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l'Ecran Miroir

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Quand je regarde l'écran, l'écran me regarde.


[rencontre] Rencontre avec les voix françaises de Vaiana

Publié par Nico sur 3 Décembre 2016, 18:14pm

Catégories : #Au-delà de l'écran : rencontres & entretiens, #Sur écran : sorties cinéma, #Cinéma d'animation, #Disney, #Pixar

[rencontre] Rencontre avec les voix françaises de Vaiana

Nous avons eu le privilège de rencontrer les voix françaises de Vaiana, La Légende Du Bout Du Monde. C’est donc en compagnie d’autres blogueurs que nous avons pu échanger avec une souriante Mareva Galanter (la mère de Vaiana) tout juste revenue de son séjour à Tahiti pour promouvoir le film (elle venait de faire 23h d’avion et n’a été contactée pour cet entretien que seulement 3 heures avant), la jeune Cerise Calixte (Vaiana) remarquée dans The Voice, et le drôlissime Anthony Kavanagh (Maui) habitué à l’exercice du doublage (il a notamment prêté sa voix à des personnages de La Princesse Et La Grenouille et La Ferme Se Rebelle). Voici le compte rendu.

C’est Boualem Lamhene, dont le département gère les castings et les doublages chez Disney, qui nous a présenté les artistes ayant été choisis pour incarner les voix françaises du long-métrage.

Boualem Lamhene : Mareva Galanter est là. Cerise Calixte et notre Maui national, Monsieur Anthony Kavanagh !

Anthony Kavanagh, déjà enclin à faire des blagues : Vous pouvez rester assis !

[rencontre] Rencontre avec les voix françaises de Vaiana

Boualem Lamhene : Avant de commencer je me permets de vous apporter un détail qui est précieux et important, qui va vous permettre d’avoir un peu de tolérance par rapport à une certaine personne ici dans la salle. Mareva vient de se taper 24h de vol, elle a atterri ce matin de Tahiti et à 10h ce matin elle ne savait pas encore qu’elle allait faire partie du groupe de travail et faire partie de la conférence avec vous (NDLR : la rencontre avait lieu aux alentours de 13h30 à l’hôtel Mandarin Oriental). Il peut y avoir des absences, il peut se passer des choses.

Mareva Galanter : Au moins vous êtes prévenus !

Anthony Kavanagh : En ce moment ce qu’elle entend c’est « owwwwwhhhhhwwwww » !

Mareva Galenter : C’est un peu ça oui !

Boualem Lamhene : Elle peut vous dire des choses comme « Il faut que je réfléchisse » avant de répondre.

Mareva Galanter : Mais au moins je suis là !

Boualem Lamhene : Vous nous avez fait le plaisir, le privilège et l’honneur de participer à la fabrication …

Anthony Kavanagh : Fayot !

Boualem Lamhene : … française du film Vaiana, ça fait quoi quand Disney appelle pour vous dire…

Anthony Kavanagh : La question de 20 minutes ! La question dure plus longtemps que la réponse !

Boualem Lamhene : … tu peux prêter ta voix à ce personnage… Comment vous réagissez ?

Anthony Kavanagh : Je dis « c’est qui ce Boualeme » ? Il travaille pas pour Disney c’est pas possible ! Cerise…

Cerise Calixte : Moi j’étais hyper émue, quand j’ai été appelée et que j’ai su que j’allais faire la voix de Vaiana, je me suis dit « ça y est », le stress est redescendu et maintenant je vais pouvoir réaliser un rêve.

Mareva Galanter : …Je suis en train de réfléchir…

Anthony Kavanagh : « J’ai pas compris la question … après deux minutes je me suis endormie … »

Mareva Galanter : Non mais pour vous dire pour moi il est 3h du matin…

Boualem Lamhene : Ca explique pas mal de choses quand même !

Mareva Galanter : Je peux répondre si tu veux… Et bien moi j’étais d’abord super contente. Je me suis dit je vais peut-être jouer un crabe ou un cocotier. Je ne savais pas que c’était pour Vaiana. Et ensuite quand Boualem m’a raconté l’histoire de Vaiana, j’étais évidemment plus qu’enthousiaste et touchée, parce que je suis née à Tahiti, j’ai grandi à Tahiti, c’est ma culture, c’est chez moi. Et ce film est extraordinairement… je réfléchis… fidèle à la culture et aux traditions polynésiennes. Je suis déjà allée plus loin que la question, mais tout ça pour dire que c’était comme un cadeau.

