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l'Ecran Miroir

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the Big Lebowski

the Big Lebowski

Un « rapido » par Nico

 

Voilà un film inclassable et vraiment parfait.


Bien maîtrisé de bout en bout (et pourtant sur un scénario plutôt tordu), avec des acteurs absolument en accord avec leur personnage (TOUS, de Jeff Bridges, hallucinant de classe et de désinvolture, à John Goodman, habité, ou Steve Buscemi, drôlissime, ou encore John Turturro, culte... sans parler des petits rôles), et une bande originale complètement surréaliste (j'ai la BO, et ça va de Bach à de la techno ou même de la musique expérimentale).
Je le dis assez rarement, mais ici, le scénario, aussi brillamment écrit soit-il, et bien, je m'en fou. Ce qui me plaît, c'est la palette de vies, de personnages, tous plus inimaginables les uns que les autres, et la manière dont ils sont mis en scène.


J'adore aussi le cadre de Los Angeles pendant les années 90, à la fois si proche et si distant. Les lieux fréquentés sont sublimés (et là je vais peut être dire une énorme connerie mais ça me fait penser à ce que j'aime dans Dumb & Dumber et le cinéma des Farelli plus généralement) : le moindre bar ou bowling, la moindre route éclairée de nuit, tout y est magnifique. Les frères Coen adorent filmer ce genre d'endroits, ils les subliment, tout comme ils subliment leur personnages, souvent de vrais "loosers".


La différence avec les autres films des Coen, c'est que justement dans celui-ci, les personnages sont heureux de leur situation, jamais ils n'essayent de s'en sortir réellement.
Punaise, mais l'idée de départ est quand même dingue, quoi : un mec se fait pisser sur son tapis !