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l'Ecran Miroir

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[festival] Gérardmer 2015, jour 1
[festival] Gérardmer 2015, jour 1

Jour 1

Réveil sous la neige pour cette première journée. 15cm de fraîche, ça fait toujours plaisir, même si on n'est pas là pour skier : ça en ajoute à l'ambiance du Fantastic'Arts.

Quelques minutes à prendre pour retirer pass et accréditation, fin prêt pour la première de la semaine.

 

Première séance : 11h

Projection de Goodnight Mommy (Ich Seh Ich Seh) à l'Espace Lac.

 

Quelques minutes seulement de queue, l'efficacité de la billetterie en ligne est prouvée ! Impressionnant... On s'installe comme des princes juste derrière le jury, c'est juste parfait !

Présentation des réalisateurs (totalement inconnus pour moi) qui s'avouent surpris de la foule venue assister à la projection. C'est vrai que le temps étant plus propice au ski dans cette station, on peut être bluffé par la motivation des festivaliers, surtout avec cette neige qui ne cesse de tomber... Ils sont également anxieux de l'accueil qui va être fait de leur long-métrage, qu'ils disent avoir conçu juste comme ils aiment.

Le classique générique du festival amène comme d'habitude les cris du public et l'ambiance dans la salle... On y est !!!

Et quel film d'entame !

Le rythme est lent, mais l'ambiance est installée de suite avec les jumeaux qui monopolisent l'écran. Les réalisateurs ayant casté 120 couples, le choix a dû être tendu. Mais pour moi, ils ne pouvaient pas être meilleurs. La psychologie des protagonistes est amenée très lentement, et laisse place à des revirements dans la perception qu'on s'en fait. Les scènes sont lentes, intrigantes, bardées de plans fixes à rallonge, pourtant, moi qui suis habituellement mauvais public avec ce genre de tempo, j'ai trouvé ça logique : ça nous laisse le temps de (tenter) de comprendre les personnages.

Sinon, l'atmosphère ne distille pas d'angoisse en tant que telle, on a davantage affaire à un drame réaliste au sein d'une famille déchirée par un accident mystérieux. Certaines scènes sont quelque peut... dérangeantes, je dirais (la plupart des jolies filles du jury ne parviennent d'ailleurs pas à le cacher).

Quant au dénouement, il vous laisse par terre... Impossible de vous en dire plus car je ne veux pas vous gâcher le plaisir de voir le film. 

Quand on n'est pas vraiment habitué aux oeuvres venues de l'Est, ce fut une agréable surprise : on devine un budget visiblement restreint, mais l'univers dépeint y est simple et raffiné, et le script traite sans tabou de la psychologie de l'enfant et des rapports mère-fils, sans parler de la perte d'un proche.

Un bon 4*1/2 sur 5 pour ce premier film !

 

 

Titre original

Ich Seh, Ich Seh

Nationalité

Autrichienne

Réalisation 

Veronika Franz & Severin Fiala

Date de sortie

22 avril 2015 avec Films Distribution

Scénario 

Veronika Franz & Severin Fiala

Distribution 

Suzanne Wuest, Elias & Lukas Schwarz

Photographie

Martin Gschlacht

Musique

Olga Neuwirth

Support & durée

35 mm / 99 min

 

Synopsis : Durant un été caniculaire, dans une maison de campagne, perdue au milieu des champs de maïs et des bois, des jumeaux de neuf ans attendent le retour de leur mère. Lorsqu'elle revient à la maison, la figure cachée par des bandages, suite à une chirurgie esthétique, ces derniers doutent de son identité...

 

 

Deuxième film : rien à voir avec le précédent.

2e séance

Ex Machina d'Alex Garland

Le grand sujet des I.A. a déjà été largement traité par le passé, notamment avec les gros budgets américains. Universal produit là un nouveau film du genre, au scénario riche et aux acteurs de haut niveau dans un petit univers isolé. Le cadre idyllique aux décors variés est malgré tout très travaillé, et rend plutôt réaliste ce film de SF, où la science rattrape une fois de plus la fiction. Faisant au passage un gros clin d'oeil aux puissants de Google qui cherchent carrément à tuer la mort, le scénario se permet de creuser le thème de l'intelligence artificielle, et surtout celui de l'interaction (voire la relation) entre homme et machines.

Le hic se situe pour moi dans les rebondissements : assez prévisibles, ils laissent peu de place à l'imagination. La chute est également assez décevante, avec à mon sens un "bug" pas tolérable (mais malheureusement classique, même/surtout avec ce genre de budget...).

Ça lui vaudra un 3*1/2, même si j'ai pas mal apprécié le scénario dans l'ensemble.

