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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 11:20
- Par Vance

Spielberg 00

 

Voilà un film qui gagne à être revu, et revu encore. C’est du moins mon sentiment.

 

Comme beaucoup de spectateurs, j’étais plus sensible à l’ambiance bon enfant du 3e épisode ou au rythme trépidant du premier, et j’avais été un peu désarçonné par cette aventure singulière de notre archéologue préféré, dans une quête manquant particulièrement de glamour (les pierres de Sankara, quand bien même elles apporteraient « Fortune & gloire », font pâle figure aux côtés du Graal ou de l’Arche d’alliance) qui se transforme en combat pour la liberté.

 

Etrangement, j’ai toujours cru qu’il s’agissait pour Spielberg de s’affranchir davantage des propositions de George Lucas en cherchant à retrouver un peu de l’esprit des serials dont il était friand. Or, à bien y regarder, Indiana Jones & le Temple maudit  colle manifestement bien au précepte de Lucas voulant que le deuxième épisode d’une trilogie soit le plus sombre, le plus révélateur, le plus introverti. Disons que, a posteriori, c’est évident.

 Indy-2.03.jpg

C’était tout de même l’occasion de mettre à l’écran certaines des idées non retenues pour le premier film (le brainstorming Lucas/Spielberg/Kasdan a été rien moins que productif), avec un allant, une bonne humeur communicatifs.

 

Pas étonnant non plus que cet opus soit le préféré des cinéphiles amateurs de films d’horreur, de gore et de séries Z : il se permet le luxe d’aller très loin dans la dérision, l’humour noir et la violence (du moins pour un film grand public) tout en égratignant avec malice l’image du héros infatigable mais droit qu’était jusque lors Indy. Intelligemment, l’histoire est censée se dérouler avant les événements de Raiders of the lost Ark et Steven Spielberg insiste constamment sur les deux facettes de l’aventurier, jouant avec talent sur les éclairages pour nous montrer un personnage tiraillé entre ses passions, ses pulsions et ses principes.

 

A présent, même si je suis toujours aussi époustouflé par le tempo du premier épisode, Indiana Jones & the Temple of Doom a réussi à (me) révéler un peu de sa magie interne, à démontrer qu’il était un film plein débarrassé des oripeaux de la bienséance, jouant à fond ses cartes maîtresses et dotant ses protagonistes de caractères nuancés aux traits légèrement forcés (Mola Ram est un de ces prêtres sanguinaires et sadiques, mais il est extrêmement critique envers la colonisation anglaise ; Demi-Lune bosse avant tout pour le pognon, même s’il éprouve une affection sincère pour Indy ; Willie ne pense qu’à sa carrière et à l’argent, etc.). Il est évident que des limites ont été franchies allègrement pour réaliser ce métrage un peu déviant – pour lequel la classification PG-13 a d’ailleurs été officiellement créée aux Etats-Unis. Et que dire des autocitations jubilatoires, véritables fèves pour cinéphiles, qui rattachent le film à une vraie culture populaire nourrie tant de passions de jeunesse que de références établies !

 Indy-2.02.jpg

La véritable force d’Indiana Jones & le Temple maudit est sans doute de parvenir à ébranler un tout petit peu le monument qu’était Raiders, faisant ressortir son côté un poil trop lisse, un peu trop propre sur lui. Il complète à merveille le premier épisode, l’enrichissant, faisant de cette mini-série davantage que la somme de ses épisodes. Et un Spielberg affranchi de certaines contraintes, c’est un Spielberg génial : sa caméra mouvante offre des travellings impressionnants, et permet d’iconiser définitivement Harrison Ford/Indiana Jones dans une série de contre-plongées magistrales en gros plan sur un visage tour à tour enfiévré, inquiétant ou décidé – et toujours en clair-obscur.

 

La version HD est encore une fois splendide, faisant exploser les couleurs – et ressortir les matte qui ornent les fonds. Les geeks boutonneux seront ravis de remarquer que le blu-ray met parfaitement en valeur la plastique de Kate Capshaw, dont les costumes orientaux sont sublimés. Les détails ressortent mieux que sur le premier épisode, et les nombreuses scènes en basse lumière sont étonnamment limpides. Quant à la bande-son, elle offre quelques grondements dévastateurs et un meilleur mixage.

