'hésitais à lui donner une note (ce que je ne ferai toujours pas) et je ne savais pas quoi en penser. 

 

Le Petit Nicolas est mon livre préféré. Certes, dit comme ça, ça peut paraître idiot, d'autant plus que je n'estime pas être un immense lecteur, mais c'est vrai. Cinq livres qui m'ont accompagné absolument toute mon enfance et que je relis encore avec le même plaisir. 

 

Outre notre prénom, je partageais avec le héros la plupart de ses histoires : c'est du vécu. 

Et donc, puisque je suis ici pour parler du film et non du livre sur lequel il y aurait tant à dire, je vais expliquer en quoi il m'a déconcerté. 

 

J'avoue, je partais avec d'énormes préjugés après avoir entendu parler du projet et encore plus après avoir vu la bande annonce et les extraits (lors de l'expo qui s'est tenue à l'hôtel de ville de Paris au début de l'année). 

Tout d'abord, le plus évident, le choix de l'acteur : non, Nicolas ne lui ressemble pas ! Il me ressemble à moi ! non mais c'est vrai, c'est pas juste... Le film allait être nul, c'était indiscutable... 

Et puis bon, il fallait bien que je me fasse à ce choix. 

 

Le film donc... 

Passée la surprise, il s'avère que l'acteur principal est plutôt bon... ouf... 

Encore plus surprenant, toute sa bande est carrément excellemment choisie : Alceste est un régal, Agnan parfait, Eudes très bon, Joachim discret mais bien, Rufus, Geoffroy aussi. Et Clotaire ! Une révélation, ce petit acteur ! 

 

Pour l'instant, rien à reprocher. 

Le casting adulte n'est pas en reste avec une mention pour le choix de l'institutrice (Sandrine Kiberlain). 

Mais, première erreur : les parents. Je n'ai rien contre les acteurs, bien au contraire mais leur présence et le nombre de scènes les mettant en valeur phagocytent complètement celles où l'on retrouve les enfants. Certaines scènes comme celle du permis déséquilibrent le film. 

Allez, on oublie, il y a Daniel Prévost et rien que pour lui, et malgré le peu de scènes qu'il a, le film tient la route (petite parenthèse, je me suis toujours dit que si je pouvais réaliser un film, non seulement Le Petit Nicolas aurait été en bonne position sur ma liste, mais en plus j'y aurais mis Prévost). 

 

Bon le casting est bon, alors que dire des décors ? 

Eh bien, ils sont surprenants eux aussi : vraiment bien filmés, bien mis en valeur, avec un soucis du détail qui fait plaisir (un exemple vraiment con mais qui m'a fait tilter : la présence d'un rideau de fils à l'entrée d'une boucherie - si mes souvenirs sont bons - lors de la présentation du personnage d'Alceste, je sais pas pourquoi (cela relève de mon inconscient) mais j'ai trouvé ça parlant). 

 

L'histoire ? 

Plutôt bien écrite, énormément de scènes tout droit tirées des livres. Beaucoup d'humour (la visite chez les médecins par exemple). 

 

Mais alors d'où vient le sentiment de déception ? 

De la fin du film. Une erreur grossière à mon sens. Je ne peux pas la dévoiler mais on tenait presque une très bonne adaptation si le film s'était arrêté 15 minutes plus tôt. Le dernier dialogue est absolument débile, on sent le souci de bien faire et c'est ça le plus rageant. Une sorte d'hommage poussiéreux alors que le film gagnerait à être plus moderne et distant (comme la scène digne de Chabat où Clotaire pédale dans sa tête pour trouver la réponse à la question de la maîtresse). 

J'avais pu craindre cette sensation dès le générique du début (bien fait mais trop "respectueux" et pas assez délirant ....) et elle s'est confirmée par la suite. 

Je ne dis pas que l'adaptation n'est pas bonne, mais elle manque de fraîcheur par moments. Paradoxalement, d'autres scènes inédites comme le mécanicien sont vraiment en trop. 

 

J'ai néanmoins hâte d'une éventuelle annonce d'une suite (les vacances par exemple). 

Au final un film agréable, drôle, un brin décousu, mais trop "propre", pas assez "cancre" (où sont les grosses bagarres de récréation ? le film manque de tartines qui volent, de baffes, de "Bouillon" qui s'énerve contre la bande de "chouettes copains"), comme cette fin indigne du travail accompli juste avant.