Anthony Kavanagh : Elle a sorti le mot de ma bouche. C’est un cadeau quand Boualem m’a appelé pour passer le test et quand j’ai vu ce personnage, qu’il me l’a décrit. Il a tout, il est drôle, il est de mauvaise foi, il est attachant et touchant, généreux, hyper égocentrique, c’est une superstar, c’est un enfant, il chante, il rappe. Boualem m’a dit « tu vas voir ça sera le plus beau rôle qu’on t’aura offert dans un film d’animation », c’est mon dixième, et il a totalement raison. J’ai aussi réalisé un rêve hier soir. Je rêvais d’assister à une avant-première avec mon fils de 7 ans. Il entendait la voix de papa.

[rencontre] Rencontre avec les voix françaises de Vaiana

Place aux questions des blogueurs.

Vous parlez d’enfant. Si ceux-ci vous demandent les tatouages de Maui, vous leur répondez quoi ?

Anthony Kavanagh : Je leur dis « qui te fournit cette drogue à l’école ? ». Ca a marché pour Matt Pokora, ça peut marcher pour toi !

Mareva Galanter : Mais plus sérieusement, c’est très très emblématique de la culture polynésienne. Le fait que Maui ait ces tatouages et qu’ils soient vivants, qu’ils lui parlent, c’est vraiment… je cherche… c’est très lié à la culture traditionnelle. Après si ma fille veut faire les mêmes tatouages, je suis pas sûre, mais s’il y a quelque chose de très important pourquoi pas. Pratiquement tous les Tahitiens sont tatoués.

Boualem Lamhene : Il y a les tatouages éphémères aujourd’hui.

A part les cheveux longs, quels sont vos points communs avec vos personnages ?

Anthony Kavanagh : Y a du level ! Le côté extraverti.

Boualem Lamhene : Je vais répondre à sa place, parce que l’on se connait depuis très très longtemps, Maui c’est quelqu’un de très très extraverti, de très rock’n’roll, mais de profondément sensible, et c’est son cas aussi. Il le dira pas, moi je le dis.

Cerise Calixte : De très attachant.

Mareva Galanter : Et Maui aussi. Je connais pas assez Anthony pour le dire mais quand j’ai vu le personnage de Maui, quand j’ai découvert les images, ce que je disais à Boualem, je trouvais qu’il était hyper attachant. Pourtant c’est un demi-dieu, il a tous les pouvoirs, mais je trouve qu’il est très attachant. Et je trouve qu’Anthony…

Anthony Kavanagh : On a aussi envie de l’attacher !

Mareva Galanter : Et t’imagines si je dis ça… avec le décalage horaire… Je trouve qu’Anthony l’a extrêmement bien fait. Bravo.

Anthony Kavanagh : Merci. Merci, c’est super gentil.

Cerise Calixte : Moi déjà les cheveux… et la force de caractère !

Mareva Galanter : Moi, la douceur et la tendresse d’une maman.

Cerise Calixte : Et je confirme.

Boualem Lamhene : Et l’amour de faire découvrir sa région aussi !

Mareva Galanter : Et l’amour inconditionnel que je porte à mon pays !

Anthony Kavanagh : Est-ce que pour toi quand Vaiana…

Mareva Galanter : C’est toi qui pose les questions maintenant ?

Anthony Kavanagh : La douceur elle a dit ? La douceur et la tendresse ?

[rencontre] Rencontre avec les voix françaises de Vaiana

Cerise, ça vous fait quoi de prêter votre voix a une héroïne Disney qui va certainement devenir emblématique pour une génération de jeunes enfants ?

Cerise Calixte : Petite je regardais les Disney et jamais j’ai imaginé qu’il y avait quelqu’un derrière le personnage que je voyais. C’est ça pour moi la force, on est vraiment dans l’imaginaire et la magie. Et pouvoir participer pour créer cette magie, c’est extraordinaire pour moi. C’est une grande fierté. Après, devenir le cauchemar des parents… euh… ça me fait pas peur. J’espère que « Le Bleu Lumière » va autant marcher que « Libérée Délivrée ». Et je tiens à dire qu’il y a quand même d’autres très belles chansons dans le film, notamment celle de Maui Anthony, donc je propose aux parents d’écouter en boucle l’ensemble des chansons ! On se lasse pas finalement !