 

 

Ma note (sur 5) :

4,5

 


 

 Indiana Jones 01

Titre original

Indiana Jones & the Temple of Doom

Mise en scène 

Steven Spielberg

Production 

Paramount & Lucasfilms, distribué en France par CIC

Date de sortie France 

12 septembre 1984

Scénario 

Willard Huyck & Gloria Katz

Distribution 

Harrison Ford, Kate Capshaw & Jonathan Ke Quan

Durée 

118 min

Musique

John Williams

Photo

Douglas Slocombe & Paul Beeson

Support 

Blu-ray Paramount 2012

Image 

2.35:1 ; 16/9

Son 

VOst DTS HD-MA

 

 

 

Synopsis L'archéologue aventurier Indiana Jones est de retour. Il poursuit une terrible secte qui a dérobé un joyau sacré doté de pouvoirs fabuleux. Une chanteuse de cabaret et un époustouflant gamin l'aideront a affronter les dangers les plus insensés.

 

Communauté : Critique de films à l'affiche ou cultes
Mettez votre avis à l'écran - Affichez les 0 commentaires - Publié dans : Sur écran : rattrapage de séance

Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 19:47
- Par Vance

Pour-une-femme-04.jpg

La nouvelle comédie dramatique de la réalisatrice de La Baule-les-Pins, Coup de foudre et les Enfants du siècle sortira sur nos écrans cet été. Distribué par Europa Corp, le film propose un casting proprement alléchant : Benoît Magimel, Mélanie Thierry, Nicolas Duvauchelle, Sylvie Testud, Julie Ferrier, Denis Podalydès, Clotilde Hesme et Clément Sibony. Du beau monde, donc dans une production d’Alexandre Arcady, fidèle sponsor de Kurys (il avait déjà financé Diabolo Menthe en 1977). Le tournage a débuté à Lyon, dans plusieurs endroits représentatifs (la Croix-Rousse, le parc de la Tête d’or) pour y puiser un peu d’authenticité – comme souvent,  Pour une femme sera en grande partie autobiographique et Diane Kurys est lyonnaise de naissance. Il s’est poursuivi dans un château de l’Ain dans lequel a été reconstitué une grande partie des intérieurs voulus pour une histoire cisaillée entre deux époques : l’Après-Guerre et les années 80.


 

 Pour-une-femme-01.jpg

Titre original

Pour une femme

Mise en scène 

Diane Kurys

Production 

Alexandre Films

Date de sortie France 

3 juillet 2013

Distribué en France par

EuropaCorp

Scénario 

Diane Kurys

Distribution 

Benoît Magimel, Mélanie Thierry, Nicolas Duvauchelle & Sylvie Testud

Durée 

inconnue

Photo

 

Musique

 

Support 

35 mm

Image

 

Son

VF DD 5.1

 

 

Synopsis : A la mort de sa mère, Anne fait une découverte qui la bouleverse : une photo ancienne va semer le doute sur ses origines et lui faire découvrir l'existence d'un oncle mystérieux que ses parents ont accueilli après la guerre. En levant le voile sur un secret de famille, la jeune femme va comprendre que sa mère a connu un grand amour, aussi fulgurant qu'éphémère.

 

 Pour-une-femme-03.jpg

 

Communauté : Cinéma
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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 19:11
- Par Nico

 

C'est dingue ce que ce type est prolifique. Après un 127 heures éprouvant quoiqu'un peu vain et une très belle cérémonie d'ouverture aux J.O. de Londres l'été dernier, le revoici avec ce thriller hypnotique, remake d'un obscur téléfilm. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le pitch (du film hein, pas la brioche de poche) donne envie [NDLR : voir en bas de l’article] ! 

 Trance-02.jpg

Vous vous imaginez bien qu'avec le réalisateur anglais aux commandes, le film n'est pas qu'un "simple" thriller classique, et qu'il en a plutôt profité pour faire toutes sortes d'expérimentations afin de moderniser le genre. Malheureusement, et c'est devenu une habitude, Danny Boyle part complètement dans un délire superflu pendant le dernier tiers du film. Une fin trop explicative, qui fait dans une surenchère inutile et qui vient ternir le tableau en nous prenant trop par la main, comme si les images ne suffisaient plus à parler d'elles-mêmes. Car pendant la majeure partie, on est totalement accroché à notre fauteuil, avec l'envie d'en savoir plus, et cette sensation de croire que l'on va deviner ce qu'il va se passer par avance, alors qu'en réalité, on a tout faux. En effet, Danny Boyle et son comparse John Hodge ont la brillante idée de commencer le film de manière très traditionnelle, et de petit à petit le faire basculer dans une sorte de surnaturel, sans que le spectateur s'en rende compte. On pense tout comprendre, puis on commence à se poser des questions, on devient pris au piège d'une sorte de labyrinthe, dans les méandres de la psyché des personnages, et l'on finit, à l'instar du trio principal, par ne plus faire confiance à ce que l'on voit. Je ne peux rien dévoiler de l'intrigue pour ne pas vous gâcher les effets de surprise, mais en gros, le réalisateur le dit aussi : au départ, on pense que Simon est le personnage principal, à la fin l'histoire est devenue plutôt celle de Franck. Au milieu, c’est Elizabeth, élément mystérieux qui semble détenir la vérité. 

