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l'Ecran Miroir

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[critique] l’Adorable Voisine : envoûtante Kim Novak…

[critique] l’Adorable Voisine : envoûtante Kim Novak…

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L’Adorable Voisine fait partie de ces films qui ont bercé de leur féerie particulière les longues soirées d’hiver de notre enfance (il est régulièrement programmé à l’occasion des fêtes de fin d’année). On y retrouve l’incontournable James Stewart, figure tutélaire d’un certain cinéma américain, élégant, versatile, joyeux mais très professionnel. Il figure ici un éditeur célibataire dans un film qui semble se situer à une époque charnière de sa carrière : en effet, il s’agit là sans nul doute d’une de ses dernières comédies puisqu’il enchaînera sur Vertigo et continuera dans un registre plus dramatique. C’est assez délassant, et un peu déstabilisant de voir l’Homme qui tua Liberty Valance opter pour des mimiques et des postures typiquement comiques – c’est même un élément assez peu caractéristique de son jeu fondé sur une désinvolture calculée.

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Face à lui, sa partenaire du film d’Hitchcock pré-cité : Kim Novak.Le même regard envoûtant, la même beauté marmoréenne que dans Vertigo – mais exposés d’une façon radicalement différente. Richard Quine (qui travaillera avec elle pour trois autres productions) joue moins sur l’éclairage que sur un cadrage savant, quoique un peu frivole, et parvient à mettre en valeur la sublime silhouette de l’actrice et ses magnifiques costumes (nommés aux Oscars) sans avoir à jouer sur les contrejours – il sera malgré tout assez aisé à l’œil fripon de deviner que, fidèle à sa réputation d’alors, qui avait déstabilisé Alfred Hitchcock, la star ne portait jamais de soutien-gorge…

L’ensemble étant adapté d’une pièce de Broadway à succès, on ne s’étonnera pas de la longueur parfois lassante des dialogues et de la mollesse du rythme. Ca n’en demeure pas moins une charmante comédie new-yorkaise sur fond de sorcellerie contemporaine, qui se permet de mettre à l’écran l’inoubliable interprète de la Fiancée de Frankenstein dans le rôle d’une tante Queenie un peu à l’Ouest, ainsi qu’un Jack Lemmon encore en devenir, encore dans le registre clownesque (il devait enchaîner sur Certains l’aiment chaud). On le voit, un film charnière pour nombre de ses vedettes. On pourra en outre signaler la présence de Philippe Clay en chanteur évanescent dans le club de jazz fréquenté par les sorciers de Manhattan.

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Le film vaut surtout pour la gouaille de James Stewart et le charisme ensorcelant de Kim Novak, parfaite en sorcière rêvant de tomber amoureuse d'un mortel, malgré les risques encourus. L’évolution de leur romance n’étonnera personne, suivant des rails parfaitement huilés, ponctuée qu’elle est par quelques sourires rassurants. A signaler que le nom du chat de Gillian est beaucoup plus mystérieux en VF (quelque chose comme « Baal-Moloch ») qu’en VO (« Pyewacket »).

Le DVD est malheureusement d'un autre âge, souffrant de beaucoup de grain et d’une colorimétrie vacillante. Le son reste correct.

 

Ma note (sur 5) :

3,4

 


 

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Titre original

Bell, Book & Candle

Mise en scène 

Richard Quine 

Genre 

Romance fantastique

Production 

Columbia

Date de sortie France 

5 juillet 2005 (DVD)

Scénario 

Daniel Taradash d’après la pièce de John Van Druten

Distribution 

Kim Novak, James Stewart, Elsa Lanchester & Jack Lemmon

Durée 

98 min

Musique

Stephen Shing

Support 

DVD Columbia 2002 zone 2

Image 

1.85:1 ; 16/9

Son 

VOst mono

 

Synopsis Gillian Holroyd est une jeune et belle sorcière qui tient un magasin d'art africain, à Greenwich Village, quartier de la bohème new-yorkaise. L'étrange pouvoir qui lui permet de faire et defaire à sa guise les choses de la vie ne l'empêche pas d'être bien seule en cette veille de Noël. Elle sait que le jour où elle tombera amoureuse, son pouvoir magique disparaitra. C'est alors que le séduisant éditeur Shep Henderson, locataire du troisième étage, frappe à sa porte, son téléphone étant malencontreusement tombé en panne...