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l'Ecran Miroir

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Avatar : et s'émerveiller...

Avatar : et s'émerveiller...

Avatar : et s'émerveiller...

l'Avis de Vance

Avatar, ça fait des semaines, des mois que vous en avez entendu parler. Si vous lisez ces mots sur ce blog, vous faites probablement partie de ceux qui aiment le cinéma, fréquentant voire animant d’autres blogs qui se veulent justement cinéphiles ou cinéphages. Vous l’avez même certainement déjà vu ou alors, si ce n’est pas le cas (encore), vous avez visionné jusqu’à plus soif les trailers qui ont inondé les réseaux. Il y a des chances que vous soyez allés jusqu’à regarder une des nombreuses interviews accordées par le réalisateur miracle, le presque autoproclamé « King of the world ». Vous êtes peut-être même de ceux, passionnés, qui suivent l’actualité du film jour après jour, guettant les nouvelles images et les infos, décryptant les premières impressions, décodant les rumeurs. Avez-vous fait partie des chanceux qui ont participé à l’Avatar Day ? C’est fort possible. Quant aux autres, les rebelles, les ermites, les missionnaires et les ascètes, ne m’en veuillez pas si je ne vous mets pas les renseignements habituels. C’est juste que, ici, j’ai l’impression que ce la ne convient pas. Comme si… comme si écrire sur Avatar sous la forme d’une critique était inopportun.

Parce que c’est déjà fait. Ailleurs. Et souvent très bien.

Et la redondance, vous savez…

Mais n’hésitez pas à farfouiller chez les officiels, si vous en avez envie, ou chez mes collègues ou amis de la Toile qui le font parfaitement bien tout en émettant, au moins, des avis personnels sans aucune autre pression que celle de trouver la manière la plus élégante et la plus attrayante de les exposer. Par exemple Audie vous offre le synopsis chez elle avant un billet ambitieux et réussi sous forme de débat. Vous pouvez aussi coller vos yeux sur l’écran de Jérôme qui s’est enflammé sur le sujet (à raison) tout en sirotant son champagne. Ou encore vous délecter de la prose acerbe de notre Cinéphage préféré (qui en profite ensuite pour vous concocter un article fort à propos sur le cinéma en « relief »). Enfin, n’oublions pas JO4 qui vous exposera avec sa rigueur habituelle son (ou plutôt l’un de ses) coup(s) de cœur de l’année.

Par où commencer ?

Pourquoi pas par la note, hein ?

Boum, la voilà : 5.

OK. Ca, c’est fait.

Donc, j’ai aimé. Adoré même.

Reste à vous dire pourquoi.

Il s’agit de ce complexe, subtil et indéfinissable ensemble de facteurs qui n’expliquent que partiellement le ressenti. Objectivement, face à certains critères, le film est sans doute décevant. Je le reconnais. L’histoire par exemple : ça n’est guère davantage qu’un Pocahontas (ou the New World pour ceux qu’une référence à Disney, pourtant tout à fait pertinente à mon sens, rebuterait) futuriste, à ceci près que John Smith n’était pas volontaire pour s’infiltrer. La démarche d’apprentissage de la culture indigène est en revanche tout à fait similaire, tout comme la relation entre les deux protagonistes empreinte de respect et de passion : on peut également les comparer à celles entre John Dunbar et Dressée avec le Poing dans Danse avec les loups (visionné récemment en blu-ray version longue, le film m’a laissé vide d’émotions, baignant dans une sorte de quiétude extatique). L’observation de la manière dont le peuple infiltré communique, vit en osmose avec la Nature, est également déjà vue par ailleurs. Comme me le soulignait Phil Siné : « rien de nouveau sous le soleil », donc. Mais un film doit-il obligatoirement être fondé sur une histoire originale et surprenante pour plaire ?

