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l'Ecran Miroir

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[critique] Lost in Translation : Mon film préféré

[critique] Lost in Translation : Mon film préféré

[critique] Lost in Translation : Mon film préféré

Lost in translation


Bon, c’est clairement mon film préféré (oui, bon, Blade Runner aussi.... hein ?).
J'associe ce film a
vec un autre qui me tient à cœur : le Seigneur des anneaux. En fait, le soir où j'ai découvert Lost in translation, je venais auparavant de voir le Retour du Roi pour la troisième et dernière fois au cinéma. Une sacrée journée ! J'étais profondément touché de me rendre compte que l'aventure de Peter Jackson, que je vivais depuis 4 ans (entre les recherches d'infos sur internet et les films en dvd, au ciné), venait de se terminer.

Je l'ai revu deux autres fois en l'espace de quelques jours, toujours avec ma copine, mais également ma famille, histoire de leur faire découvrir et ressentir ce que j'ai vécu devant ce film. Bizarrement je ne pensais plus pouvoir aimer un film comme j'ai pu le faire pour le Seigneur des anneaux ou Blade Runner, et me voici adorant un métrage qui n'a rien en commun avec ces derniers.
 
En fait si, des similitudes il y en a, surtout pour moi. Je pense à l'ambiance qui s'en dégage, au ressenti. Un film se doit de nous faire ressentir des émotions.
Pour celui ci c'est facile : j'en ai pleuré à la fin. De bonheur. Quand je veux me sentir bien, je me mets le DVD, j'écoute la musique. Un antidépresseur ? Oui et pas qu'un peu pour moi ! Vital même !


Un sentiment de plénitude, associé à une douce mélancolie mêlée de tendresse.
La caméra, le jeu des acteurs, la composition des plans, la photo, tout est en retrait, ou du moins rien n'est décelé : on vit avec les personnages. On oublie la réalisation.

Un film vrai, sincère.

On entre dans l'histoire en même temps que Bill Murray. On s'habitue au décor de l'hôtel du parc Hyatt, pour ne plus vouloir en sortir. La moindre petite lumière dans le hall de l'hôtel, le moindre son d'ascenseur, tout me parait familier au fur et à mesure que le film continue.

 

Bien entendu je tiens à préciser que je suis fasciné par l'Asie, notamment le Japon. Donc voir ce pays aussi subtilement montré ne peut que me réjouir. La scène où Charlotte prend le train pour aller à Kyoto, le paysage et la mer qui défilent, l'arrivée au temple avec son arbre à souhaits, le jardin (grandiose ! ). Et puis la musique "Alone in Kyoto" de Air renforce le tout.


Bill Murray n'a jamais été aussi bon, avec son humour et son charisme. Une personne que l'on aimerait rencontrer. Scarlett Johansson également, dans un rôle plus complexe qu'il n'en a l'air. L'imaginer enceinte donne au film une dimension insoupçonnée, et les dialogues n'en deviennent que plus justes. C'est avant tout un film qui parle de la vie. C'est peut être gros de dire cela, mais c'est vrai, la moindre petite scène de dialogue contient des éléments qui donnent à réfléchir....

 

Je pourrais aussi parler de l'influence qu'a ce film pour moi, j'ai acheté le DVD de la Dolce Vita uniquement parce que les personnages le regardent. Après tout ça me permettra de découvrir un chef-d'œuvre !

 
Je parlais récemment du plan de Charlotte assise devant sa fenêtre surplombant Tokyo. N'est-ce pas un moment de pure magie ? Ne peut-on pas se dire que ce film est touché par la grâce ? J'ai eu les larmes aux yeux en revoyant cette scène pour la première fois en dvd.

 
Je peux donner l'impression d'en faire trop, mais peu importe : ce film fait partie de ma vie. J'associe souvent des événements de ma vie à des films vus à la même période, et pour celui-ci c'est encore plus vrai.
L'appréciation d'un film viendrait-elle de l'humeur que l'on a sur le moment ? Probablement. En tout cas je ne comprend pas comment on peut trouver ce film prétentieux ou ennuyant.

 
Un chef-d'œuvre pour moi 
donc, mais ce ne serait pas lui rendre justice que de le classer parmi d'autres films. C'est une part de ma vie.


Des amis me proposant de les rejoindre le soir au cinéma avec ma copine pour voir ce film, j'étais, bien sûr, ravi. Et donc j'entrai dans la salle et le film commença.


C'est le genre de séance pendant laquelle on se dit sans arrêt : "Pourvu que la suite soit toujours aussi géniale, pourvu que ça ne me déçoive pas !" Je savais alors que je tenais là un bijou, une œuvre qui me parlait directement, et qui serait inoubliable.

 

 

Titre original

Lost in Translation

Mise en scène 

Sofia Coppola

Date de sortie France 

7 janvier 2004 avec Pathé Distribution

Scénario 

Sofia Coppola

Distribution 

Bill Murray, Scarlett Johansson, Anna Faris & Giovanni Ribisi

Musique

Brian Reitzell, Kevin Shields, Phoenix & Thomas Jenkinson

Photographie

Lance Accord

Support & durée

Blu-ray Pathé (2012) Region B anglais en 2.35:1 / 102 min

 

 

Résumé : Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour tourner un spot publicitaire. Il a conscience qu'il se trompe - il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film -, mais il a besoin d'argent.

Du haut de son hôtel de luxe, il contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s'intégrer à la réalité qui l'entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire.

Dans ce même établissement, Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée, accompagne son mari, photographe de mode. Ce dernier semble s'intéresser davantage à son travail qu'à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d'attention. Elle va en trouver auprès de Bob...