Boualem Lamhene : Il y a que des rôles parlés et chantés dans ce film, et donc Mareva, Cerise et Anthony chantent tous les trois…

Anthony Kavanagh : Et elles sont toutes belles.

Partez-vous du texte et des voix originales, Dwayne Johnson, Auli’i Cravalho, Nicole Scherzinger, et quel est votre apport ?

Anthony Kavanagh : J’ai appelé Dwayne Johnson et je lui ai dit « C’est nul, nul, nul, on va faire mieux en français ! », il m’a dit « Who are you ? ». Boualem a été super cool, il m’a dit « Je ne veux pas que tu sois Dwayne Johnson, je veux que tu sois toi ». Première phrase en entrant dans le studio, ça te met en confiance. « Je veux que tu rajoutes ta patte ». Et il m’a même laissé improvisé, il y a certaines scènes où… une en particulier, la scène du requin… la scène du requin, ce n’est pas du tout ça en anglais, où il parle normalement. Et il m’a laissé faire ça, on s’est mis à déconner tous les deux, et puis ils l’ont gardée (NDLR : tant mieux !). Donc il y a plusieurs petites scènes ou phrases qu’il m’a laissé modifier pour que ce soit drôle en français. Merci Boualem ! Un réel bonheur de faire ça !

Cerise Calixte : C’est vrai que l’on a une certaine liberté, après l’image parle beaucoup aussi. Je me suis inspirée de ce que j’avais à l’image. J’avais la voix de Auli’i qui par moments me parlait, d’autres fois moins parce que c’était moins dans notre culture, donc il fallait me ramener dans la culture française, notre langage, les différentes intonations. Et ce qui est génial c’est que l’on a du temps pour essayer plein de choses, ça fait une palette d’émotions, c’est un vrai travail de comédienne et on laisse la liberté et le temps pour arriver à un bon travail.

Boualem Lamhene : Ca s’inscrit dans le temps ce que l’on fait, on peut pas se permettre d’avoir de l’approximatif ou du médiocre.

Mareva Galanter : C’est vrai que c’est d’un grand confort, les séances en studio, parce qu’il y a vraiment beaucoup de temps et qu’il y a une équipe artistique qui est hyper professionnelle. Et la grande différence c’est que oui on écoute les voix américaines, mais quand on parle en français ça ne sonne pas pareil, on ne peut pas vraiment s’inspirer d’une version américaine car les mots sonnent différemment.

Anthony Kavanagh : La musicalité aussi est différente !

Que redoutiez-vous le plus ? Les parties chantées ?

Anthony Kavanagh : Moi c’étaient les blogueurs. C’est la première fois que je prête la voix à un être humain, ce sont toujours des animaux, Maui chante et c’est la première fois que je galère en studio. Parce que cette chanson n’est pas du tout évidente à faire. Il chante, il rappe, faut qu’il soit un peu drôle, il y a du timing comique, il y a tellement de mots qu’il faut balancer super vite avec le même rythme américain sauf qu’avec deux fois plus de mots. Donc j’ai un peu galéré oui. J’ai réussi à la faire mais y a eu plusieurs prises ! Mais j’ai bien aimé !

Cerise Calixte : Moi c’était l’inverse ! N’ayant pas eu l’habitude du doublage. J’ai eu l’habitude d’enregistrer des chansons en studio et du coup j’appréhendais plus la voix parlée. Et au final, comme on a le temps de le faire et d’essayer plein de choses, plus le film avançait et plus ça venait facilement, parce qu’au bout d’un moment on s’identifie vraiment au personnage, on arrive à rentrer dans l’image. ET du coup ça vient beaucoup plus facilement, et puis on comprend le personnage au fur et à mesure.

Anthony Kavanagh : Salutation aux deux directrices de plateau, Barbara Tissier et Claude Lombard, elles sont deux coachs extraordinaires, compréhensives, patientes.

Mareva Galanter : Moi c’était la chanson parce que je n’ai jamais chanté de chanson comme ça, ce n’est pas ma personnalité, c’est pas du tout mon style vocal, musical, donc c’était mon appréhension mais grâce aux personnes qui étaient là pour nous aider, ça s’est passé… ça s’est bien passé… mais j’appréhendais vraiment parce que je me suis dit « mais comment je vais chanter des chansons comme ça, waou ! ».

Ca vous retenterait de refaire de la chanson ? Quelle partie avez-vous préférée regarder ?

