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l'Ecran Miroir

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[critique] Dos au mur : casse à rebours

[critique] Dos au mur : casse à rebours

Dos-au-mur-00.jpg

 

3,3/5 

 

C’est sans beaucoup d’a priori que je me suis rendu à cette séance. Une bande-annonce efficace, fondée sur un pitch malin (une tentative de suicide destinée à faire gagner du temps pour un casse audacieux) et une distribution intéressante ont fait le travail, et l’occasion s’est présentée.


Peu de monde à la séance de 17h. Mauvais signe. Peut-être le beau temps ?

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Quoi qu’il en soit, malgré une construction extrêmement classique, qui s’est refusée d’entretenir le suspense sur les raisons ayant poussé Nick Cassidy (Sam Worthington, aux expressions un peu limitées, mais qui tient parfaitement son rôle d’ex-flic en cavale – on raconte que, souffrant d’acrophobie, il a pris ce job pour vaincre sa peur) sur cette étroite corniche. Très vite, on a droit au flashback explicatif (la prison, l’enterrement du père qui lui offre une occasion de s’évader), histoire de se concentrer sur ce personnage dont le côté sympathique est tout de suite mis en avant : on ne doute pas une seconde de son innocence et, dès le premier regard sur Ed Harris – qui joue un magnat de l’immobilier puant d’orgueil – on se doute bien de l’identité du véritable coupable.


N’empêche : l’intérêt avoué n’est pas dans le mystère, mais bien dans la manière d’arriver à le dévoiler. Dos au mur n’est rien d’autre qu’un film de casse à rebours, avec son lot de plans minutieusement élaborés et les risques de voir l’inévitable petit grain de sable dans l’engrenage… Le fait est que ce réalisateur, venu du film documentaire, sait plutôt bien faire monter la tension inhérente à ce genre de métrages et choisit une alternance de longues séquences sur les différents espaces (la corniche, le coffre-fort, les PC de sécurité) plutôt qu’une mise en scène trop cut pour être honnête. Du coup, certaines ficelles deviennent un peu grosses, surtout lorsqu’il s’agit d’instiller le doute quant à l’honnêteté des protagonistes et la résolution n’évite pas les heureux hasards. Mais la relation entre Mercer (très convaincante Elizabeth Banks en négociatrice rongée par le doute après un cuisant échec) et Cassidy fonctionne bien et les petites touches d’humour indispensables sont à porter au compte du couple Jamie Bell/Genesis Rodriguez – cette dernière étant la bombasse latina de service.

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Une action bien ficelée et distillée (des courses-poursuites à pied et en voiture) et une série de plans vertigineux usant de tous les angles possibles pour nous montrer Worthington en équilibre précaire au-dessus de Madison Avenue. Un peu naïf dans l’ensemble, surtout sur la fin, mais raisonnablement efficace.


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Man on a ledge


Un thriller d’Asger Leth (2012) produit par Summit Entertainment, distribué en France par Studio Canal avec Sam Worthington, Jamie Bell & Ed Harris.

 

Sortie nationale le 15 février 2012.


Projection 2D en 2.35 :1 ; 16/9 – VF (Pas de projection VO). 102 minutes.

 

Synopsis :  Un homme se rend dans un célèbre hôtel new-yorkais, y prend une chambre au 21e  étage et se fait servir un copieux petit-déjeuner. Puis, il sort par la fenêtre et s’installe sur la corniche, attirant l’attention des passants, qui croient à une tentative de suicide. La police met en place les procédures habituelles lorsque l’individu, non identifié, exige d’être entendu par l’inspecteur Lydia Mercer, une spécialiste de la négociation qui est connue pour n’avoir pu empêcher un suicide le mois précédent. On découvre alors que cet homme n’est autre qu’un ex-policier en cavale, condamné pour avoir volé le diamant du propriétaire de l’hôtel