Lectures de Vance

Banniere-Arpenteur-01.jpg

Ciné-Club Sensation

sensation 5 cinéclub

Au programme du mois :

the Social Network, de David Fincher (1985). Projection en blu-ray region A ou B.

the-Social-Network-01.jpg

On enchaînera exceptionnellement avec le 13e Guerrier, de John McTiernan. Projection en blu-ray region A ou B.

le-13e-Guerrier-01.png

Débat en direct sur Skype le 26 mai à partir de 17h, par courriel ou sur le Forum dédié.

Article de synthèse sur ce blog dans les heures qui suivront.

les Enfants d'Icare

PIC 2012

Challenge-Vampires-02.jpghimyb logo

le Rêveur illimité

http://c.o.b.c.over-blog.com/films-vampires-com-02.gif

Wikio - Top des blogs - Cinéma

Jeuxplus.com - Jeux en ligne

Contact !

Courriel-01.png

l'Avenir commence demain

  • Flux RSS des articles

Par Vance - Publié dans : Sur écran : sorties cinéma

Un film inclassable de Joon-ho Bong (2006)

 

 

A Seoul, au bord du fleuve Han, un mutant aquatique surgit des eaux et fait un carnage chez les touristes. Il disparaît en emportant Hyun-seo, la fille d’un pauvre type qui tenait avec son père un petit snack. Il retrouvera sa sœur championne de tir à l’arc et son frère alcoolique à l’hôpital. Passés des moments de désespoir et de crainte (on parle d’un virus inconnu dont le mutant serait l’hôte et ils sont placés en observation), ils reçoivent un appel sur un portable : Hyun-Seo est toujours vivante ! Malgré l’incrédulité des autorités, ils décident d’aller la rechercher, quitte à affronter la créature dans son repaire : les égouts.

Malgré quelques longueurs, le film est une véritable (bonne) surprise. Inclassable, qui plus est, du moins pour les acceptions occidentales. Le réalisateur de Memories of murder a concocté un cocktail détonnant de film de monstres et de satire sociale : ça commence comme Godzilla et puis ça bascule. Dans l’humour, parfois démonstratif (les pleurs de la famille réunie devant le portrait de la disparue) parfois complètement décalé (le grand-père qui explique qu’il peut deviner l’état de santé de son fiston rien qu’en écoutant son pet), venant  ponctuer des séquences haletantes (les différentes charges du monstre, la tentative d’évasion des rescapés) et d’autres où la tension retombe (l’hôpital). A l’aide de travellings efficaces (un splendide à ras des herbes, en voiture, alors qu’on suit l’archère qui se lance dans la quête) et d’une musique entraînante souvent en rupture,  Joon-ho Bong nous sert une petite bombe plutôt équilibrée qui flingue nos vieilles habitudes de films de genre hyper-codifiés : de l’histoire du virus aux origines de la bête, il ne nous dira que les bribes qu’il juge utiles, nous laissant nous concentrer sur d’autres éléments (mode de vie du mutant, réactions de la population), parsemant le métrage de séquences héroïques ou de petites tranches de vie qui ne manqueront pas de fustiger l’immobilisme coupable des autorités (politiques ou médicales) ou l’attitude du pays face aux Etats-Unis, impliqués dans cette affaire. On n’oubliera pas de sitôt l’opération de chirurgie cervicale.

 

 

Quant à la bête, réalisée à partir de travaux faits chez Weta (ce que semble affirmer le générique), elle est plutôt crédible dans ses déplacements, affichant un mix étrange entre le raptor et l’alien. Seuls les effets de flamme et quelques perspectives ratées ternissent ce très bon tableau. Pour peu qu’on accepte une interprétation souvent théâtrale, recherchant l’ostentation, on ne peut que se réjouir. Très rafraîchissant, donc salutaire.

 

 


Mettez votre avis à l'écran - Affichez les 0 commentaires

Par Vance - Publié dans : Sur écran : livres, BD & comics

Bande Dessinée de Chevalier & Ségur, ã Delcourt   

Il s’agit d’une éditions intégrale des trois tomes narrant le périple de Nains vers « le Pays où Nul ne va », à la recherche de leur nouveau Roi. En chemin, ils rencontreront des Lïns (sortes d’elfes avides) et un Akeï (guerrier géant entre le troll et le barbare berserk) et se retrouveront mêlés inexplicablement à la Guerre que se livrent les Puissances ancestrales, des entités aux pouvoirs dévastateurs.

Si l’histoire est fondée sur des incontournables de l’heroic-fantasy et se double d’une quête initiatique et d’une réflexion sur les manipulations liées au pouvoir, les dessins exubérants installent une ambiance particulière par le biais d’une gamme de tons pastels foisonnante dont le manque de contraste nuit parfois à la lisibilité de certaines scènes. Les amateurs de jeux de rôles reconnaîtront la patte de Ségur, l’un des grands illustrateurs des couv’ de Casus Belli et qui depuis s’occupe des story-boards de Christophe Gans. Il nous gratifie d’une mise en page très libre et de visions de paysages féeriques, presque oniriques. Seul regret encore : l’encrage ne permet pas toujours de délimiter les formes hallucinantes des créatures qui hantent cette histoire somme toute classique et assez aisée à lire pour les amateurs. J’ai un faible pour le Chevalier Tonnerre, véritablement admirable de puissance et de noblesse. 


Mettez votre avis à l'écran - Affichez les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés