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l'Ecran Miroir

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l'Aventure des Marguerite
l'Aventure des Marguerite

Aujourd'hui, cédons un instant la place à un petit nouveau qui avait des choses à dire sur le cinéma. C'est Saitamacron, et il tenait à partager son expérience récente, de retour dans les salles obscures pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire.

Pour la première fois depuis 6 mois, je suis allé au cinéma. Voir un film français, se déroulant dans la région Grand-Est, même [NDLR. Notamment à Metz et dans une bourgade des Vosges].

Ce fut l'Aventure des Marguerite. La bande annonce était intéressante : une fille, Margot, vit dans le 21e siècle, et change malencontreusement sa place avec une autre fille, Marguerite qui, elle, vit durant la Seconde Guerre mondiale.

l'Aventure des Marguerite

Maintenant, imaginez-vous allez voir un film d'horreur par exemple, avec du paranormal, mais un film dans lequel le protagoniste se fiche de, et accepte, tout ce qui lui arrive, sans douter une seule fois.

Est-ce que ça serait intéressant ? Je ne pense pas. À partir d'un certain âge, l'humain est logique, et se doit de réagir - soit prendre peur, soit être curieux - face à quelque chose de théoriquement impossible. Surtout à notre époque.

 

Ce que j'aurais aimé observer, pendant le visionnage, c’est la réaction des personnages arrivant dans une autre époque, avec donc un mode de vie et un langage différents. Et surtout, comment ils vont s'en sortir, se faire accepter, être compris, un peu comme l'Armée des 12 singes.

l'Aventure des Marguerite

Mais tout ceci a été ignoré. L'intégration est presque immédiate. Il n'y a même pas eu de : "Où suis-je ?". Ni choc, ni désorientation, ni : "Je rêve ?", ni questions même.

Et l'acceptation est elle aussi immédiate.

 

Voici les dialogues, dans les deux époques :

- Je viens du futur/passé !

- Ok, je te crois, tu n'es absolument pas folle.

Désolé, mais ce manque de réactions est TRÈS perturbant. Je ne peux pas apprécier un film lorsque les réactions sont étranges, ou en tous cas pas réalistes.

l'Aventure des Marguerite

Bon. Suite à ça, on amène l'intrigue. Comment rentrer dans sa propre époque ? Mais il faut que Margot retrouve le père de Marguerite, disparu pendant la guerre.

Et sur quoi se base cette affirmation ? Une rumeur. Un "apparemment". Et Margot, jeune fille du 21e siècle je vous le rappelle, se dit "D'accord, je vais faire ça !"

Vous voulez que je gobe ça ? Y'a quand même des limites à l'incrédulité...

La cohérence n'est donc pas le point fort du film. Durant TOUT le métrage, on rencontre des erreurs, un peu partout, et c'est bien dommage. Mais ne spoilons pas.

Passons.

Car le film se regarde facilement. Outre certains passages qui m'ont donné mal au crâne, c'est finalement assez simple. Doté d’un humour bon enfant, et parsemé de nombreuses références qu'on retrouve même dans les dialogues, l’ensemble reste intéressant et permet de légèrement combler les défauts du film cités plus haut.

Ça reste une aventure, et une assez bonne aventure, quoique, et je me répète, manquant de logique et mettant souvent à mal la suspension d’incrédulité.

 

Les acteurs jouent bien. Surtout Nils Othenin-Girard, dans le rôle de Nathan. Je félicite tout de même la fille, pour avoir pu

s'immerger dans deux rôles différents (je ne l'ai pas encore dit mais la même actrice [NDLR. Lila Gueneau] interpète les deux héroïnes) et donner une assez bonne prestation, même si quelques fois on a l'impression qu'elle joue Marguerite en étant encore dans la peau de Margot par exemple. J'ai même cru voir l’instant tears à un moment.

 

Bref... le film était sympa. Assez bizarre, mais sympa. C'est plus un film à regarder en famille, pour vous redonner le sourire. Ne pensez plus à rien, prenez place et passez un bon moment.

Titre original

L’Aventure des Marguerite

Date de sortie en salles

14 juillet 2020 avec Pathé/Orange Studio

Date de sortie en vidéo

 

Date de sortie en VOD

 

Réalisation

Pierre Coré

Distribution

Lila Gueneau, Alice Pol & Clovis Cornillac

Scénario

Stéphane Kazandjian & Pierre Coré d’après l’œuvre de Vincent Cuvellier & Robin

Photographie

Jean-Paul Agostini

Musique

Jérôme Rebotier

Support & durée

35 mm en 2.39 :1/86 min