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D’autant que le script est loin d’être niais. Les parallèles avec certaines situations géopolitiques actuelles sont évidents, toutefois on ne peut guère taxer le scénario d’être vulgaire ou démagogue. Une seule mention, au cours d’un discours de Jake Sully, nous éclaire sur les motivations des humains : la Terre est morte, ou mourante, détruite par une civilisation qui tourne en rond et fuit en avant (tiens, amusante juxtaposition). On ne peut pas vraiment parler de « gros sabots écolos » !

Alors oui, la musique est vraiment quelconque (à un point qu’il est impossible de se souvenir de la moindre mélodie à siffloter – là aussi, quelle différence avec un chef-d’œuvre comme Danse avec les loups dont la partition enchanteresse demeure gravée des heures durant) : il est loin le temps où Horner nous pondait le score du Nom de la Rose !

J’ai pu lire aussi des griefs contre l’interprétation. C’est peut-être dû à l’extrême caractérisation des personnages, certains n’évitant pas le ridicule de la caricature (le colonel Quaritch/Stephen Lang avec ses poses à la Apocalypse now ou encore Giovanni Ribisi dans le rôle d’un représentant de la « Compagnie » cruellement proche de celui qui accompagne Ripley dans Aliens : obtus et avide). Michelle Rodriguez s’en sort assez bien, presque convaincante en pilote à l’esprit ouvert (vous avez remarqué comme Cameron respecte une certaine tendance du futurisme de la SF classique depuis Heinlein – rappelez-vous Starship Troopers : les hommes servent de chair à canon tandis que les femmes, plus rapides, plus sûres, pilotent les coûteux engins spatiaux et occupent les postes militaires sensibles ?). Mention bien également pour l’inusable Sigourney Weaver, qui nous offre la surprise d’un rôle plus étoffé que ce que laissait paraître la bande annonce, et Sam Worthington qui bénéficie du seul doublage convainquant avec cette narration en voix over rappelant celle de John Dunbar (encore). Mais Zoe Saldana en Neytiri est bluffante, surtout quand on connaît les conditions de tournage : à la majesté féline de ses poses s’ajoute une palette très étendue d’expressions faciales. Les amateurs auront aussi reconnu Wes Studi, méchant Pawnee dans Danse avec les loups (promis, c’est ma dernière référence !) et qui éclabousse l’écran dans le Dernier des Mohicans.

 

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On a glosé sur la colorisation des peaux, écorces, carapaces et pétales où flamboient les teintes les plus vives : sont-ce les mêmes qui n’acceptaient pas les dinosaures hauts en couleurs de Jurassic Park 3 ?

Mais tout ça s’efface devant les visions de Cameron. C’est là où il a réussi à m’enchanter, à me combler. Dans cette façon bien à lui d’emmagasiner des décennies de littérature SF entre les mondes enchanteurs de Jack Vance,  les époustouflantes descriptions de Philip José Farmer ou de Dan Simmons, de couvertures de pulps et de romans où s’entrechoquent les noms de glorieux illustrateurs tels Joe Petagno, Tony Roberts ou encore Rodney Matthews. L’arbre-monde et les rochers flottants ont suscité chez certains blogueurs des associations avec Miyazaki : je n’irai pas aussi loin, car on trouvait déjà cela dans de nombreux textes fondateurs de la SF. C’est à mon sens la grande force de Cameron : nous entraîner CONFORTABLEMENT dans son univers en le balisant d’éléments connus, qui ont peuplé nos rêves de gosses avides de paysages exotiques, sur-naturels et féériques en quête d’aventures et de passions. Grâce à la magie efficace de la technique 3D qu’il refuse de mettre en avant par d’inutiles procédés outranciers (pas de ces plans stupides où on vous projette quelque chose afin que vous esquissiez malgré vous un mouvement de recul), il nous invite à voyager, sans à-coup mais avec force démonstrations. C’est spectaculaire, puissant et éblouissant. Par le biais d’une mise en scène habile (on reconnaît de nombreux plans d’Aliens tout de même), on passe notre temps à plonger et à s’ébaubir, tout en regardant cette très belle histoire d’amour interculturelle se développer sans fausse pudeur ni voyeurisme inutile. L’issue est connue, mais on s’en fout car on en redemande, encore, et encore. Chevaucher ces créatures ailées, zigzaguer entre les lianes et les chutes d’eau vertigineuses, grimper sur d’incommensurables troncs, courir sur des herbes qui s’illuminent sur notre passage (oui Cultiste, comme dans Billie Jean !).

