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Par Vance - Publié dans : Sur écran : rattrapage de séance

Il-etait-une-fois-en-Amerique-00.jpg

 

4,7/5 

 

Voilà donc un monument qui me manquait. D’ailleurs j’ai dans la filmographie de Sergio Leone pas mal de trous que certains cinéphiles jugeraient inexcusables : qu’ils se rassurent, j’ai la ferme intention de remédier à cette négligence. D’autant que Il était une fois en Amérique ne manquait pas d’atouts non négligeables. Lors de la sortie du blu-ray (en février 2012), ceux qui se sont précipités pour l’acheter et le visionner n’ont pas tari d’éloges : Twitter et Facebook s’en sont d’ailleurs largement fait l’écho, histoire de me narguer davantage. L’achat fut immédiat, mais le visionnage devait attendre (presque 4 heures de film, ça nécessite un emploi du temps adéquat). Le thème composé par Morricone jouait déjà depuis longtemps sur la platine du salon. Même le personnage de Noodles m’était connu, au travers de quelques citations dont on s’étonnait que je ne trouvasse point la référence.

 

Et puis, c’était tout de même le premier rôle de Jennifer Connelly

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Le résultat fut à la hauteur des espérances, ce qui n’était pas couru d’avance tant les qualités intrinsèques de cette fresque étaient largement vantées par ailleurs. Considéré comme le troisième volet d’une saga américaine (après le sublime Il était une fois dans l’Ouest et le déroutant il était une fois la Révolution), ce métrage se pose clairement comme l’apothéose de la carrière du grand metteur en scène. Il y exploite jusqu'à plus soif tous les tenants de la grammaire cinématographique qu’il a patiemment élaborée, allant jusqu'à la stylisation extrême. Soignant tant les cadrages que les raccords (visuels et sonores) entre séquences, il nous présente une forme d'opéra cinématographique où les dialogues n'ont que la portion congrue (de nombreuses scènes sont muettes, uniquement bruitées par l’ostinato du thème principal de Morricone, ou des envolées lyriques dont il a également l’habitude). Tant de maîtrise, tant de solennité dans la réalisation saturent l’œil du connaisseur, et on a du mal à ne pas être proprement ébahi par les figures de style auquel il s’adonne avec tant d’enthousiasme (comme cette tendance persistante à dilater le temps), même si leur répétition peut sembler alourdir le propos et occasionne parfois un sentiment de trop-plein : tous ces leitmotivs douloureux et lancinants (qui trouvent leur écho dans la partition nostalgique d’un Ennio Morricone inspiré) étaient déjà notables dans Il était une fois dans l’Ouest, qui s’avère néanmoins légèrement plus harmonieux et équilibré.

 

Qu’on ne s’y trompe pas pourtant : malgré son cuisant échec en salles (les recettes américaines, médiocres, ne compensèrent même pas les dépassements de budget d’un tournage presque pharaonique), ce film est de ces chefs-d’œuvre qui ponctuent régulièrement l’histoire du VIIe Art, à la fois référence ultime et objet de culte respectueux. Ce récit en trois temps s’achevant en une glorieuse boucle (une pirouette narrative que certains interprétèrent comme un dernier pied de nez) met en lumière des décors extraordinairement détaillés au milieu desquels d’immenses interprètes donnent la réplique à de futurs grands : De Niro impose un jeu dense tout en retenue qui sait parfaitement souligner celui de ses partenaires, parmi lesquels un James Woods subtil ; les jeunes interprètes de la bande à Max et Noodles ne sont pas en reste, même si on ne peut qu’être admiratif devant la maturité de la toute jeunette Jennifer Connelly (et faisons taire les petits pervers : la belle est doublée lorsqu’elle se déshabille – ce qui semble normal, vu son âge). Le transfert en HD soulignera par moments quelques défauts de maquillage, mais restituera surtout à merveille la qualité de la photographie.

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Un film prenant et audacieux dans ses choix : sombre, violent, sanglant, il marque les esprits par la noirceur d’une époque troublée où les valeurs morales cédaient le pas sur la nécessité de survivre et la loyauté entre camarades, où les femmes étaient malmenées et sacrifiées sur l’autel de l’éternelle ambition masculine et où la confiance était le plus sacré des trésors.

 

Indispensable.


