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l'Ecran Miroir

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Golden Child

Golden Child

Un film de Michael Ritchie (1986) avec Eddie Murphy

DVD Paramount zone 2 (2001)

Au Tibet, un enfant aux pouvoirs mystérieux gardé dans une lamaserie se fait enlever par des individus dangereux. A L.A., Chandler Jarrel, détective spécialisé dans l’enlèvement et la disparition d’enfants, est contacté pour le retrouver. Lorsqu’il apprendra que c’est un enfant « sacré », il sera d’abord sceptique…

Dès le départ, la musique synthétique (signée Michel Colombier) nous plonge dans l’ambiance : le film a vieilli et affiche son âge. Intrigue à deux balles, effets spéciaux un peu cheap, un peu d’Orient pour l’exotisme et le mystère, un peu de charme avec la plastique généreuse de Charlotte Lewis, et surtout beaucoup d’humour en misant à fond sur Eddie Murphy. Alors, il n’est pas aussi convaincant que dans le Flic de Beverly Hills ou même Un prince à New-York, mais il dispense ses commentaires rigolards avec facilité et décontraction, le tout dans une enquête tarabiscotée. On regrettera du coup de voir si peu Charles Dance, l’énigmatique Sardo Numspa – dont on ne saura rien au final, si ce n’est qu’il papote parfois avec les forces du Mal et possède certains pouvoirs. Le montage à la hache semble faire quelques larges coupes dans un film qui conserve malgré tout une certaine aura de sympathie, à cause de répliques cool et de cette atmosphère particulière qui en fait un ersatz des Aventures de Jack Burton (sorti la même année). De fait, inutile de chercher le moindre réalisme, ne serait-ce que pour Kee Nang/Charlotte Lewis : lorsqu'elle se bat, soit elle a oublié son pantalon, soit un tuyau lui pète à la figure et arrose son chemisier...

Only a man whose heart is pure can wield the knife, and only a man whose ass is narrow can get down these steps. And if mine's is such an ass, then I shall have it.

 

 


 

 

Les images ne sont pas fameuses ni exemptes de taches, mais elles sont de bonne qualité malgré un grain assez présent. Les 10 premières minutes sont les pires, puis la netteté augmente. La VF 2.0 fait ce qu’elle peut grâce à des doubleurs qui connaissent leur métier et à un bon niveau des dialogues (tant mieux car la musique est insupportable, sauf les moments au Tibet où on bascule dans un mode symphonique inattendu). Elle fait penser à un générique de séries des années 80, ou à celui de Commando. Impossible de se souvenir de la moindre mélodie...

Le boîtier est un Amaray simple affublé d’une jaquette sympathique qui n’est pas inintéressante par la façon dont elle induit l’erreur : « Golden Child » inscrit juste sous le portrait d’Eddie Murphy, avec en accroche « Eddie Murphy est l’élu. » c’est quand même gonflé. Attention aux grosses fautes dans les noms propres au dos ! Le disque ne présente aucune sérigraphie en dehors du titre original.