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l'Ecran Miroir

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[critique] Les Figures De L’Ombre

[critique] Les Figures De L’Ombre

[critique] Les Figures De L’Ombre

Une histoire méconnue de la conquête spatiale relatant le parcours extraordinaire de trois scientifiques afro-américaines, interprétée par un trio d’actrices talentueuses et un Kevin Costner en grande forme. Les Figures De L’Ombre est certes techniquement extrêmement académique, mais il est surtout, d’un strict point de vue narratif, enrichissant. Un beau film.

Les Figures De L’Ombre, c’est un peu le genre de film que l’on apprécie d’abord pour son propos plutôt que pour ses qualités simplement cinématographiques. Disons-le de suite, Theodore Melfi fait le minimum et sa mise en scène très académique n’apporte absolument aucune plus-value au film, le réalisateur se contentant d’illustrer assez banalement son scénario.

[critique] Les Figures De L’Ombre

Pourtant, Les Figures De L’Ombre est une œuvre vraiment recommandable. Parce que, avouons-le, quand le récit se suffit à lui-même, la réalisation – dans ce genre de film - n’a qu’une importance relative, dès lors qu’elle reste tout de même bien entendu correcte. On apprécie ainsi particulièrement de découvrir une histoire méconnue de la conquête spatiale, relatant le parcours extraordinaire de trois scientifiques afro-américaines à la NASA, se battant contre les inégalités dans un environnement dominé par une majorité d’hommes blancs, et qui auront contribué à donner une avance considérable aux Etats-Unis suite à la réussite de la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

De fait, parce qu’il est inspiré de faits réels, l’on se retrouve complètement pris dans le scénario, sans une once de recul critique, trop étonnés de ne jamais avoir entendu parler d’une telle histoire auparavant.

Et ça fonctionne bien. Il faut dire que le trio d’actrices principales fait des merveilles, il y a une réelle complémentarité entre Taraji P Henson, dans le très beau rôle d’une femme battante et téméraire, Octavia Spencer, toujours aussi impeccable et attachante, et Janelle Monáe, la plus drôle et énergique. C’est d’autant plus un film qui tient principalement grâce à ses interprètes puisque les seconds rôles sont attribués à des artistes tout aussi talentueux, notamment Kevin Costner et Kirsten Dunst, tous deux bien entendu excellents, et Mahershala Ali, qui commence à se faire une très belle réputation depuis Moonlight et qui est d’ailleurs nommé aux Oscars.

[critique] Les Figures De L’Ombre

Vous l’aurez compris, l’œuvre de Theodore Melfi est certes techniquement extrêmement académique, mais elle est surtout - d’un strict point  de vue narratif - très enrichissante. L’essentiel étant de sortir de la projection en ayant la sensation d’en avoir appris un peu plus sur les inégalités sociales qui régentaient le pays qui a conquis la Lune et d’avoir vu un récit qui rendait enfin justice à des personnes trop longtemps restées – comme l’indique le titre du film - dans l’ombre, quand bien même le travail de celles-ci fut de toute évidence déterminant pour la NASA dans la réussite de ses calculs.

Un très beau film.

 

Titre original

Hidden Figures

Mise en scène

Theodore Melfi

Date de sortie

08/03/2017 avec 20th Century Fox

Scénario

Allison Schroeder d'après le roman de Margot Lee Shetterly

Distribution

Taraji P Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe, Kevin Costner, Mahershala Ali, Kirsten Dunst & Jim Parsons

Photographie

Mandy Walker

Musique

Pharrell Williams & Hans Zimmer

Support & durée

2.35 : 1 / 127 minutes

 

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

[critique] Les Figures De L’Ombre

Comme n’importe qui, je me suis contentée de faire de mon mieux, que ce soit au travail, dans ma famille ou au sein de ma communauté. Je n’ai fait que résoudre des problèmes qui devaient être résolus.

Katherine Johnson