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l'Ecran Miroir

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Classiques de l’horreur 02 : le Moulin des supplices

Classiques de l’horreur 02 : le Moulin des supplices

 

le-Moulin-des-supplices.jpgUn film de Giorgio Ferroni (1960) avec Pierre Brice, Scilla Gabel, Dany Carel, Wolfgang Preiss, Robert Boehme.

Musique de Carlo Innocenzi.

Un DVD Neo Publishing – Zone 2.

Format 16/9 1.85:1

VO italienne stf, VA stf et VF mono 2.0

 

Une chronique de TWIN

 

Très bon exemple de l'âge d'or du cinoche fantastique italien, Le Moulin des supplices en reprend tous les codes (narratifs, de caractérisation des personnages, visuels, de mise en scène...) et pompe allégrement ceux du fantastique américain (le savant fou, le moulin, les cadavres de cire...). Sans être un chef-d’œuvre absolu, le film se suit avec intérêt mais ne distille que peu d'angoisse malgré ses atmosphères visuelles et sonores très réussies (notamment, les dix dernières minutes, baroques et décadentes, au montage effrayant, et grandement inspirées du House of wax avec Vincent Price).

Les personnages, ainsi que leurs interprètes sont très justes, quand ils ne sont pas hypnotiques (la fille du Professeur et sa mort assourdissante). Honnêtement, on est loin de Fulci ou Bava, mais cela reste un produit d'exploitation très recommandable, notamment grâce à la réalisation de Giorgio Ferroni, aussi connu pour sa version personnelle de La Guerre de Troie (complètement éclipsée, ou presque, par le film de Wise) et d’autres péplums dont un Hercule assez fendard. Dans le même genre, je lui préfère par exemple Opération Peur, toujours chez Neo.

 

le-Moulin-des-supplices-02.jpg

IMAGE :

 

Le moulin des supplices est présenté dans son montage français raccourci et dans son montage intégral (en anglais et italien). J'ai visionné les deux versions et, honnêtement, je n'ai pas repéré les différences... mais je ne connais pas non plus le film par cœur.

Le master de la version raccourcie est très mal défini, sombre et parfois flou, mais bénéficie de couleurs bien contrastées. Le master de la version intégrale est bien plus clair et détaillé, mais la palette chromatique tire sur un voile bleu inexplicable et désagréable. Le gain en cadre est également considérable.

Bref, dans les deux cas, cela reste correct, regardable, mais sans être extraordinaire, en dépit de ce qu’annonce le visuel.

 

SON :

 

La VF, correcte, a pour elle un très bon doublage, à préférer à la version anglaise, ridicule. Mais aucune des deux ne vaut la version originale italienne mono, crédible, dynamique et extrêmement riche en basses, malgré une saturation évidente.

 

INTERACTIVITE :

 

Le bonus principal de cette édition est à chercher dans la présence des deux différents montages de l’œuvre, opportunité cinéphilique dont l’optique de redécouverte devrait ravir les fans du genre.

Quelques filmographies, photos et infos techniques en bonus, ainsi qu'une bande annonce.

Le DVD se présente dans un amaray noir à la jaquette élégante, reprenant la très réussie affiche française d’origine, le tout étant enfermé au sein d’un sur-étui en carton glacé accueillant un visuel plus moderne, en adéquation avec les tons bleus de la jaquette d’époque. Un gros bémol cependant : les textes en quatrième de couverture sont si petits qu’ils en deviennent presque illisibles !