Once upon a time in America


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Mise en scène 

Sergio Leone

Genre  

Fresque dramatique

Production 

Embassy International Pictures & Rafran International ; distribué en France par Carlotta Films

Date de sortie France 

23 mai 1984

Scénario 

Leonardo Benvenuti, Piero de Bernardi, Enrico Medioli, Franco Arcali, Franco Ferrini & Sergio Leone d’après l’œuvre de Harry Grey

Distribution 

Robert de Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, Joe Pesci & Jennifer Connelly

Durée 

229 min

Musique

Ennio Morricone

Support 

Blu-ray Warner region B (2012)

Image 

1.77 :1 ; 16/9

Son 

VOst DD 5.1

 

 

Synopsis Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d'éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de prohibition, dans les années vingt. Jusqu'au jour où la trahison les sépare à nouveau.

 

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Par Vance - Publié dans : Sur écran : rattrapage de séance

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2/5 

 

Encore une variation, germanique celle-là, sur le thème des vampires (le mot n'est jamais prononcé dans le film).a ajouter donc au Challenge de l'an dernier.

 Challenge Vampires

Vendu honteusement comme un thriller fantastique sexy et gore (les affiches comme les teasers n’y sont pas allés de main morte sur ce plan), c'est en fait uniquement un récit d'initiation assez graphique, axé sur l’idée de séduction, de fascination – on comprend dès lors pourquoi le scénario original a dû être retouché alors qu’il était prévu pour sortir à l’époque de Twilight.

 

Volontairement graphique (il y a de très jolis plans, parfois empreints d’une étonnante poésie et la photo est plutôt travaillée) et légèrement sanglant, le film est ponctué de quelques rares scènes d'action qui ne sortent guère de l’ordinaire mais permettent de montrer autre chose que ce culte de l’hédonisme auquel la jeune héroïne se retrouve conviée. Le problème est que la motivation de ce trio de vamps qui dirige un night-club où tous les plaisirs sont permis nous demeure assez floue : oh, on y parle bien d’amour éternel, mais on est bien loin de cette force transcendantale qui pulse dans le Dracula de Coppola. Ici, on reste dans la séduction et le refoulement, bien que l’une des trois manifeste quelques états d’âme. Quant aux amateurs des à-côtés habituels de ce genre de films, ils seront au mieux déçus, au pire se sentiront-ils complètement floués : les attaques vampiriques se font hors champ et il n'y a pas la plus petite parcelle de nudité féminine - mais on peut voir des policiers sous la douche, cherchez l'erreur ! Karoline Herfurth et Jennifer Ulrich ne manquent pas de charme à leur manière, mais elles paraissent vite évanescentes. En revanche, les deux autres sont proprement insupportables.

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La bande son procure pas mal d'amusants effets surround, même en VF. Loin d'être inoubliable ou spectaculaire (le combat final est raté, même s’il s’achève sur une image assez réussie), mais pas désastreux malgré quelques invraisemblances et un casting qui peine à convaincre. 

 


Wir sind die Nacht


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Mise en scène 

Dennis Gansel

Genre  

Fantastique - Vampires 

Production  

Constantin Film & Rat Pack ; distribué en France par Metropolitan 

Date de sortie France 

29 décembre 2010

Scénario 

Jan Berger d’après les personnages créés par Dennis Gansel

Distribution 

Karoline Herfurth, Nina Hoss & Jennifer Ulrich

Durée 

105 min

 

 

Support 

Blu-ray Metropolitan region B (2011)

Image 

2.35 :1 ; 16/9

Son 

VF DTS 5.1

 

 

Synopsis Lena, 20 ans, est une marginale qui vit de larcins. Lors d'une de ses virées nocturnes, elle pénètre dans un club underground et rencontre Louise, la propriétaire.
Cette femme aussi belle que mystérieuse est à la tête d'un trio de vampires composé de l'ombrageuse Nora et de l'élégante Charlotte. Louise tombe instantanément amoureuse de la jeune fille et la mord lors de leur première nuit. La jeune voleuse découvre rapidement les avantages que lui procure sa vie désormais éternelle. Dans une infinie liberté, le luxe et la volupté deviennent son quotidien dans un enchaînement de fêtes et de soirées. Mais Lena comprend rapidement que la soif de sang qu'elle partage avec ses nouvelles amies à un prix...
 

 

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