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l'Ecran Miroir

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Didachè

Savez-vous ce qu’est …

 

… la Didachè ?

 

Expression trouvée dans l’Héritage des Templiers, de Steve Berry (2007), traduction de Françoise Smith.

 

Voici, page 470 de l’édition France Loisirs :

Les Templiers possédaient jadis le savoir que papa recherchait. Ils lisent et étudient encore à l’heure actuelle les textes apocryphes. Evangile de Philippe, Actes de Barnabé, Actes de Pierre, Epître des Apôtres, Livre secret de Jean, Evangile de Marie, Didachè. Et l’Evangile de Thomas, peut-être à leurs yeux le plus fidèle aux paroles de Jésus puisqu’il n’a pas fait l’objet de multiples traductions.

 

Pas besoin de grandes connaissances : il s’agit d’un ouvrage, mieux, d’un écrit. On est en plein dans cette mythologie qui se fonde sur l’existence de ces textes non reconnus comme canoniques par l’Eglise mais qui, d’une manière ou d’une autre, fragilisent par leur seule existence les fondements de la Religion catholique romaine.

Les Evangiles apocryphes. Sur leur base, des cultes se sont organisés, très tôt catalogués comme hérétiques. Certains font référence à des pratiques qui sont visiblement issues des usages de la chrétienté primitive, d’autres ne semblent que s’inspirer des évangiles canoniques, réécrivant l’histoire sainte en occultant certains passages et personnes, ou en intégrant des éléments.

Depuis les années 1960 où l’on a vu fleurir des livres souvent intéressants, parfois loufoques, qui reprenaient à leur compte certains des grands mystères de l’Histoire (avec une nette préférence pour les Templiers et leur Trésor), ces écrits ont régulièrement servi à illustrer les théories de ces chercheurs plus ou moins illuminés. Dan Brown n’est qu’un héritier direct de ces défricheurs et l’on ne compte plus les livres qui s’amusent à remettre en cause le socle historique et dogmatique du Vatican : il suffit parfois d’une trouvaille, la mise au jour d’une tombe, d’une stèle, d’ossements, voire de textes pour que vacille l’entreprise doublement millénaire qui régit la vie de centaines de millions de personnes dans le monde. Et si Jésus n’avait pas ressuscité ? Et s’il avait épousé Marie-Madeleine ? Et s’ils avaient eu un enfant ? Et si… ?

 

Tentant, n’est-ce pas ?

 

Voici ce qu’on dit de la Didachè (merci Wikipédia !) :

 

La Didachè fut écrite vers la fin du Ier siècle ou au début du IIe siècle. Le mot grec Διδαχη (à prononcer "didakè") signifie « enseignement » ou « doctrine » en grec koinè. Le manuscrit retrouvé est intitulé : « Doctrine du Seigneur transmise aux nations par les douze apôtres ». Paradoxalement, les douze apôtres ne sont jamais mentionnés dans le texte lui-même.

 

Les Pères de l'Église (Irénée de Lyon, Clément d'Alexandrie, Origène) y font référence, ainsi qu'Eusèbe de Césarée.

Après avoir disparu pendant des siècles, le texte a été retrouvé vers 1873 (ou 1875) par le métropolite Philothée Bryennios de Nicomédie, dans un manuscrit grec conservé depuis dans la Bibliothèque du Patriarcat grec de Jérusalem contenant par ailleurs le texte complet de l'Épître de Barnabé et deux épîtres de Clément d'Alexandrie. Le manuscrit a été copié à Jérusalem en 1056, par « Léon, scribe et pécheur ».

Pratiquement contemporaine des Évangiles, la Didachè remonterait aux années 60 à 90. La formulation des paroles du Christ qu'elle rapporte semble être plus ancienne encore que celle des textes canoniques. Les prescriptions disciplinaires témoignent d'une époque où vivaient les apôtres et où existaient des prophètes itinérants.

« Malgré cette antiquité vénérable, la Didachè n'a quasiment jamais été confondue avec les Écritures du Nouveau Testament » [1]; Athanase d'Alexandrie en conseillait la lecture en tant que texte non canonique. L'Église catholique romaine, reconnaissant son orthodoxie, l'a reçu parmi les écrits des Pères apostoliques.

Donc, sans être inscrite dans les textes canoniques, la Didachè n’en conserve pas moins une valeur orthodoxe. C’est déjà pas mal.