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l'Ecran Miroir

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HP4

Harry Potter & la Coupe de Feu


Un film de Mike Newell (2005)

 

Présentation Allôciné : La quatrième année à l'école de Poudlard est marquée par le "Tournoi des trois sorciers". Les participants sont choisis par la fameuse "coupe de feu" qui est à l'origine d'un scandale. Elle sélectionne Harry Potter alors qu'il n'a pas l'âge légal requis !
Accusé de tricherie et mis à mal par une série d'épreuves physiques de plus en plus difficiles, ce dernier sera enfin confronté à Celui dont on ne doit pas prononcer le nom, Lord V.


Non, décidément, je n’arrive pas à m’y faire. Je veux parler des tentatives laborieuses d’adapter l’univers du petit sorcier au cinéma. Les deux premiers épisodes signés Columbus étaient d’une abominable niaiserie, desservis par un rythme languissant et dynamitant tout le côté merveilleux que pouvait receler l’œuvre de Rowling. Heureusement, le Prisonnier d’Azkaban m’avait presque réconcilié avec la franchise grâce à une approche osée d’Alfonso Cuaron et une réinterprétation intéressante des personnages et des situations.

Ici, passée une première demi-heure d’une naïveté inconvenante, on retombe sur des figures prétendument héroïques inconsistantes (à part Hermione, qui semble beaucoup plus sur le fil du rasoir et laisse entrevoir d’autres facettes d’un caractère prometteur) promenées par un destin malicieux mais répétitif. La mise en scène élégante ne fait malheureusement que fusiller l’intensité de certaines scènes-clefs : après l’opus réalisé par Cuaron, je suis tombé de haut.

Ensuite, le point d’orgue que constitue l’attendu tournoi des sorciers procure quelques bons moments, mais il n’y en a que pour l’insipide Harry et l’on se prend à rêver à d’improbables scènes coupées, voire à un remontage à la manière des excellents fan-edits de la Menace fantôme qui zappent complètement le personnage de Jar-Jar. Je sais, je suis dur : le fait est que j’ai parfois l’impression de me sentir bien seul à rester de marbre face à des histoires sans réel intérêt – déjà que la saga littéraire en elle-même ne me passionnait pas outre mesure. En revanche, j’ai plutôt apprécié l’approche du bal qui augurait de rapports plus profonds et de tensions plus palpables : de véritables conflits d’intérêt et de drames passionnels auraient pu s’y jouer, relançant une machine molle visiblement engoncée dans un cahier des charges trop rigide.