Cerise Calixte : Oui ça m’a donné envie de rechanter évidemment ! J’ai vraiment aimé toutes les scènes avec la grand-mère qui m’ont énormément touché, la relation que Vaiana a avec sa grand-mère, la force que lui donne sa grand-mère, ça me parle et ça m’a beaucoup touché. Et la scène dans laquelle Maui explique ses tatouages à Vaiana.

Anthony Kavanagh : Moi définitivement je veux chanter ! Et mes scènes préférées sont toutes les scènes où je la balance dans l’eau. J’adore !

Cerise Calixte : Heureusement qu’il est gentil dans la vie, hein !

Mareva Galanter : J’adore les passages avec la grand-mère aussi. Je trouve que c’est un personnage vraiment touchant et attachant, et je reviens encore à la culture polynésienne, la relation des enfants avec les grands-parents à Tahiti est très très forte, c’est très présent. Hier soir c’était l’avant-première parisienne et il y a deux jours l’avant-première tahitienne, et j’ai eu beaucoup de retours d’enfants qui ont pleuré à des passages où il y a la grand-mère et Vaiana, parce que ça leur parlait. Et j’ai adoré, oui, et si on me propose de faire un jour un crabe, je le ferai !

Cerise Calixte : Un crabe qui chante ! Je crois qu’elle veut vraiment faire un crabe !

Anthony Kavanagh : J’adore la chanson du crabe !

Cerise, votre personnage Vaiana a connu des échecs et des doutes, peut-être comme vous, quels conseils donneriez-vous aux jeunes ?

Anthony Kavanagh : Mais retirez-lui sa carte de journaliste ! « Alors Cerise, t’es une merde, comment tu fais pour éviter de te trancher les veines ? »

Cerise Calixte : Il y a plusieurs choses, déjà j’ai eu la chance d’être très bien entourée par ma famille : ça, évidemment, ça aide ; ensuite j’ai un tempérament très joyeux, très vivant, quand je tombe je me relève systématiquement et très rapidement. Oui j’ai eu des échecs, mais pour moi ça me permet juste d’avancer. Et c’est un peu ce que je vois dans le film, chaque fois qu’un doute ou une barrière se met devant Vaiana, elle cherche juste un moyen de le dépasser, mais elle ne se dit pas qu’elle n’y arrive pas. Elle n’a pas peur d’aller chercher de l’aide. C’est important d’aller chercher de l’aide des gens qui nous sont proches. Elle trouve la force en elle. Il faut travailler.

[rencontre] Rencontre avec les voix françaises de Vaiana

Cerise, en quoi Vaiana est-elle différente des autres héroïnes Disney ?

Cerise Calixte : Elle est différente parce qu’elle vient des îles du Pacifique !

Anthony Kavanagh, imitant Maui : Vaiana, Vaiana, Vaiana, T’es vraiment la meilleure ! Vaiana, Vaiana !

Cerise Calixte : C’est une femme forte, c’est la première fois que l’on retrouve une héroïne qui n’a pas besoin d’un amant, qui va se débrouiller toute seule !

Anthony Kavanagh : C’est de la fiction !

Cerise Calixte : C’est pas ce que tu disais !

Anthony Kavanagh : Non c’est vrai !

Cerise Calixte : Elle est vraiment forte, on n’a pas d’histoire d’amour, de prince charmant. Elle va sauver son peuple, pour l’amour de son peuple, tout l’amour qu’elle a à donner elle le donne à son peuple, sa culture, sa famille, à Maui, à ses animaux. Je pense que c’est ça qui la différencie des autres princesses Disney. Ce n’est justement pas une princesse.

Anthony Kavanagh : C’est un super modèle pour les filles d’aujourd’hui, vous n’avez pas besoin d’un homme pour réussir. Girl’s power !

Vaiana porte un message écologique, quel est votre engagement ?

Mareva Galanter : Je suis sensible bien évidemment, je viens de là-bas, je suis née là-bas, la sensibilisation des enfants à l’école n’est pas la même qu’en métropole, j’y suis très attachée, j’ai fait des campagnes pour la WWF, je suis marraine d’un Défi pour la Terre de Nicolas Hulot pour la Polynésie, et puis après tous les gestes du quotidien… L’environnement me touche, d’autant que je suis maman.

