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l'Ecran Miroir

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Dream Warriors

Freddy III : les Griffes du cauchemar

 

Un film de Chuck Russell, sur un scénario de Wes Craven (1987) et une musique d’Angelo Badalamenti

 

A Springwood, de nombreux jeunes se suicident. Plusieurs d'entre eux se retrouvent à l'hôpital et ils s'aperçoivent qu'ils redoutent tous de dormir, à cause d'un cauchemar récurrent qu'ils partagent. Le Dr Nancy Thompson, spécialiste des rêves et des troubles du sommeil, intervient alors : elle sait que Freddy Krueger revient hanter les rêves de ces victimes. S'opposant aux autorités médicales qui recommandent des traitements, elle va tout faire pour débarrasser définitivement le monde de la menace que fait peser le tueur, quitte à l'affronter directement, dans son propre cauchemar...

 

Depuis longtemps, cet opus a été mon préféré dans la saga des Freddy, après un 2e volet où le tueur intervenait dans la réalité - et perdait ainsi tout crédit, fusillant les règles édictées par le premier et remarquable épisode. Ici, même s'il ne bénéficie pas de l'ambiance glauque du Freddy  initial, le film renverse les codes et l'on voit enfin des jeunes cesser d'être victimes et chercher à se rebeller en affrontant directement le croquemitaine sur son plan d’existence. Concrétisant du coup certains fantasmes (car tout est possible dans les rêves), ils ne vont pas pour autant échapper au jeu de massacre habituel – qui fait le « charme » de la licence et fascine la plupart des amateurs de gore. Alors que Freddy n'a jamais été aussi fort, il n'a également jamais été aussi en danger : le dernier quart d'heure le voit acculé simultanément sur le plan onirique et dans notre réalité. C’est osé, mais jubilatoire. Malgré une manifeste volonté de Craven d'en finir et quelques solutions un peu trop faciles (la bonne sœur providentielle, personnage éthéré qui arrive à point nommé pour donner explications et solutions aux héros), le tout se regarde avec un brin de nostalgie devant certains effets spéciaux et beaucoup de plaisir, d'autant que pour une fois, les jeunes ne sont pas des moutons bêlants dans un slasher. C'est déjà beaucoup...

 

Les images ont été restaurées mais gardent un aspect sale avec parfois des variations de colorimétrie et un contraste moyen, mais sans que cela nuise vraiment au visionnage. Quelques petits défauts de compression également sont à déplorer. La dominante est sombre et les couleurs sont ternes. C'est tout de même un film de genre et cette vision correspond peut-être à la volonté du réalisateur ; cela dit, mes souvenirs me faisaient apparaître Freddy plus net (notamment le Serpent-Freddy, recouvert de slime vert de l'aveu même des techniciens qui l'évoquent dans l'interview visionnable en bonus).

 

Le son, heu, comment dire... la VF 5.1 est catastrophique, avec des voix atones et nasillardes et parfois désynchronisées (dans le premier quart d'heure, c’est parfaitement notable). Les noms sont prononcés à l'ancienne : Nancy est dit à la française et "Neil" devient "Nell" ! Les effets surround sont inexistants, les basses peu marquées. Bref, le mono (présent dans cette édition) est un bien meilleur choix. La VO, également remixée en 5.1, est plus convaincante, avec des basses plus présentes.