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l'Ecran Miroir

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[info] Conférence de presse The Lone Ranger et avant-première parisienne

[info] Conférence de presse The Lone Ranger et avant-première parisienne

Mercredi dernier a eu lieu la conférence de presse de l'un des films les plus attendus cet été, The Lone Ranger.

Pour l'occasion, le réalisateur, le producteur et l'acteur principal sont venus sur Paris, et en ont profité pour saluer le public lors de l'avant-première qui s'est déroulée le soir même. Retour sur cet événement.

 

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Gore Verbinski, Jerry Bruckheimer et Armie Hammer ont fait tous trois le déplacement dans la capitale afin de venir promouvoir leur nouveau film: The Lone Ranger. Sorti il y a peu aux Etats-Unis, où il a reçu un accueil critique assez froid avec un succès mitigé, le voici débarquant dans les salles en France le 7 août.


Nous l'avions vu (et beaucoup aimé) le mois dernier. Si vous souhaitez lire notre critique, vous la trouverez ici.


Interrogé sur la réception en demie teinte du film aux Etats-Unis - où le personnage du Lone Ranger est très connu - Jerry Bruckheimer s'est défendu : bien sûr aurait-il aimé avoir une réaction un peu plus enthousiaste dans son pays, les critiques n'ayant pas forcément été dithyrambiques, mais il a tenu à nous rappeler que 85% des spectateurs américains sont satisfaits du film, et que ce qui compte avant tout pour lui, c'est la perception du public. S'agissant du « film le plus important de sa carrière », il se réjouit du très bon accueil qui lui est fait en Europe. The Lone Ranger a tout de même conquis 70% des critiques en France.

 

Et si The Lone Ranger est un héros apprécié aux Etats-Unis, il reste très peu populaire dans le reste du monde. Gore Verbinski connaissait d'ailleurs très vaguement le personnage. Le challenge de réaliser une adaptation du héros solitaire était d'autant plus intéressant pour lui puisqu'il fallait tout construire en partant de zéro. L'un des plus grands défis, se souvient Jerry Bruckheimer, fut de « réinventer la relation entre les deux personnages principaux, Tonto et John Reid ». Gore Verbinski ajoutant que dans ses souvenirs, le Lone Ranger était un personnage manquant un peu d'épaisseur, étant à 2 dimensions. Il a donc voulu l'étoffer en le montrant comme un personnage luttant avec lui-même, un peu comme dans les Sam Peckinpah.

 

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Nous l'avions déjà remarqué à plusieurs reprises, mais Gore Verbinski nous le prouve une nouvelle fois : « Je ne peux pas me passer des westerns, c'est dans mon ADN ». Le réalisateur du Mexicain et surtout de Rango nous le confirme en ayant tourné ce western de manière traditionnelle.

Très jeune, il était intéressé par les westerns crépusculaires. Son Lone Ranger marque « la fin d'une ère ». Il cite Liberty Valance et ajoute qu'avec ce genre de film on se trouve dans un « état complexe émotionnellement parlant ». « Tonto apprend à John Reid que la justice, c'est autre chose. Que la justice peut s'acheter ». En effet, ce film est marqué par l'avènement du progrès, dans une époque difficile. La perspective particulière de The Lone Ranger réside dans le fait que le narrateur soit Tonto, le personnage indien. Le progrès n'est pas forcément bien accueilli lorsqu'il nécessite autant de sacrifices. En ce sens, le film de Gore Verbinski surprend par la vision inhabituelle de la construction de l'histoire de ce pays. Il y a une sorte de confrontation entre les lois de la Nature représentée par Tonto, et les lois humaines représentées par le Lone Ranger.


Revenant sur son film précédent, Rango, le réalisateur tient à faire la distinction. Si les deux films sont des westerns, la manière d'aborder le genre a été complètement différente.

Le confort procuré par l'animation n'existe pas lorsque l'on tourne un film - surtout un western - de manière plus traditionnelle dans des décors naturels. Il faut « accepter la confrontation avec la nature ».

Armie Hammer se rappelle de la difficulté et du challenge à jouer en extérieur, au beau milieu des éléments dans des territoires à l'« air vierge » où chaque jour de tournage comprenait sa nouveauté. Gore Verbinski rajoutant que tourner dans des paysages naturels c'est comme « brandir un filet à papillon pour capturer le moment exact ».

« Il y a beaucoup d'hommages dans ce film mais on ne peut pas y échapper. Dans Monument Valley, le paysage vous parle ». Tout content de nous raconter ensuite son anecdote d'un guide amérindien lui ayant fait remarquer avec le sourire qu'il venait tout naturellement de poser sa caméra à l'endroit même où John Ford avait posé la sienne !

 

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Autre petite anecdote amusante évoquée, la relation entre Armie Hammer et Johnny Depp ou plutôt entre le Lone Ranger et Tonto. Autant dire que le très talentueux acteur de  The Social Network fut décontenancé en rencontrant pour la première fois son futur coéquipier dans un café, ce dernier arborant un oiseau sur sa tête à l'image de son personnage !

« La relation entre John Reid et Tonto passe de « docteur/malade » à « mentor/élève » pour enfin être celle de deux partenaires » explique l'acteur, « Rester ensemble pour survivre : au début enchaînés, ils sont à la fin main dans la main ».


La conférence de presse fut rapidement suivie par l'avant-première. L'occasion de revoir le film, et de confirmer notre point de vue. The Lone ranger est un très bon spectacle, avec une séquence de fin jubilatoire, accompagnée par une musique qui donne un rythme incroyable aux images et aux situations cartoonesques. A voir !