Rêver, donc.

Et s’émerveiller.

 

Titre original

Avatar

Mise en scène 

James Cameron

Date de sortie au cinéma

16 décembre 2009 avec 20th Century Fox

Date de sortie en DVD

21 avril 2010 avec 20th Century Fox

Scénario 

James Cameron

Distribution 

Sam Worthington, Zoe Saldana, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi & Sigourney Weaver

Photographie

Mauro Fiore

Musique

James Horner

Support & durée

3D en 2.35 :1 / 162 min

 

Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

l'Avis de Nico

Avatar est un chef-d'œuvre. 

Dorénavant dans le cinéma, il faudra considérer l'année 2010 comme l'an 1 après - le nouveau cinéma de - JC (James Cameron). 

Oui, Avatar est une date. Faut vraiment être borné pour ne pas voir en Avatar une véritable évolution (technique) du cinéma. 

Quand je parle d'évolution, je parle des effets spéciaux et de la performance capture (merci Gollum d'ailleurs). Non mais, vous ne vous imaginez même pas la mornifle que je me suis prise en Août lors de l'Avatar day, entouré de fans absolus venant voir le nouveau Cameron comme certains vont à la messe. 

Oui, le maître du monde était bel et bien allé filmer sur une autre planète. Bizarre sensation de photoréalisme quand même. Les pinailleurs qui vont me dire "Oui mais sur ce plan-là, au ralenti, on voit bien que le personnage est trop fluide pour être crédible", ces pinailleurs-là, ils n'aiment pas le cinéma. 

Pour ce qui est de la révolution de la 3D, là je suis plus sceptique. Non pas que Cameron ne s'en serve pas correctement, c'est même le contraire (et fallait voir Aliens of the deep aussi), mais vous avouerez qu'aujourd'hui on peut en avoir marre de lire toutes les minutes une annonce d'un nouveau blockbuster converti en 3D. Et cette 3D là, non merci. Je boycotte. 

Avatar n'est pas un chef-d’œuvre parce que techniquement il vous met un aller-retour dans la poire, non, c'est un chef-d’œuvre parce que son histoire est tout simplement superbe. Les histoires universelles, ça marche toujours. Rappelez-vous Joseph Campbell et le "monomythe". Ben oui, inconsciemment le public aime les films s'y rapportant. 

Le cinéma depuis son invention ne cesse de répéter les mêmes quelques histoires (un héros se découvrant, une histoire d'amour...), avec quelques variantes et mélanges. Avatar est un film simplement générationnel et universel. Logique avec la volonté de rentabiliser un tournage pharaonique estimé à près de 500 millions de dollars, mais logique aussi avec les intentions de Cameron (à savoir sensibiliser la population mondiale aux problèmes écologiques). 

Qu'est ce que ça fait plaisir de voir un succès pareil, surtout qu'il ne fallait pas qu'il se plante après Titanic

Et là, pouf, encore une merveille ! 

Le scénario d'Avatar est aussi limpide que celui de Titanic, qui je le rappelle est connu pour être quasiment parfait d'un point de vue strictement narratif. 

Pour Avatar, voyez le début du film : en 10 minutes, il nous présente tous les personnages, toutes leurs motivations, le décor et le thème du film. 

Voilà la preuve du talent de conteur de Cameron. 

Pas une scène inutile jusqu'à la fin du film et une démonstration constante de l'intelligence du metteur en scène. 

Vous voulez quelques exemples ? 