 

Titre original

Ex Machina

Nationalité

Américaine

Réalisation 

Alex Garland

Date de sortie

27 mai 2015 avec Universal

Scénario 

Alex Garland

Distribution 

Oscar Isaac, Domnhall Gleeson & Alicia Vikander

Photographie

Rob Hardy

Musique

Geoff Barrow & Ben Salisbury

Support & durée

35 mm / 108 min

 

Synopsis : Caleb, 24 ans, est programmateur de l’une des plus importantes entreprise d’informatique au monde. Lorsqu’il gagne un concours pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise, il découvre qu’il va en fait devoir participer à une étrange et fascinante expérience dans laquelle il devra interagir avec la première intelligence artificielle au monde qui prend la forme d’un superbe robot féminin.

 

3e séance

Exists

 

Je ne m'attarderai pas sur Exists, film hors-compétition du réalisateur de V/H/S2 (peut-être mon meilleur souvenir de Gérardmer après Saw).

A part le jeu d'acteur et la qualité de la réalisation, c'est décevant. Le scénario et surtout la "légèreté" des personnages gâchent l'ambiance.

 

Ce sera quand même un 2*. Pour la forme.

 

 

Titre original

Exists

Nationalité

Américaine

Réalisation 

Eduardo Sanchez

Date de sortie

18 mars 2015 en DTV

Scénario 

Jamie Nash

Distribution 

Dora Madison Burge, Samuel Davis & Roger Edwards

Photographie

John W. Rutland

Musique

Nima Fakhrara

Support & durée

35 mm / 80 min

 

Synopsis : Cinq amis partent pour une virée dans une réserve naturelle du Texas. Le soir, ils rejoignent la cabane abandonnée de l’oncle de l’un d‘entre eux. Quelque chose semble avoir fait fuir les derniers habitants du coin. Rattrapés par la nuit et coupés du monde, ils se retrouvent confrontés à un mal mystérieux qui hante la forêt…

 

 

4e séance

Cub

  

Pour la dernière séance de cette journée, nous avons visionné Cub (Welp) de Jonas Govaerts. Premier long-métrage pour ce réalisateur flamand plébiscité, et c'est un beau début. Un film assez noir, mais encore une fois très rythmé, avec un premier rôle pour un enfant à la psychologie intrigante et qui s'avère tout du long imprévisible.

Il eut été génial s'il n'avait pas été pollué par le choc culturel Wallon-Flamand. La référence est flagrante, et surtout inutile. Le réalisateur donne une vision plus que dégradante des Wallons... ça dessert franchement le film, et n'amène strictement rien au scénario. On pourrait croire qu'il n'a pas pu s'en empêcher. Pour moi qui suis étranger à ce conflit culturel que nos grands médias abordent rarement, j'ai trouvé ça trop ostentatoire, choquant et limite antisémite.

Du jamais vu, de mémoire.

Mais bon, pour le reste, je lui donnerais quand même un 4* (assorti d'un blâme !)

 

 

Titre original

Welp

Nationalité

Belge

Réalisation 

Jonas Govaerts

Date de sortie

Inconnue en France

Scénario 

Jonas Govaerts & Roel Mondelaers

Distribution 

Jean-Michel Balthazar, Gill Eeckelaert & Evelien Bosmans

Photographie

Nicolas Karakatsanis

Musique

Steve Moore

Support & durée

35 mm en 2.39:1 

 

Synopsis : Comme chaque été, le jeune Sam, âgé de douze ans et débordant d’imagination, part en camp de scouts dans la forêt. Il se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond quand il y découvre une mystérieuse cabane visiblement habitée par Kai, un enfant sauvage. Sam croit bon d’en avertir ses guides, mais ceux-ci ne le prennent pas au sérieux, interprétant son récit comme l’une de ses habituelles élucubrations. Et pourtant... Le jeune garçon de la cabane s’avère en plus aider un dangereux psychopathe, lequel va redoubler d’ingéniosité pour décimer les louveteaux de la troupe. Un par un...

 

Cette projection clôt la journée passée en salles avec toujours autant de plaisir. Les flocons n'ayant pas cessé de tomber, c'est avec 15 nouveaux centimètres de neige fraîche sur les route qu'il nous a fallu remonter à notre chalet. Et je ne vous cacherai pas que les pneus hiver n'ont pas suffi. Rien de tel que 3 grands gaillards pour pousser une Golf dans une côté enneigée ! Mais que ce fut beau ! Les Vosges avec cette neige, c'est juste magnifique ! Vivement demain et 30cm de plus, tant qu'on y est !