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Par Nico - Publié dans : Sur écran : sorties cinéma

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 5/5 

 

Petit compte-rendu tardif après l'avant-première du film qui s'était déroulée au Grand Rex le 11 mai dernier, en présence de Will Smith, Josh Brolin et Barry Sonnenfeld

 

Si Men in Black avait su créer un petit effet de mode en 1997, c'était parce qu'il avait tout pour plaire au public à cet instant T : une star en devenir au capital sympathie immense, un acteur renommé et respecté comme partenaire, une production de Spielberg, le réalisateur de la Famille Addams, une musique de Danny Elfman, des effets spéciaux dans tous les coins du cadre signés par Rick Baker et une histoire loufoque mélangeant habilement science-fiction et comédie. Sa suite en revanche n'était pas du tout à la hauteur des espérances et la simplicité remarquable du premier épisode s'était complètement perdue dans les méandres d'un scénario maintes fois réécrit, souvent maladroitement, en raison de l'actualité en 2001/2002. C'était certes un petit film regardable, mais qui n'avait plus le charme de son prédécesseur (Evolution et Galaxy Quest étant selon moi les vrais successeurs de Men in black, lui-même inspiré de films comme Ghostbusters). 

 MIB-3.02.jpg

On pouvait donc fortement douter des qualités d'un troisième épisode, 10 ans après. 

 

Et ce Men in black 3 est une excellente surprise ! 

 

Non qu'il s'agisse d'un grand film, bien entendu, mais il revient vraiment aux sources du premier épisode pour le plus grand plaisir du public. Je dirais même qu'il s'agit du meilleur des 3 en fait. 

Les retrouvailles entre Will Smith et Tommy Lee Jones font plaisir à voir, leur duo n'a pas perdu de sa complicité. Les nouveaux venus sont dans le ton, avec notamment une Emma Thompson qui s'amuse beaucoup en nouvelle boss des MIB, un Michael Stuhlbarg méconnaissable, et surtout, surtout, un Josh Brolin en très très grande forme. 

Le scénario est un poil plus recherché que d'habitude, propice à quelques folies vraiment bienvenues et qui manquaient au deuxième film. En dire plus serait gâcher l'effet de surprise. 

On rit beaucoup, certaines trouvailles sont géniales (la multitude de scénarii se déroulant en permanence dans la tête du personnage de Griffin) et certains clins d'œil aux précédent films sont très marrants (la photo géante du chien dans l'appartement de J par exemple). 

Je vais un peu insister pour une fois sur la 3D, qui m'a non seulement semblé très réussie, mais surtout qui apporte un vrai plus à l'ensemble. Elle participe à l'effet "attraction", jouant sur les effets de profondeurs et les jaillissements pour encore plus immerger le spectateur dans le délire. Certains trouveront ça facile, mais pour un film qui se veut avant tout distrayant, on ne peut pas leur reprocher de réaliser des effets qui amuseront le public. 

 MIB-3.03-copie-1.jpg

En deux mots : casting génial (mention spéciale à Josh Brolin), effets spéciaux spectaculaires (certaines scènes d'actions sont vraiment bien chorégraphiées), une très belle reconstitution et une direction artistique à la hauteur, et surtout, une histoire réussie et drôle, qui aurait pu paraître niaise, mais qui est assez fine et parvient pour la première fois à nous émouvoir (la fin est très belle). 

 

Bravo !

 

N.B. La note est bien entendu totalement subjective et ne reflète que mon enthousiasme face au film. Je ne suis pas très à l'aise dans cet exercice, mais je voulais lui mettre la note maximale pour le Palmarès, le film est très honnête et plaira sans nul doute aux fans. Il ne fera pas changer d'avis les détracteurs par contre, mais il a le mérite de ne pas décevoir et de surprendre en bien.

 


Men in Black 3


 MIB-3.01.jpeg

Mise en scène 

Barry Sonnenfeld

Genre 

Comédie SF

Production 

Columbia Pictures & Amblin Entertainment ; distribué en France et à l’étranger par Sony Pictures

Date de sortie France 

23 mai 2012

Scénario 

Etan Cohen d’après l’œuvre de Lowell Cunningham

Distribution 

Will Smith, Tommy Lee Jones, Josh Brolin & Emma Thompson

Durée 

104 min

Musique

Danny Elfman

 

 

Image 

2.35 :1 ; 16/9 3D

Son 

VF DD 5.1

 

 

Synopsis En quinze ans de carrière chez les Men in Black, l’agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K.