Le trio se devait d'être irréprochable pour tenir un tel film sur ses épaules. Les acteurs sont parfaits, et même si le film a des faiblesses assez énormes (la fin est tellement ratée !), il vaut le coup d'être vu uniquement pour leur performance. On ne le dira jamais assez, mais Vincent Cassel est vraiment excellent. Rosario Dawson et James McAvoy assurent également. 

Trance-03.jpg

On pourra aussi souligner le fantastique travail de montage, qui parvient à jouer avec le spectateur sans qu'il s'en aperçoive. La photo est extraordinaire, certains pourront trouver les effets de filtres bleus et orange un peu trop kitsch, personnellement j'ai beaucoup apprécié l'aspect envoûtant qui en découle. Gros effort sur le son également. Bref l'emballage est parfait. Il faut certes aimer ce que fait Danny Boyle d'habitude, mais quand même, ça a de la gueule et c'est surtout totalement justifié et dans l'esprit du film. 

Trance est le genre de film qui en fait peut-être un peu trop, mais qui donne envie de le revoir. Le spectateur ne reste jamais passif devant ce film, il se prend au jeu, il reconstruit dans sa tête l'histoire. Si vous aimez Memento ou Inception, vous devriez apprécier Trance, le dernier délire d'un réalisateur toujours surprenant.

 

 

Ma note (sur 5) :

4

Note moyenne au Palmarès (sur 4 notes) :

3,25

 


 

 Trance 01

Titre original

Trance

Mise en scène 

Danny Boyle  

Production 

Cloud Eight & Film4

Distribué en France par

Pathé

Date de sortie France 

8 mai 2013

Scénario 

Joe Ahearne & John Hodge

Distribution 

James McAvoy, Vincent Cassel & Rosario Dawson

Durée 

95 min

Musique

Rick Smith

Photographie

Anthony Dod Mantle

Support 

35 mm

Image 

2.35:1 ; 16/9

Son 

VF & VO DD 5.1

 

Synopsis : Commissaire-priseur expert dans les œuvres d'art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d'une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l'action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. A son réveil, il n'a plus aucun souvenir de l'endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l'hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l'esprit de Simon ... 

 

Communauté : Critique de films à l'affiche ou cultes
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Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 19:37
- Par Vance

Ca y est, Django va devoir se faire du souci car la concurrence commence enfin à faire parler d’elle. Les derniers chiffres voient deux films se rapprocher dangereusement de la moyenne du leader incontesté. Le Palmarès de mai promet beaucoup. En attendant, voici un petit récapitulatif des derniers changements.

268 films enregistrés (vous pouvez consulter  le Palmarès d’avril  en cliquant).

Comme toujours, il suffit de cliquer sur le titre pour aller directement à la critique du blogueur mentionné.

Nouveau contributeur :saluons l’arrivée de Robin de Cineriesrama, notre 79e participant !

Cineriesrama-01.png

Nouvelles entrées au classement :

Stoker 01    Upside down 01                                                   

Stoker de Park Chan-wook, présenté par Boustoune d’Angles de vue

Upside down de Juan Diego Solanas, présenté par Cecilia de l’Ecran-Miroir

 

Nouveaux films enregistrés :

Survivre-01.jpg   I-want-your-love-01.jpg    What-richard-did-01.jpg                                            

Survivre de Baltasar Kornakur, présenté par Chris (2 notes)

I want your love de Travis Mathews, présenté par Ffred (2 notes)

What Richard did de Lenny Abrahamson, présenté par Tred de l’Impossible Blog Ciné (3 notes)

 

Communauté : Critique de films à l'affiche ou cultes
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