Cerise Calixte : Comme le dit Mareva, on est parti à Tahiti pour le film et on a eu l’occasion de voir qu’il y a un vrai investissement pour les enfants par rapport à l’écologie, l’environnement. Et je pense que c’est hyper important, on a eu l’occasion d’aller dans un centre avec les tortues, on s’en est occupées. Et c’est vrai que c’est quelque chose que je suis très fière d’amener en France. Je vais prochainement aller dans des classes et parler de ça.

Anthony Kavanagh : Moi je suis parrain de deux enfants… et euh… je ne peux rien dire de plus intéressant. Mon engagement, il est au quotidien, ce que j’apprends à mes enfants c’est faire attention à trier, à ne pas gaspiller la nourriture, le gaspillage alimentaire c’est un truc que je trouve scandaleux, j’ai un ami qui fait passer une loi pour que les supermarchés arrête de gaspiller la nourriture et je l’ai aidé un peu, mais c’est vraiment faire sa part au quotidien.

Boualem, en ce qui concerne l’adaptation, comment on passe de « How Far I’l Go » à « Le Bleu Lumière » par exemple ? Et outre la ressemblance physique, comment choisissez-vous vos comédiens ?

Anthony Kavanagh : Merci de dire que je suis obèse !

Cerise Calixte : Musclé !

Anthony Kavanagh : Oui, costaud !

Boualem Lamhene : Pour l’adaptation des textes on collabore avec des auteurs, des traducteurs. Les commandes des Etats-Unis arrivent différemment. D’abord la commande de Disney Music Group, les chansons du film, pour la sortie de l’album. Et en général on s’accorde avec l’équipe. On s’assoit, on écoute les chansons, on les réécoute, et on essaie d’insuffler les premières idées de traduction, d’adaptation avec des auteurs qui travaillent sur les chansons. C’était le cas pour « Libérée Délivrée » sur « Let It Go », c’est le cas pour les chansons de Vaiana. C’est un vrai travail dans la mesure où l’on doit tenir compte de ce qui se dit, du message, de l’interprétation, de la synchro, parce que ce sont des chansons qui sont interprétées avec des mouvements parlés à l’écran, des mouvements de bouche, et donc c’est tout un travail qui prend énormément de temps. C’est assez fastidieux, c’est long, mais on y met beaucoup d’énergie parce que l’on sait que c’est important. Pour les castings, on ne fait pas nécessairement du casting au physique.

Anthony Kavanagh : Merci !

Boualem Lamhene : On fait des ateliers de réflexion avec l’équipe, on regarde les films, on a le privilège de les voir bien avant tout le monde, 3 ans ou 4 ans avant que le film n’arrive des Etats-Unis en France pour sa sortie, on a le temps d’y réfléchir, d’y consacrer du temps, et ça nous permet de faire des short lists, de partager avec les autres services de la Walt Disney Company, et de s’assurer que l’on aura un casting à la hauteur. C’est clair que pour le personnage de Vaiana, Cerise elle n’a jamais fait de doublage, elle n’est pas connue dans ce métier, c’est quelqu’un qui a fait de la comédie musicale, très à l’aise en chanson, beaucoup moins en dialogue, du moins elle le pensait - et en fait ce n’est pas du tout le cas, elle est très très bien. Avant de la voir physiquement, j’ai juste entendu sa voix. On était au bureau et je ne savais pas du tout à quoi ressemblait physiquement Cerise, donc ça a été une vraie surprise de dire pour nous « waou en plus elle ressemble au personnage ! ». Anthony c’est différent parce qu’on savait dès le départ qu’on le voulait, c’est un showman, il apportait ce qu’on voulait sur le film. Et l’attrait que l’on avait pour Mareva, qui contrairement à ce qui a été dit dans la presse n’a rien à voir avec le fait que l’on a essayé de se rattraper par rapport à qui que ce soit en Polynésie, c’est juste une idée que l’on avait eu en France il y a très longtemps pour lui proposer le rôle de la maman. Elle est polynésienne, c’est une super belle ambassadrice, elle est très jolie, elle est très sympa, elle a beaucoup de talent et on était content de pouvoir collaborer avec elle pour une première fois. C’est aussi simple que ça !

 

Merci à Audrey, Jason, aux équipes de chez Disney et à Mareva Galanter, Anthony Kavanagh et Cerise Calixte.

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Joelle 06/03/2017 13:58

Ah, Vaiana est pour moi le meilleur film d’animation de 2016 ! Je vous remercie pour ce petit partage si intéressant. C’est super de connaître les personnes derrière les doublages.

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