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l'Ecran Miroir

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Le Temps passe à l'envers - 01

Le Temps passe à l'envers - 01

« Les rapidos » forment une série de billets qui, à défaut d'envie, de passion ou d'enthousiasme—même devant des œuvres de qualité—cherchent à dresser un bref portrait de quelques films dont les revendications intrinsèques ou le contexte de visionnage et/ou d'écriture n'appellent pas dans l'immédiat un développement subjectif plus conséquent.

 

Au programme :

  • Stardust
  • Ne le dis à personne
  • La Momie – la Tombe de l'Empereur Dragon

Merci à Etienne pour le prêt des deux premiers (t'as intérêt à nous lire, sinon je ne viens plus sur ton blog !) et à mon père pour le troisième.


 

Le Temps passe à l'envers - 01

 

 

Stardust ****

Un film de Matthew Vaughn (2007).

Voir la bande annonce en cliquant ici.

Visionné en DVD zone 2.

J'ai fini par le voir après un bouche à oreille démentiel au boulot et, effectivement, voici un film d'aventures et d'heroic fantasy pour toute la famille très rafraîchissant, hyper dynamique, finement drôle et doté de surprenantes qualités de mise en scène. A noter encore que la musique a facile pour trotter dans la tête, que les costumes, décors et FX divers sont irréprochables et que le ton innocent facilite une adhésion enthousiaste. Ca rebondit, ça virevolte, ça s'étonne, ça crie, ça claque des portes, ça court, ça danse, ça sourit et c'est mimi. Ca fait aussi passer De Niro pour une grande folle qui joue au pirate-gros-dur-avec-un-cœur-tendre (son meilleur rôle depuis facile 15 ans). Bref, c'est un milliard de fois meilleur qu'un Narnia et c'est tellement intelligent dans cette façon d'aborder le discours vers le jeune public que le film devrait être célébré rien que pour ses vertus altruistes.

Performances techniques de haute qualité. Quelques rares suppléments complètent le programme.

 

 

 

 

Ne le dis à personne ***

Un film de Guillaume Canet (2006).

Voir la bande annonce en cliquant ici.

Visionné en DVD zone 2.

Encore un film encensé à sa sortie et que je découvre bien tardivement. C'est en tout cas la révélation d'un excellent réalisateur (je n'ai pas vu Mon idole ou les courts-métrages qui l'ont précédé). Canet impressionne par sa maîtrise des mouvements de caméra, son sens acéré du montage, ses idées innovantes pour mettre en images chaque scène tout en gardant une cohérence stylistique globale bien précise. Et là où il impose le respect c'est par son talent à maintenir cette exaltation scénique sur le flux entier de l'œuvre, sans aucun relâchement. Il est difficile encore aujourd'hui de parler de la personnalité de sa mise en scène en tant qu'artiste : le sujet ne s'y prête pas forcément et sa carrière est encore trop courte pour dégager des évidences. Il reste que sa patte de technicien va quand même au-delà du simple cadre formel. On sent fréquemment de petites touches, inattendues, qui viennent terminer un enchaînement de plans, qui caractérisent une façon de composer le champ, sans doute assez personnelles et qui sortent Canet d'un simple statut d'habile faiseur. Le réalisateur s'est d'ailleurs trouvé un acteur-objet en la personne de François Cluzet, totalement dévoué à sa cause, au point que l'homme n'avait de mémoire pas livré de composition aussi hypnotique depuis bien longtemps. Le sujet, lui, intrigue, passionne et fait remuer les méninges par confusion maline comme toute bonne adaptation de roman de gare (voilà, maintenant j'attends les menaces de mort des fans d'Harlan Coben !), mais a vite fait d'être oublié une fois le générique de fin disparu.

Prestations techniques très correctes. Aucun supplément (édition simple).

 

 

 

La Momie – la Tombe de l'Empereur Dragon **

Un film de Rob Cohen (2008).

Voir la bande annonce en cliquant ici.

Visionné en DVD zone 2.

Le film tente un relatif renouveau après deux épisodes sympathiques (le premier, proche des serials, de Karloff et l'humour de l'Age d'or ; le second, bas de plafond, dynamique et bien bourrin) mais pas franchement essentiels. Je m'attendais à un bis repetita catastrophique et, finalement, la Momie 3 vaut son pesant de cacahouètes comme résurrection d'un genre bis typique des comics que je n'avais plus retrouvé depuis Indiana Jones & le temple maudit (mon préféré ; je sens déjà Vance entrer en ébullition !). Tout cela est très coloré, agité et juvénile mais, passé l'ennui d'un premier acte assez lourdingue (le coupe vedette est ici avant tout un faire-valoir pour les autres personnages réellement impliqués dans l'intrigue), les séquences d'action les plus invraisemblables s'enchaînent avec un certain plaisir coupable, jusqu'à la baston finale somme toute bien définitive. Il faut quand même reconnaître que le rythme global est un peu lâche, que l'écriture a un côté très artificiel et que Mario Bello en lieu et place de Rachel Weisz retranche par sa version très éloignée du personnage (ou alors le temps a passé au point de la rendre acariâtre !) toute l'innocence des films précédents.

Copie mal définie et piste son timide. Ou comment biaiser avec subtilité le regard des acheteurs vers le Blu-ray.