Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
l'Ecran Miroir

l'Ecran Miroir

Menu
Marilyn Monroe & les Samouraïs du Père Noël

Marilyn Monroe & les Samouraïs du Père Noël

Un roman de Pierre Stolze, ã J’ai Lu 1986

 

Peyr de la Fierretaillade , jeune diplomate cultivé, est envoyé en mission sur Echo, une planète interdite, pour y découvrir le mystère lié à la découverte du corps de Gandalf, un jeune prince qui avait été enlevé par des pirates. Dans les souvenirs de ce dernier se trouvent mêlés des enfants aux étranges pouvoirs, vivant dans une cité pareille à Pompéi, gardée par des samouraïs et sous la protection du Père Noël. Mais cette cité est désormais menacée par des hordes de Huns dirigés par le mystérieux Attila… Pourquoi Peyr a-t-il été choisi ? Serait-ce parce qu’il a plu à la femme de l’ambassadeur, une beauté ressemblant trait pour trait à Marilyn Monroe ?

Une quête étrange, mêlant mystique et Histoire, progressant lentement au rythme de l’écriture chargée de Stolze, qui n’aime rien tant que les synonymes rares et les adjectifs pompeux. Chaque page est en soi une aventure, obligeant à rouvrir son dictionnaire. Et sur la route de Peyr, on rencontrera des lamas méditatifs, des astéroïdes creux, un tyrannosaure, un char Panzer, des bouteilles de margaux et un pectoral égyptien datant des pharaons antiques… C’est une sorte de fourre-tout joyeusement foutraque, ou les bons mots le disputent aux références, aussi bien historiques que culturelles. Stolze y mêle avec une bonne dose d’humour les thèmes les plus « sérieux » de la SF traditionnelle et on passe du space opera aux voyages temporels avec une dose d’heroic-fantasy orientalisante qui n’est pas sans rappeler le Carpenter des Aventures de Jack Burton. Sans oublier les contes de fées contemporains.

 

Malgré des longueurs inévitables, et pour peu qu’on accroche à ce style ampoulé et volontairement surchargé, on se prend à suivre avec plaisir les pérégrinations de cet aventurier moderne qui s’apercevra qu’au bout de la route, il trouvera même l’explication de sa propre origine. Souvent farfelu, parfois brillant.