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l'Ecran Miroir

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[blu-ray] Ciné-Club Sensation, séance n° 8 : Spinal Tap

[blu-ray] Ciné-Club Sensation, séance n° 8 : Spinal Tap

 Ciné-Club Sensation

 Spinal-Tap-00.jpg

Un film de Rob Reiner (1984) avec Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, Rob Reiner & Fran Drescher

 

Spinal-Tap-01.jpgVersion & support : blu-ray region ALL distribué par Warner (2009), VF 2.0

Diffuseur : TV LCD à LED Samsung de 40 pouces (LE40A196)

Lecteur : Panasonic BD-60

 

Participants : 7

 

Résumé : Marty DiBergi, grand fan du groupe de rock Spinal Tap (le groupe qui a le plus gros son du monde), décide pour leur dernière tournée américaine de réaliser un documentaire sur eux. Il va donc les suivre dans leur périple à travers les USA, à la rencontre des fans purs et durs, des managers et agents commerciaux, tout en les questionnant sur leurs ambitions, leur passé et leurs impressions et en assistant à la lente déchéance d’un groupe qui, un an auparavant, emplissait des stades entiers…

 

Une chronique de Vance

 

Ce (vrai-faux) rockumentaire adopte dès le départ un ton léger malgré un montage soigné et une recherche d'anecdotes bluffantes (je ne suis pas grand connaisseur, mais j'ai reconnu nombre d'entre elles, et ça commence très fort avec les circonstances de la mort des précédents batteurs – on n’a jamais pu déterminer à cause de qui était décédé le 2e car Scotland Yard ne dispose pas de dispositif pour analyser les empreintes de vomi…), à croire que Rob Reiner et son équipe ont lu des ouvrages comme USA 1972 tant les tribulations de ce groupe de hard rock colle à la réalité, malgré les exagérations, raccourcis et gags qui parsèment le film.

 Spinal-Tap-03.jpg

Fidèle à ce qui deviendra sa marque de fabrique (il suffit de voir sa filmographie, comme Quand Harry rencontre Sally ou Princess Bride), Reiner avec ce premier long-métrage traite son sujet avec un grand respect et, quand il tourne en dérision tant les interprètes du groupe que tout le business et les peoples qui gravitent autour (managers, agents, responsables de com', groupies, fans, roadies), il n'est jamais hargneux et rarement cynique : comme le soulignait l’un de mes amis participant à cette séance, c’est un humour qui fait très « années 80 », on ne s’y moque jamais avec méchanceté. Oui, ces rockers sont allumés, naïfs, irresponsables (ils sont capables de se perdre dans les coulisses de leur propre concert !) et sur le déclin, mais ils ne sont jamais méchants, pédants ou complètement stupides. Mieux, ils sont à la merci du premier individu doté d'un peu de volonté et de charisme qui manipulera leur destinée comme s'ils étaient des gosses (ce qu'ils sont, en gros). On sourit franchement quand on les entend essayer de donner un sens à leur vie et on se marre carrément sur le choix des mises en scène de leur concert (Stonehenge est un moment énorme !), mais lorsqu'on les voit chanter ou jouer de la gratte, lorsqu'on les entend parler (très) maladroitement de leur musique, c'est l'amour de l'art qui s'exprime. La scène où le soliste expose toutes ses guitares (dont une qu'il ne faut même pas montrer du doigt !) me rappelle furieusement les anecdotes de Mott the Hoople qui racontait que la plupart des rockers en tournée aux USA écumaient les boutiques de prêteurs sur gages pour essayer de trouver une guitare inédite - et ils repartaient tous avec une dizaine d'entre elles. Et puis il faut voir une fois un groupe de hard jouer dans une base militaire ou une pension de retraite, ou attendre bêtement l’arrivée d’un fan chez un disquaire désoeuvré pour une séance de promo organisée à l’arrache !

Spinal-Tap-02.jpg
L’ensemble, très court (moins d’une heure et demi), est un peu décousu, la volonté de coller aux contraintes d’un documentaire « amateur » ne permettant pas de conserver un rythme soutenu, mais c’est fort drôle. Ce le sera d’autant plus qu’on a une connaissance, même parcellaire, de ce milieu particulier qu’est le hard rock (les références aux grands groupes des années 70 et 80 comme Black Sabbath, AC/DC, Mötley Crüe sont évidentes).


Le faux bêtisier inclus dans le blu-ray (près d’une heure d’outtakes) en rajoute une couche avec quelques scènes parfois surréalistes (comment autographier une pochette d'album noire avec un feutre noir ?) et de plus longues interventions de Billy Cristal (le serveur mime) ou Fran Drescher. La VF en revanche est à éviter tant le doublage et la synchro sont mauvais.

 

 

 


 

 

Prochaine séance Ciné-Club : les Aventures de Jack Burton, en juin.