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l'Ecran Miroir

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les Aventures de Woody au XXIIe siècle

Sleeper

 

Un film de Woody Allen (1973)

 

Un petit régal que ce Woody Allen première période, sans doute plus connu en France sous le titre ridicule Woody & les robots, qui nous narre

 

les aventures épiques d’un homme qui sort d’une capsule cryogénique au XXIIe siècle alors qu’il était entré à l’hôpital pour une banale opération. 200 ans sont passés et la société a bien évolué : la population est frigide et utilise des robots ainsi que des artefacts pour parvenir à un bonheur bien illusoire (la « boule », l’orgasmatron). Il semblerait bien qu’une guerre ait éclatée dans l’intervalle et le dirigeant de ce pays use de méthodes dictatoriales dont notre ressortissant new-yorkais ne peut se satisfaire. D’autant que, à peine ressuscité, il est pourchassé en tant qu’alien et sa seule chance est de trouver les membres de la Résistance afin de les mener à l’étrange projet Aires…

 

De gags hilarants en situations plus loufoques les unes que les autres, on regarde ce petit film de 84 min avec un réel bonheur, profitant d’images de très belle qualité mettant en valeur le mobilier tout plastique qui nous renvoie invariablement aux visions futuristes de Kubrick (on notera d’ailleurs un hommage très appuyé à Hal, l’ordinateur névrosé de 2001). Par ce biais somme toute classique, Allen nous transmet certaines de ses meilleures critiques de notre société, avec une ineffable acuité et sans l’alourdir par de longues discussions plus théoriques ou psychologiques comme il en prendra l’habitude avec Manhattan.

 

Il se livre ici à une série de petits numéros clownesques qui auraient fort bien leur place dans un film de Buster Keaton et son duo avec la Diane du même nom, toute jeune alors, fait des étincelles. L’osmose est visible, palpable et contribue à renforcer l’atmosphère gentiment délétère de ce métrage moins léger qu’il n’en donne l’impression.

 

C’est rafraîchissant et parfois vraiment drôle. Et pour ceux qui apprécient le jazz tendance New Orleans, la clarinette de Woody Allen est magique.

 

Un DVD zone 2 anglais, visionné en VOST mono. Son étonnamment clair, aux dialogues très intelligibles. Un peu de saturation au moment des passages musicaux (très souvent du dixieland) mais rien de dérangeant.