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l'Ecran Miroir

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Pas équipée pour

La Guerre des Rose

 

Un film de Danny de Vito (1989) avec lui-même, Kathleen Turner & Michael Douglas

DVD zone 2

 

Once in a lifetime comes a motion picture that makes you feel like falling in love all over again. This is not that movie.

 

J’aime beaucoup cette accroche, qui vend le film bien mieux que les bandes annonces.

 

Résumé Cinémovies : Un couple auquel tout a réussi se lasse peu à peu et décide de se séparer. La maison devient l'enjeu d'une terrible bataille juridique.

 

Un film qui, cependant, a bien perdu de son piquant et de sa verve, même si beaucoup de situations restent tout de même plaisantes, voire jouissives à visionner. C’est dans les dialogues que le film perd de son impact : même en VO, ils ne sont guère probants et sonnent la plupart du temps creux. Quelques répliques ont cependant du punch (« T’es pas équipée pour ! » réplique-t-il lorsqu’elle le surprend en train d’uriner sur le poisson qu’elle allait servir à des critiques gastronomiques et qu’elle lui dit : « Jamais je ne t’aurais fait ça ! »). Néanmoins, à la longue, on sent une sorte de déliquescence du rythme chaque fois que les protagonistes entament une discussion.

L’image, quant à elle, est satisfaisante, à dominante sombre, et se marie bien avec la musique fort agréable. Les acteurs sont convaincants, Michael Douglas payant abondamment de sa personne (il faut le voir s’accroupissant sur un bidet pour soulager une partie de son anatomie bien maltraitée !) et c’est assez roboratif de voir miss Turner dans cette silhouette élancée et sportive de l’époque de l’Honneur des Prizzi et surtout du Diamant vert, film sympathique qui a encore plus mal vieilli – la faute à une bande originale trop marquée années 80.

La fin sous-tend un propos mettant en avant la naïveté et le désespérant optimisme de l’homme face à la détermination et la perversité féminines. Du coup, si cela fait de Kathleen Turner/Barbara Rose une femme volontaire et forte, cela la rend beaucoup moins sympathique face à un mari qui jusqu’au bout croira pouvoir redémarrer leur couple. La mise en scène multiplie les gros-plans de façon un peu grossière mais très efficace, donnant à De Vito le rôle de gentil bouffon désamorçant les situations les plus graves.

Ca reste distrayant sans être aussi féroce qu’avant.