Regardez bien la scène de présentation de Quarritch, le bad guy : premier plan sur les bottes, suivi par un plan sur le flingue. Là, l'uniforme passe avant le personnage. On sait qu'il sera belliqueux, notamment inconsciemment parce qu'il marche de la droite vers la gauche. Ensuite, plan sur sa cicatrice (ouch ! le mec c'est un dur à cuire !) puis enfin plan sur sa tête. Le tout sur un discours paternaliste. On sait que le mec, c'est pas un guignol et qu'il va péter un câble. 

J'en profite aussi pour souligner la première phrase de Quarritch ("You're not in Kansas anymore, ladies and gentlemen, you are on Pandora") qui renvoie bien entendu au Magicien d'Oz de Victor Fleming (1939), connu pour être l'un des films les plus vus et surtout pour ses images passant de tons sépia (le Kansas) à la couleur (le pays d'Oz, en Technicolor). 

Regardez bien sa présentation avec le héros : l'un en fauteuil roulant au ras du sol et l'autre en haut de son mécha. Deux personnages dépendants d'appareils mécaniques, l'un en position de force par rapport à l'autre. L'un coincé sur son fauteuil roulant malgré lui, l'autre installé dans un robot gigantesque lui permettant d'amplifier ses mouvements pour décupler ses forces. Ce doigt mécanique tendu au moment où Quarritch dit à Jake qu'il va lui rendre ses "vraies jambes", n'est-ce pas une belle preuve du talent du réalisateur ? 

Le film est thématiquement très dense (questionnements sur la vie, le réel) et a tout l'air d'un mélange des tendances culturelles de ces 10 dernières années (cinéma asiatique, jeux vidéo, écologie, technologie en haut de liste). 

En effet, on ne peut nier l'importance du cinéma d'animation japonais dans Avatar, celui de Miyazaki en tête (écologie, montagnes flottantes...). Ce plan de Neytiri chevauchant la panthère n'est pas sans rappeler Mononoké sur sa louve. Et puis le plan du mecha de Quarritch sautant du vaisseau en feu semble typique de ce genre. 

On ne peut pas ne pas penser à ces joueurs en ligne se connectant à leur avatar d'elfe bleu de la forêt, et à leur dépendance limite maladive pour certains. Un peu comme Jake se connectant dans son monde et oubliant de manger et se laver lorsqu'il se déconnecte. 

A ce propos, formidables plans de tubes de cryogénisation, cercueil, caisson de connexion se faisant écho, et idée géniale de commencer le film par un plan sur un seul œil qui s'ouvre (sur une lumière bleue) et [ATTENTION SPOILER !] de terminer le film sur deux yeux qui s'ouvrent (le thème du rêve revient souvent d'ailleurs). D'ailleurs, le fait que Jake soit dans un fauteuil roulant et doive se connecter pour aller s'immerger sur la planète Pandora n'est-il pas une image du spectateur assis dans sa salle et mettant des lunettes 3D pour (pour la majorité) la première fois afin de se plonger dans le film ? 

Comment ne pas voir les différents peuples d'Amazonie au travers de l'histoire des Na'vi ? Mais comment ne pas penser également au terme "avatar" qui en Inde évoque l'incarnation d'une divinité sur Terre répondant à un besoin de l'humanité. 

Comme quoi le film n'est pas qu'un film sur le colonialisme. 

Et à ceux qui disent que c'est un simple copié-collé de Pocahontas... Et alors ? C'est carrément ça l'idée, en fait. Ca n'est pas négatif, que je sache. C'est juste une façon de nous faire comprendre que l'Histoire se répète. Le Nouveau Monde n’est pas non plus autre chose. Ben ouais, je sais, Danse avec les loupsStargateAtlantidele Dernier Samouraï... sont passés par là. Peu importe, non ? 

Bref, le scénario d'Avatar est excellent. 

