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l'Ecran Miroir

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Deuxième Cercle

Le Cercle 2

Un film de Hideo Nakata (2005) avec Naomi Watts

 

Résumé CommeAuCinéma : Six mois après les horribles événements qui les avaient fait fuir à Seattle, Rachel Keller et son jeune fils Aidan se sont réfugiés à Astoria, dans l'Oregon. La journaliste espère oublier ses épreuves dans cette paisible bourgade côtière, mais de nouvelles menaces ne tardent pas à planer sur sa vie. Un crime énigmatique commise à l'aide d'une cassette trop familière, donne l'alerte : l'esprit de Samara n'a pas renoncé à sa vengeance et Rachel va devoir enquêter sur le lointain passé de la fillette pour arrêter le cycle infernal de ses violences maléfiques…


A peine sorti de la projection de ce film, j'avais du mal à vraiment tout mettre à plat. J’étais décontenancé, un peu déçu, tout en reconnaissant avoir également apprécié quelques passages.

Le fait est que Nakata nous a réalisé un film bien plus proche de son Dark Water que d'une réelle suite à the Ring (je parle, pour qu’on comprenne bien, du film de Gore Verbinski adapté de Ring). Les personnages et l'intrigue de base sont maintenus, l'ambiance est peu ou prou la même, mais cette fois le mal se concentre sur le couple formé par Rachel et son fils ; en revanche, la source de ce mal trouve une origine radicalement opposée à celle esquissée dans le premier volet (en gros, au départ on nous disait que Samara était le Mal, indicible et absolu, et sa mère avait voulu s'en débarrasser ; ici, la faute est plus subtilement rejetée sur la mère sur laquelle Rachel va donc mener son enquête).


Ca commence comme dans le 1er épisode, on est sur des rails avec très vite la révélation d'une sorte de machination (des lycéens connaissent le principe de la copie qui sauve). Et ensuite, ça dérape. Et là j'ai vraiment eu du mal à apprécier : Samara intervient dans la réalité et s'en prend à l'enfant. J'ai eu l'impression de me retrouver devant Freddy 2 et l'énorme déception qui avait suivi - ou comment des producteurs, pour relancer l'intérêt du personnage, en avaient fait un démon intervenant même en dehors des rêves. Donner plus de pouvoirs et de latitude au méchant, ça n'est pas intéressant, désolé.


Du coup, au lieu d'une course contre la montre, on a une mère en pleine détresse qui veut sauver son enfant.


Puis, finalement, si on accepte le postulat, on se met à vibrer aux efforts désespérés de Rachel/Naomi Watts et aux décisions irrémédiables qu'elle est censée prendre. La dernière demi-heure est en soi assez prenante.


L'ensemble est assez inégal d'un point de vue scénaristique et paraît donc un peu long. Il ménage son lot de belles images (même si la photo semblait moins esthétique – l’utilisation systématique de filtres pour la photo est nettement moins flagrante - que dans le premier épisode américain), de séquences choc quoique prévisibles et, heureusement, de quelques moments d'angoisse, trop délétères cependant pour vraiment s'ancrer dans le spectateur : les déplacements volontairement chaotiques de Samara sont toujours impressionnants et on aimerait en voir plus des visions oniriques, très réussies (surtout lorsque le petit Hayden communique en rêve).


Une musique discrète dont le thème est signé Hans Zimmer accompagne une interprétation sans relief : Naomi est jolie mais nous avait habitué à mieux. Les seconds rôles n'ont aucun intérêt.
Pas mauvais, donc. Mais on n’a ni le tour de force promis, ni même une véritable réinterprétation du mythe. Juste une nouvelle version d’assez bonne facture.

] Voir par ailleurs une chronique sur la version de Walter Salles de Dark Water.