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l'Ecran Miroir

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[critique] Divergente 3 : Au-delà Du Mur

[critique] Divergente 3 : Au-delà Du Mur

[critique] Divergente 3 : Au-delà Du Mur

La première moitié du dernier épisode de la saga qui ne raconte pas grand-chose de bien palpitant mais demeure somme-toute très sympathique et parfois – si, si ! - surprenante. Divergente 3 : Au-delà Du Mur contentera les fans de Tris, en attendant la suite. Distrayant.

Si vous êtes intéressé par Divergente 3 : Au-delà Du Mur, c’est que vous avez déjà vu, et bien entendu, apprécié les deux précédents épisodes de la saga. Autrement dit, si vous n’accrochez pas à cette dystopie pour ado, inutile de vous déplacer pour ce troisième film en pensant y trouver une quelconque révélation qui vous ferait aimer ce genre en vogue.

Qu'on soit bien clairs : Hunger Games, Divergente, Le Labyrinthe, c’est plus ou moins la même chose : des adolescents luttant pour renverser un pouvoir dictatorial. Et comme nombre de trilogies littéraires transposées au cinéma, son dernier épisode est divisé en deux. Vous êtes prévenus, l’on a encore une fois l’impression de ne pas voir un film complet, même si pour le coup ce Divergente 3 ne fait pas partie des chapitres les plus frustrants. A dire vrai, la franchise gagne même en qualité de film en film, empruntant ici une direction pour le moins inattendue et qui relance un peu son intérêt. Car si ce que nous raconte la saga depuis le début n’a rien de réellement palpitant, les auteurs ont semble-t-il voulu apporter quelques nouveautés à ce troisième film. En glissant de plus en plus d’une histoire d’anticipation dystopique vers de la science-fiction à la The Island, le film gagne en personnalité.

Et nous donne à voir un spectacle esthétiquement plus surprenant. Derrière ce fameux mur, quelques très bonnes petites idées pour dépayser les spectateurs et déstabiliser les personnages. L’on se dit alors que la saga en a gardé sous le coude pour nous offrir quelques rebondissements efficaces. Nouveaux décors, nouveaux protagonistes, nouvelles interrogations. Malheureusement, les ambitions semblent revues à la baisse lorsque l’on comprend qu’au lieu de passer son temps à nous parler de bastons entre factions, le film – vraiment manichéen - va nous raconter l’opposition entre les personnages génétiquement purs et les déficients.

Finalement, même en ajoutant une couche de SF au récit, il reste toujours aussi peu inventif. Une critique à mettre au crédit du livre d’origine, certes, mais l’on se demande si cela valait tant le coup – artistiquement - de scinder le dernier épisode en deux, au lieu de faire du surplace en surlignant pendant deux heures les enjeux sans réellement faire bouger l’intrigue (le traitre qui devient gentil, pour ensuite trahir de nouveau ses acolytes, avant de retourner encore sa veste…).

Divergente 3 devient parfois même incompréhensible pour qui n’a pas suivi correctement les autres épisodes, un comble pour un film accumulant les dialogues d’exposition. Néanmoins, on le répète, la saga s’améliore. Même si l’on se doute de ce qui va bien pouvoir arriver aux héros, l’on a envie de voir la suite.

Distrayant, donc.

 

 

 

Titre original

Allegiant Part 1

Mise en scène 

Robert Schwentke

Date de sortie

09/03/2016 avec SND

Scénario 

Noah Oppenheim, Adam Cooper & Bill Collage d’après l'oeuvre de Veronica Roth

Distribution 

Shailene Woodley, Theo James, Ansel Elgort, Miles Teller, Jeff Daniels, Naomi Watts & Octavia Spencer

Photographie

Florian Ballhaus

Musique

Joseph Trapanese

Support & durée

2.35 : 1 / 115 minutes

 

Synopsis : Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu'ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu'ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d'éclater...