 
Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l’agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité…

 

 

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Par Vance - Publié dans : Sur écran : rattrapage de séance

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3,7/5 

 

Ce très joli film adapté d'un best-seller britannique (l’auteur est d’origine japonaise) m’intéressait depuis un petit moment déjà, grâce à quelques articles de blogs admiratifs où transparaissaient beaucoup d’émotion et de ferveur et un bouche à oreilles flatteur – deux critères qui se sont avérés depuis plusieurs années nettement plus décisifs que les critiques presse formatées. 88e (sur 301 films enregistrés) dans le classement 2011 du Palmarès, il avait séduit nombre de blogueuses (Cachou, Cécile) et quelques cinéphiles émérites (Phil, Ffred et Jérémy). Il n’en fallait pas davantage pour me pousser à le visionner.

 

Ce qui étonne dans ce film, c’est que l’argument-clef, qui le fait s’ancrer incontestablement quoique discrètement dans la SF, ne sert que de pivot à une histoire foncièrement réaliste, baignée dans une atmosphère douce-amère (certains diraient « fin de siècle » mais on est plus proche de « fin du monde ») empreinte de nostalgie et ponctuée des échos d’un passé en déliquescence. Ce monde qui ressemble furieusement au nôtre semble avoir uniquement subi une sorte de glissement et on le découvre par les yeux d’individus si semblables à nous, et pourtant si tragiquement différents. Ces enfants qui rient, pleurent, s’émeuvent et grandissent nous interpellent : on sait que quelque chose se trame, que tout n’est pas si parfait dans cette sévère institution anglaise. Un mystère tapi dans l’ombre de ces murs, sans doute. Et qui nous est révélé beaucoup plus tôt que prévu. C’aurait pu être rédhibitoire. Pourtant, curieusement, ce n’est pas ce qui deviendra le centre d’intérêt de l’histoire, car tout n’est pas dit, ou en tous cas pas clairement, et les cinéphiles d’imaginer la suite à partir du peu d’éléments acquis, et les amateurs de SF de se réjouir du sujet et de s’inquiéter de son traitement.

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Le film se déroule donc en toute quiétude, sans s’inquiéter des réactions qu’il engendre chez ceux qui aiment anticiper. Trois éléments vont alors le distinguer du tout-venant : l'interprétation parfaite de Carey Mulligan, d'une pudeur et d'une maturité incroyables (surclassant largement Keira Knightley et laissant peu de place à Andrew Garfield) ; la justesse de ton de la mise en scène qui laisse le beau rôle à la photographie (on apprécie régulièrement la composition très recherchée de nombreuses séquences et le rendu HD de certains paysages est juste sublime) ; la partition musicale très axée sur les cordes (violon + violon alto) et qui aimante la forte charge émotionnelle dégagée par ce trio de jeunes personnes aimant la vie mais déjà condamnés. Le métrage, de fait, sans appuyer, sait faire mal, mais son message dolent s’accompagne d’un hymne à la vie sincère et délicat. 

 

D’une infinie tristesse, il effleure parfois la grâce mélancolique de certains auteurs majeurs. Elégant et sans ostentation, il plaira à un public exigeant malgré son rythme languissant et un montage incertain. Sur un thème similaire, Michael Bay avait choisi une orientation radicalement différente...  

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Never let me go


 Never-let-me-go 01

Mise en scène 

Mark Romanek

Genre 

Drame uchronique

Production 

Fox Searchlight Pictures ; distribué en France par 20th Century Fox

Date de sortie France 

2 mars 2011

Scénario 

Alex Garland d’après l’œuvre de Kazuo Ishiguro

Distribution 

Carey Mulligan, Keira Knightley, Andrew Garfield & Charlotte Rampling

Durée 

103 min

Musique

Rachel Portman

Support 

Blu-ray Fox region B (2012)

Image 

2.35 :1 ; 16/9

Son 

VOst DTS HD-MA 5.1

 

 

Synopsis Depuis l'enfance, Kathy, Ruth et Tommy sont les pensionnaires d'une école en apparence idyllique, une institution coupée du monde où seuls comptent leur éducation et leur bien-être. Devenus jeunes adultes, leur vie bascule : ils découvrent un inquiétant secret qui va bouleverser jusqu'à leurs amours, leur amitié, leur perception de tout ce qu'ils ont vécu jusqu'à présent.

 

Communauté : Cinéma
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