Il permet aussi à Cameron de faire le point sur sa carrière, de reprendre ses préoccupations, de nous raconter une nouvelle histoire où l'Homme est confronté à la Nature. Et il se fait plaisir en s'auto-citant avec ce plan de cheval en feu rappelant ceux du jardin d'enfant du générique de T2, Jake (Jack ?) accroché à un missile (True lies ?), ces hélicoptères et une Trudy Chacon très proches d'Aliens, et la végétation de Pandora très Abyss

Tiens, et si on parlait de la cohérence et de la crédibilité scientifiques ? Non, parce que j'adooooore les gens qui ne se sentent pas dépaysés. Moi, personnellement, je suis déjà dépaysé quand je regarde un documentaire sur la forêt amazonienne, mais bon, les détracteurs semblent blasés... 

Outre l'idée absolument géniale (et surtout extrêmement passionnante) selon laquelle la planète entière vivrait en symbiose et se comporterait comme un cerveau, le design des créatures est bluffant. Tenez par exemple, beaucoup reprochent au look des Na'vi d'être trop proche de nous. Pourtant, ça me paraît logique : sans ça, pas d'identification. 

Du coup comment justifier le fait qu'ils n'aient que quatre membres au lieu d'être des hexapodes comme tous les autres animaux de cette planète ? Et bien Cameron a pensé à tout. Les lémuriens entraperçus ne sont pas si inutiles que ça : regardez bien leurs bras. Leurs deux paires de membres supérieurs ont semble-t-il fusionné au cours de l'évolution. De ce fait leurs bras sont "collés" et seuls leurs avant-bras possédants trois doigts au bout sont séparés. Il est évident qu'au cours de l'évolution les ayant amené à devenir des Na'vi (facile à comprendre hein), ceux-ci ont vu leurs avant-bras à leur tour se souder pour aboutir à une seule paire de membres supérieurs à quatre doigts.

Le lien entre la faune et la flore est également assez recherché. C'est un détail mais le plan où l'on voit le cheval "butiner" comme un colibri avec sa longue langue adaptée à la fleur n'est pas si inutile mais ajoute à la cohérence de l'univers. Tout comme le fait de trouver dans la forêt des éléments mi-animaux mi-végétaux, comme ces espèces de coraux... 

Et puis vous avez remarqué les habits des Na'vi ? Les espèces d'élytres de coléoptères leur permettant de se protéger lorsqu'ils montent sur les dragons, c'est pas une trouvaille ça ? C'est le genre de souci de la crédibilité que j'admire. 

En parlant de détail et de cohérence, il y a un truc amusant que j'ai noté et qui, s'il n'est pas important dans le film, peut amener à se poser des questions sur la perception d'un film selon qu'il est en 3D ou 2D. A un moment, nous voyons des photos sur un frigo. Sauf qu'en visionnant le film en 3D, les photos sont elles aussi en 3D, ce qui n'est pas montré lors de la vision du film en 2D. On ne se doute pas que les photos sont en 3D si on regarde le film en 2D (alors qu'ils auraient pu le montrer facilement). On perd donc un élément de l'histoire. Je sais, ca n'est rien dans le cas présent, mais c'est une information : " la technologie du futur permet de faire des photos en 3D sans lunettes (je sais que ça existe déjà)". C'est un élément contextuel dans ce film et je me demande juste si ce genre d'exemple ne peut pas se reproduire sur d'autres films et pour des trucs plus importants pour l'immersion du spectateur. 

Vous n’avez rien compris ? Pas grave... 

Un mot sur le son : dommage que les bruits des "chevaux" soit celui des vélociraptors de Jurassic park. Est-ce un clin d'œil ? Je n'ai pas entendu le cri Wilhelm [NDLR. Voir la vidéo ci-dessous], mais il doit bien y être... 

 

La musique de James "talalalaaaa" Horner ne m'avait pas semblé extraordinaire, mais il faut avouer qu'après quelques séances, elle est accrocheuse finalement.